Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

dimanche 4 septembre 2011

R89
Départ de SONOGNO / 916 m vers 7h30 après une nuit correcte dans le vaste dortoir aménagé sous les tribunes de la patinoire. L'accueil au Centro Sportivo a été très agréable et cordial  !
Je suis pressé de passer le col FORCELLA DI REDÒRTA / 2159m avant les orages annoncés pour l'après midi.
SONOGNO est un très beau village avec ses toits de lauzes et ses maisons de pierres, un peu  village-musée à l'attention des nombreux touristes, mais aussi témoignage de la vie des hommes dans le VAL VERZASCA au cours des siècles.
Du Centro Sportivo, je pars plein ouest, sur une petite route. Il y a de nombreuses maisons typiques de l'architecture de la vallée. La route s'arrête rapidement pour laisser la place à un sentier qui monte tranquillement jusqu'au hameau de PÜSCEN NEGRO / 1331m, bâti sur un promontoire au-dessus de la vallée.
Une petite trace horizontale, sous des maisons bien alignées, rejoint le sentier qui monte rapidement le long du torrent avant de rejoindre un alpage qui dispose d'un équipement pour la fabrication du fromage. J'aperçois quelques chèvres.
Je reprends le sentier pour retraverser le torrent. La montée s'effectue sur une croupe, soit directement, soit par quelques virages serrés.
Vers 2000m, bien abrité sous la visière ma casquette, je ne vois pas la bifurcation... et je pars sur la gauche sur une autre trace !
L'absence de balisage sur les rochers me fait faire un rapide demi-tour, je retrouve rapidement le bon sentier et retourne la casquette, visière à l'arrière !
Le col FORCELLA DI REDÒRTA / 2159 m est juste au-dessus, pratiquement dans l'axe du sentier.
J'entreprends rapidement la descente. La trace traverse de gros blocs de rochers avant de partir plein ouest, presque à l'horizontale. La descente se poursuit dans les arbustes, sur une raide pente exposée nord... avant de rejoindre puis traverser le torrent vers 1400 / 1500 m.
Cette descente est très raide et difficile. Il a plu et les pierres sont couvertes de mousse... ça glisse énormément, alors prudence ! Pendant l'été les herbes autour du sentier ont du être fauchées... Heureusement quelques vernes et autres rhododendrons sont toujours en place et fournissent un appui !
Il y a un passage plus ou moins sécurisé avec un câble ! Mais une partie traîne au sol... Dans tous les cas, il vaut mieux l'avoir en main, ne serait-ce que pour éviter de se prendre les pieds dedans et partir dans la pente !
Je traverse des éboulis au pied d'une cascade, puis rejoins et traverse le torrent vers 1400 / 1500 m.
A partir de cet endroit, le sentier qui suit puis surplombe la rive droite du torrent devient plus agréable et facile. Je croise un cueilleur de champignons qui manifestement s'interroge sur la dimension et le poids du sac, mais aussi sur mon itinéraire !
Je traverse le très beau hameau de MONT DI PREDEE / 1021m, typique de l'habitat traditionnel de la région, situé dans une combe à proximité de plusieurs cascades. De nombreuses restaurations et réhabilitations sont en cours.
Ensuite, une route empierrée conduit à PRATO SORNICO / 745m. C'est un beau et important village regroupé autour de son église avec une magnifique petite place à laquelle on accède par de petites ruelles. L'ensemble dégage harmonie et authenticité.
Je demande l'adresse d'une auberge à une passante... elle aussi veut tout savoir !
- Mais madame , il commence à pleuvoir !
Peine perdue... finalement, c'est elle qui finit par partir sous l'orage. Je m'abrite sous un appentis pour enfiler la cape de pluie. Je suis à 500 m de l'Hôtel Restaurant LAVIZZARA ou Piero et Angela m'accueille très cordialement... Ils connaissent particulièrement bien la VIA ALPINA et les VIA ALPINISTES. Je choisis l'hébergement dans le dortoir situé sous l'hôtel... La grosse porte blindée me rappelle quelque chose !
Douche puis excellent poulet et pommes sautées avec légumes. Je goûte au Merlot du TESSIN dans le Boccalino, petit pot de terre traditionnel  dans lequel se boit le vin !
Il y a du monde au bar, je discute avec un jeune habitant du secteur. En cette période de chasse, les conversations tournent facilement autour de ce sujet. Il me fait signe de l'accompagner à sa voiture, ouvre le coffre et me montre les trois chamois abattus par balles. Tir à 200 m à une altitude voisine de 2400m...
C'est aussi cela la vie à la montagne !

