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Départ depuis l'hôtel VITRANC à PODKOREN, après un petit déjeuner copieux : Jus de fruits, thé,
charcuterie, fromages, confitures et miel... Difficile de bâcler un tel déjeuner et encore plus difficile d'attaquer la raide montée vers le haut du village !
C'est une journée particulière qui pourrait commencer par une chanson de Jacques Brel... "Les taureaux s'ennuient le dimanche". Cela tombe bien, c'est dimanche, et cela tombe encore mieux car il y a des taureaux au fond du pré que je dois traverser !
... il y a même, pour une fois, une balise qui insiste lourdement sur l'itinéraire !
Le propriétaire des bestiaux avec de grands gestes me montre un panneau d'avertissement et m'invite à contourner largement le troupeau... Ce que je fais en traversant un champ d'orties !
Ça sent le gag !
J'ai reçu des conseils concernant les ours mais rien sur les taureaux ! Je n'ai ni sifflet, ni clochette... ni vélo ! Par contre j'ai un superbe sac de montagne Millet que j'étrenne depuis deux jours ! Il est d'un magnifique rouge !
C'est ensuite la montée vers le point d'entrée en Autriche : le WURZENPASS / 1073 m.
Juste avant la frontière, je croise un jeune couple de randonneurs Berlinois qui font le Parcours Slovène. Je les renseigne sur l'état du parcours. Leur français est parfait !
Dès la frontière, j'attaque la montée vers le Refuge DREILANDERECKHUTTE. C'est une vraie montée plus qu'un sentier qui part droit dans la forêt avec des marches ! Je prends vite de l'altitude... La trace continue par un large chemin pour arriver sur un grand et magnifique alpage, à proximité de l'arrivée d'un télésiège.
Le temps de boire un "panaché"... Il n'y a pas que des erreurs d'itinéraire, je continue vers le DREILANDERECK / 1508 m, point commun des frontières Slovène, Italienne et Autrichienne !
Vite une photo et c'est la descente vers THORL-MAGLERN ! Long parcours de 900 m dans les bois, sur une ligne de crêtes boisées, le long de la frontière avec l'Italie... Je passe à côté de bornes qui indiquent les limites des Etats... Elles sont datées de 1920.
Je suis attentif à ne pas me perdre dans ces bois de conifères, puis de hêtres car je retrouve des balisages Slovènes, Autrichiens et Italiens !
Vers la fin du parcours, je retrouve un autre monde en passant au dessus de l'autoroute du TARVISIO, col de communication autoroutière avec l'Italie !
Je pense alors à la biche rencontrée au milieu des bois dans un très beau contrejour... tous les deux immobiles et figés de surprise.
Je pense aussi aux minutes volées à observer l'agitation d'une grosse fourmilière repérée au bord du chemin... !
A THÖRL MAGLERN, Je trouve facilement un hébergement dans une vieille auberge de bord de route... À proximité d'une voie ferrée et non loin de l'autoroute !
Allez savoir ...