
Le chef inscrirait-il sa cuisine dans une stratégie de rupture malgré la concurrence de l'incontournable raclette préparée avec le fromage du Val de BAGNES voisin ?
Ce matin il pleut et j'enfile l'équipement "tout temps" désormais éprouvé et opérationnel . Si j'osais, j'écrirais qu'il fait un temps de chien. Normal après tout puisque je vais passer le Col du GRAND SAINT BERNARD / 2467m.




J'imagine Jules César, après le passage du col, sortant de son bain à Bourg Saint Pierre ou Orcières et ainsi interpellé par un centurion :
Et répliquant :
- Tu ne voudrais pas que je te passe un savon ?
Bon, j'arrête là... Je continue sur le vieux chemin muletier qui s'engage dans la COMBE DES MORTS, passage étroit et sauvage situé dans une gorge au dessous de la route .
Je croise un groupe de touristes venant du col et tenant en laisse quelques magnifiques chiens SAINT BERNARD. J'observe que les chiens n'ont pas de tonnelets accrochés au cou et je le fais remarquer à l'un des promeneurs tout en lui signalant que les chiens sentent le rhum. Ils me regardent d'un air soupconneux et méfiant...Manifestement ils n'ont pas le sens de l'humour !
Je les quitte pour rejoindre finalement la route au niveau du col ou souffle un vent glacial qui entraine le brouillard avec lui. La circulation routière s'effectue entre deux imposants batiments qui prolongent encore aujourd'hui la vocation d'hospitalité de l'endroit à laquelle s'ajoute désormais l'incontournable dimension tourististique. J'apprends que les chiens sont désormais accueillis dans un vaste chenil et que l'hiver ils vivent pépères à MARTIGNY ...!
Je croise un groupe de touristes venant du col et tenant en laisse quelques magnifiques chiens SAINT BERNARD. J'observe que les chiens n'ont pas de tonnelets accrochés au cou et je le fais remarquer à l'un des promeneurs tout en lui signalant que les chiens sentent le rhum. Ils me regardent d'un air soupconneux et méfiant...Manifestement ils n'ont pas le sens de l'humour !
Je les quitte pour rejoindre finalement la route au niveau du col ou souffle un vent glacial qui entraine le brouillard avec lui. La circulation routière s'effectue entre deux imposants batiments qui prolongent encore aujourd'hui la vocation d'hospitalité de l'endroit à laquelle s'ajoute désormais l'incontournable dimension tourististique. J'apprends que les chiens sont désormais accueillis dans un vaste chenil et que l'hiver ils vivent pépères à MARTIGNY ...!
Devant le seuil de l'hospice je suis accueilli par des "grognards" de Napoléon... Qui leur a dit que je viendrai aujourd'hui ? Soldats... repos !
Cette rencontre marque aussi pour moi la fin de l'étape du jour...J'ai aussi droit au repos .
L'endroit est sévère et rude mais ne manque pas de noblesse. Il est marqué par la présence de l'hospice fondé par Saint Bernard d'AOSTE et habité depuis le 12° siècle.
Ce soir, il fait froid et il y a du brouillard, mais je dîne et dors à l'hospice... Un grand moment a la fin d'une belle étape au coeur de l'histoire des Alpes et des hommes !