R88
Quatre couvertures pour dormir c'est bien ! Bonne nuit à la CAPANNA D'EFRA / 2046 m.
Pour le petit déjeuner, du thé et quelques biscuits feront l'affaire. Stephan et Andy partent pour suivre leur itinéraire. Peu après, je quitte le refuge pour SONOGNO / 916 m.
Le sentier est très bien aménagé. De grandes dalles de pierres et des traverses de bois facilitent grandement la descente. Je passe au LAGO D'EFRA / 1836 m où je croise deux chasseurs au retour d'un affût matinal et qui regagnent leur cabane au bord du lac. Ça " mouche ", il doit y avoir des truites !
La descente continue en direction de l'Alpage d'Efra CORTE DI FONDO. Ce sont d'anciennes et très belles bâtisses de pierres avec leurs toits en lauzes qui se fondent dans le paysage... Superbe !
Une pierre gravée, au milieu du chemin, rappelle une date 1880. Quelques vaches et un abreuvoir témoignent également que l'alpage est toujours utilisé.
Après avoir ainsi traversé le haut de la vallée, le sentier descend franchement en traversant deux torrents et autant de belles cascades. Plus bas,  je croise plusieurs couples de randonneurs qui montent à EFRA.
Au fond du vallon, peu avant le village de FRASCO / 880 m, le sentier passe à côté de deux anciens fours à chaux... Si le bois venait de ce versant de la vallée, la pierre à chaux venait d'un autre versant !
J'arrive à FRASCO et  prends la direction de SONOGNO en empruntant la seule route. Il fait chaud, très chaud !
Arrivé à destination, je téléphone au Centre Sportif qui disposerait de dortoirs avec douches !
Je rencontre le responsable. En fait il s'agit de dortoirs installés, à l'époque, dans un abri anti-atomique situé sous les tribunes de la patinoire... 20 CHF la nuit et 8 CHF le petit déjeuner... Je prends !
Retour au village pour quelques courses. Quelqu'un m'appelle... ce sont Andy et Stephan qui ont très bien marché aujourd'hui et sont redescendus directement dans la vallée.
Une dernière bière... on trinque avant le départ pour LUCERNE avec à l'arrivée un ou peut être deux " Cordon bleu ".
Pour moi, ce sera salade et spaghetti bolognaise.

R87 JOURNEE AU REFUGE
La nuit a été froide, même avec trois couvertures. Le jour tarde à se lever, tout est gris et dans le brouillard. Le temps de mettre le nez dehors et il se met à pleuvoir.
C'est enfin l'orage qui donne de la voix et la pluie qui redouble.
En attendant d'y voir plus clair, un thé est le bienvenu avec quelques biscuits. Les deux jeunes et sympathiques randonneurs de LUCERNE, Andy et Stephen vont chercher du bois dans le bûcher, à l'extérieur, et font le nécessaire pour allumer le feu dans la cuisinière.
Il faut aussi veiller au drapeau Suisse... Une tentative est faite pour le descendre du mat et le mettre à l'abri ! Mais sans succès... Repli dans le refuge !
Je mets à profit ce temps libre. Pour relire et mettre à jour le blog.
Les dernières étapes ont été de longues journées avec des itinéraires parfois difficiles et souvent longs !
En particulier dans les GRISONS et surtout le TESSIN, les vallées sont très creusées mais les montagnes et les cols toujours aussi hauts !
Résultat, des étapes très " heurtées " avec de bons dénivelés que je n'avais pas connu depuis le départ ! 2200 m dans un sens et 1700 m dans l'autre.
Heureusement, ce n'est pas tous les jours  bien sûr, mais c'est la tendance... A suivre !
Par ailleurs, dans ces étapes il est nécessaire d'avoir une météo pas trop mauvaise et si possible stable, au moins pour passer les cols et / ou les crêtes.
Ces deux derniers mois, j'ai suffisamment subi de mauvais temps et je suis devenu prudent !
La fin d'après midi est un peu meilleure. Il y a même un peu de soleil mis à profit pour fendre du bois, faire la lessive ou lire.
Vers 18 heures, je propose de préparer un plat de riz avec les moyens du bord. C'est accepté à l'unanimité... nous sommes trois !
Alors que nous remplissons les assiettes et commençons notre repas, un autre randonneur arrive.
Le principe de ce refuge non gardé est que chacun apporte ou puisse préparer son repas sur place... En quelques minutes le refuge est rempli de la fumée des saucisses apportées par le quatrième randonneur.
Fenêtres et portes sont ouvertes pour évacuer cette fumée et prudemment je quitte la pièce avec du linge, mis à sécher, sous le bras !
Je retourne au dortoir rajouter une quatrième couverture...
A mon retour, un verre de vin rouge, un excellent Merlot du TESSIN, m'est offert et servi par ce dernier arrivant.
Sans rancune et bonne nuit !

vendredi 2 septembre 2011




R87
Petit déjeuner et départ... En effet la journée sera longue ! Il me faut rejoindre le refuge CAPANNA D'EFRA / 2046 m après avoir traversé le col PASSO DI GAGNONE / 2204 m.
Il y a un important dénivelé positif à grimper, de l'ordre de 2000 m... La dernière fois, c'était il y a bien longtemps ! 
La sortie du village s'effectue sur une petite route qui monte vers une retenue d'eau. Puis la route fait place à un chemin forestier qui remonte le VAL D'AMBRA sur son flanc gauche. C'est un très vieux chemin dallé et solidement construit qui devait relier les chalets et alpages de ce long vallon... A l'image de ce chemin muletier, véritable escalier de centaines de marches que j'ai descendu hier et qui devait desservir différents niveaux d'alpage.... avec, à chaque palier un point d'eau accessible.
Le chemin que j'emprunte, circule à mi pente de versants raides ou de falaise, au milieu de châtaigniers. Installé tranquillement au milieu de la trace, un troupeau de chèvres veut bien me laisser le passage. J'arrive au petit hameau de CASSINONE et continue vers la Haute Vallée, à proximité du torrent.
L'itinéraire passe à côté de vieux chalets aux toitures de lauze, caractéristiques du TESSIN. L'un d'entre eux est occupé par deux chasseurs, demain c'est l'ouverture de la chasse.
Puis longue traversée dans un bois de résineux, la trace est tapissée d'aiguilles de sapin et il fait très sombre. Résultat, je pars trop à gauche vers une mauvaise direction, mais sur un sentier assez bien dégagé, qui arrive dans une petite clairière avec une ruine ! Sûrement un poste de chasse...
Retour à la case départ en suivant le torrent, vers une prairie alpine encombrée de rochers et autres débris torrentiels. Ce fond de vallée est un imposant cirque glaciaire. Il faut franchir un ressaut rocheux afin d'arriver sur le plateau supérieur qui conduit au PASSO !
Le sentier est raide, très raide, plein d'herbes et de rochers qu'il faut franchir... mais ça monte !  Quelques traversées, des virages courts et j'arrive au col. Au-dessous, situé sur un petit replat, j'aperçois la CAPANNA D'EFRA avec son toit caractéristique de lauzes. C'est un refuge non gardé de 24 places mais qui dispose de quelques réserves de nourriture et de boissons " piccola buvette " ! Il y a tout ce qu'il faut pour cuisiner et du bois est disponible dans un bûcher à l'extérieur...
Deux jeunes randonneurs Suisse de LUCERNE sont déjà arrivés et installés.
Ambiance sympa. Ce soir Pasta à la tomate !









R86
Nuit tranquille à la CAPANNA ALPE CAVA / 2068 m. Je suis le seul à passer la nuit au refuge... Il y a quelques ouvriers qui remplacent les châssis et ouvrants de fenêtres. Martinetta, la gardienne est aux 400 coups et, ce matin j'ai droit à un petit déjeuner sur la terrasse, au soleil mais avec une polaire !
En effet, la salle à manger est encombrée de matériels, chassis et outils... Il y a aussi le bruit !
Arrive une équipe chargée de l'entretien et de la remise en état des sentiers... Je les informe de quelques points relevés en passant.
Avant mon départ, Martinetta prend contact avec une certaine Irma qui tient un bar dans un petit village, PERSONICO, à proximité de BIASCA / 292 m... Elle loue une ou deux chambres avec le petit déjeuner...
Il y a de la place et je confirme la réservation pour ce soir !
Départ de la CAPANNA CAVA pour une longue descente de 2300 m ! Et comme toute descente qui se respecte, je commence par monter pour rejoindre et passer le col FORCARELLA DI LAGO / 2236 m.



Du col la délicate traversée d'une combe me conduit à proximité d'un très beau lac. La trace continue sur le flanc droit d'un vallon au milieu des herbes d'un pâturage... La pente est soutenue !
Arrivé au niveau d'un vieux chalet en ruines entouré de grosses dalles de pierre, je remarque que les herbes qui poussaient sur le sentier viennent d'être fauchées, cela jusqu'à l'ALPE DI PONTIMA / 1687 m. C'est un énorme travail de débroussaillage effectué la veille avec dépose du matériel et de l'équipe par hélicoptère !
A partir de PONTIMA, le parcours va s'effectuer dans de bien meilleures conditions.
Tout d'abord, un chemin forestier succède au sentier, puis le chemin alternera avec des marches en dalles de pierre, quasiment un escalier, jusqu'à proximité de BIASCA / 292 m. Je parcours la ville à la recherche d' un distributeur de billets puis d'une épicerie !
Grand étonnement, j'aperçois des lauriers-roses... et des palmiers !
A mon arrivée à PERSONICO, je retrouve sur la terrasse du bar un membre de l'équipe, rencontré ce matin au refuge.
C'est lui qui m'explique les conditions et les types de travaux qu'ils effectuent, les déplacements en hélicoptère et la planification des travaux...

Leurs principaux outils : râteaux, pelles et pinceaux... mais aussi la barre à mine et de temps à autre explosifs !




R85
Beau temps sur SELMA / 981 m... Le village est encore à l'ombre lorsque je prends le téléphérique... En effet, le village de LADARENCA / 1251 m, n'était autrefois accessible que par un chemin muletier.
Or, dans les années 60 un téléphérique a été construit pour "ouvrir" le village vers l'extérieur !
C'est un petit téléphérique, à deux cabines, qui fonctionne de manière automatique 24 heures sur 24.
Il y a une caisse automatique, je paie les 4 CHF. Le portail d'accès s'ouvre et direction la cabine... Je confirme l'opération et valide la fermeture de la porte... Quelques courtes minutes de trajet et je suis arrivé ! J'aurai essayé...
Le village est vraiment minuscule avec ses maisons serrées les unes contre les autres et la petite église. Un petit chemin empierré en fait vite le tour ! Un petit utilitaire à chenilles, à défaut de  brouette, se fraie un passage dans ces ruelles et un agriculteur démarre sur un Quad.... Je le croiserai plus haut vers les chalets de PIOV DI FUORI.
Juste à l'entrée de LADARENCA, il y une signalisation donnant la direction du PASSO DEL MAURO / 2393 m et de la CAPANNA ALPE CAVA / 2068 m.




Je sors du village, situé en pleine pente, et toute de suite la trace monte pleine pente et part dans des bois pour atteindre rapidement la TERRASSE DE BOLIV, ravissant hameau qui est, paraît-il, habité toute l'année.


Une traversée de rochers et j'arrive sur un replat avec quelques beaux chalets anciens... Il y a un troupeau de chèvres et quelques vaches. Je discute quelques instants  avec l'éleveur arrivé sur un remarquable Quad rouge ! Il me confirme que j'ai encore un bon bout de chemin avant de rejoindre l'ALPE CAVA et que l'itinéraire est loin d'être facile !



 
Après une nouvelle traversée ascendante de ce qui pourrait ressembler à un ressaut presque vertical, le sentier pénètre dans une forêt de mélèzes. Petit arrêt déjeuner dans une clairière, non loin d'un torrent et à proximité de quelques vaches à longs poils ! J'ignore leur origine.





Je poursuis pour remonter une combe formée de gros blocs d'éboulis. Afin de les éviter, la trace serpente au pied d'une très haute paroi rocheuse. Il y a de beaux mais toujours dangereux surplombs et je suis vaguement inquiet à l'idée de possibles chutes de pierres ! Pour autant, il est difficile d'aller vite car la pente est forte et la trace raide. C'est ainsi !

J'arrive enfin à la BOCHETTA DI PIANCA GENEURA / 2368 m. Ce n'est qu'une première étape car il me faut redescendre sur L'ALP D'ÖRZ / 2101 m, puis remonter ensuite sur le versant opposé, en direction du PASSO DEL MAURO / 2393 m. La descente est tout aussi pénible que la montée, au milieu de gros blocs instables.
Le sentier n'est pas en bon état, la pente est forte et il faut traverser également de gros éboulis...Puis par une longue traversée dans de hautes herbes, je rejoins l'alpage, ses quelques chalets et un troupeau de moutons.




C'est à nouveau une montée vers le dernier col de la journée par un étroit sentier parfois exposé et peu sécurisé. Le vent et quelques moutons bêlants saluent mon passage au PASSO del MAURO. L'endroit est quasi désert. A part l'éleveur sur son quad, je n'ai rencontré personne sur ce long et exigeant itinéraire ! Du col, je mettrai un long moment à découvrir le refuge, tapi dans l'ombre d'un sommet voisin, au bord d'un petit lac. La descente est raide et dangereuse, d'abord par des vires et des couloirs cassants et pierreux puis par une longue traversée de grosses dalles... le balisage est bien présent et aide à trouver le bon cheminement sur ces gros blocs empilés. J'arrive enfin à proximité du refuge qui paraît bien désert !
J'entre... personne dans la cuisine, une salle à manger avec des châssis de fenêtres au milieu de la pièce, des piles de linge et un grand désordre. Bizarre... d'autant plus que j'entends parler ! Je ressors puis rentre à nouveau !
Finalement j'aperçois la gardienne démoralisée par tous ces travaux et en particulier le remplacement  des fenêtres...Il y en a de partout !
Très cordiale et sympathique, elle me prépare le dîner : Polenta et poulet sauté aux petits légumes confits. Repas excellent qui me rappelle les refuges de la Valtellina !
Il me reste à trouver un coin de table dégagé ...
Ce soir, il y a quelques ouvriers et je suis le seul randonneur dans ce refuge bien désert.


R84


Départ de MESOCCO pour SELMA. Il fait grand beau. Hier, j'ai dû renoncer à prendre le départ... le vent soufflant en tempête, de gros orages avec une pluie diluvienne et la neige en altitude rendaient toute marche impossible. Néanmoins je suis allé à MESOCCO faire quelques achats et bien  repérer  l'itinéraire.
La sortie du bourg reste problématique. Le sentier se cherche sur différents chemins... et moi je le cherche aussi !
Je retrouve une balise abîmée, déposée sous un arbre !
Je fais quelques aller-retour dans un pré et finalement retrouve un sentier. Ça a l'air assez sérieux !


Confirmation... quelques centaines de mètres plus loin, je retrouve les classiques marques "blanc rouge blanc...
La montée est rapide dans une forêt de sapins, mais c'est toujours aussi sombre ! Courte halte devant quelques vieux chalets au milieu d'un alpage, et rapide coup d'oeil en arrière sur l'itinéraire de descente sur Pian san GIACOMO sur l'autre versant... Vraiment impressionnant

L'itinéraire continue dans un petit vallon, sur la droite, au milieu d'une belle forêt de mélèzes avant de rejoindre puis remonter une combe encombrée de débris rocheux. C'est enfin le col BOCHETTA DE TRESCOLMEN / 2172 m. Je croise un couple de randonneurs Franco-Italiens... Catherine et Ugo... Ils sont montés depuis la vallée de SELMA.
Après la nécessaire pause déjeuner, nous commençons la descente sur le VAL CALANCA en discutant en Français !
Une première traversée de pelouse alpine, puis le sentier passe un premier ressaut, au-dessus d'un très beau et vaste cirque avec lac, alpage et vieux chalets... mais pas de bétail !
Je retiens des images magiques de cet endroit... qui l'a autrefois habité ? et quelle pouvait être la vie autrefois dans cet endroit du bout des Alpes avec ces deux chalets ruinés et ces enclos de pierres ?
Après la traversée d'un deuxième ressaut, le tracé continue sur le flanc droit d'un vallon étroit. Il y a beaucoup d'herbes et de magnifiques fleurs !
Court passage dans le lit du torrent, puis petite remontée vers un chalet d'alpage et une fontaine, bienvenue en cette chaude mais radieuse après midi !
Le sentier se fait ensuite plus large et la pente beaucoup moins raide pour rejoindre le fond de la vallée.
Nouvelle traversée d'un bois de sapins, passage au-dessus de la rivière et remontée au village de VALBELLA.
Cette vallée est très étroite mais très belle. De petits villages et hameaux aux maisons couvertes de dalles de pierre s'accrochent à des terrasses ensoleillées. Certains ne sont accessibles qu'à pied ou en téléphérique. Nous traversons quelques-uns de ces beaux hameaux avec de vieux et solides chalets recouverts de lauzes, dont ROSSA. Arrêt à SELMA pour prendre un pot... Une pizzeria est ouverte... mais ce soir la gérante est absente ! Graziella qui la remplace, ne sait pas faire les pizzas !
Sale temps pour les affaires... Ce sera donc spaghettis !
Elle et son mari possèdent et louent quelques chambres dans une maison près de l'église.
L'accueil est très cordial et le prix correct... C'est d'accord !