Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

jeudi 11 août 2011


R64
Il a neigé dans la nuit après une première averse de neige dans l'après-midi suivi d'un épais brouillard.
Je suis réveillé vers 5 heure par une clarté inhabituelle, tout est blanc et le ciel floconneux.
Le petit déjeuner est aussi un temps de réflexion... et d'attente.
Finalement, le ciel se dégage progressivement.
Avec prudence, je quitte le refuge TÜBINGER HÜTTE en direction du col HOCHMADERER JOCH / 2505 m.
Démarrage avec gants, bonnet et anorak. Il fait froid...
La neige a largement recouvert les rochers et gros éboulis sur lesquels j'avance. Par contre, par endroits, le sentier est partiellement dégagé.
Cette première partie du trajet est la plus difficile car à l'ombre de gros rochers parfois surplombants.
Cela devrait aller beaucoup mieux sur l'autre versant.

Après une traversée légèrement ascendante sur des versants assez raides, je tourne vers l'est pour remonter une combe d'éboulis qui  conduit au col. Le balisage : cairns et marques sur les rochers est correctement visible.
Retour à l'ombre pour les derniers 200 mètres puis une traversée délicate pour atteindre le col...
Même prudence pour la descente sur un versant raide mais déjà bien vert. Le soleil a fait son travail et le contraste est vraiment surprenant ! Néanmoins, il reste beaucoup d'humidité sur les rochers et sur le sentier.
Au loin, j'aperçois le barrage de la SILVRETTA au pied duquel de trouve MADLENER HAUS / 1986 m et but de l'étape.
L'embellie météo se confirme et la fin de la descente, s'effectue sous un beau soleil d'été. Les paysages sont magnifiques et tout le massif de la SILVRETTA brille des eaux de fonte !
Il reste à rejoindre le refuge par une assez longue traversée dans des alpages, non loin  d'un torrent ... l'ILL.
Ce soir, les retours de randonnées sont tardifs... et il y a peu de monde.
J'essaie d'obtenir quelques renseignements pour la journée de demain et les conditions en altitude... Col autour de 2900 m...

mercredi 10 août 2011

R63
Nuit plus que correcte à la pension MARMOTTA de GARGELLEN... Petite chambre à 25 €uro et grand 
petit déjeuner inclus !
Je quitte l'hôtel sous une pluie fine... la cape de pluie déjà en place !
Direction vallée de VELGALDNER TAL, c'est à dire plein sud ! dans le massif de la SILVRETTA. En deux jours, je serai passé d'un massif Dolomitique à un autre, de type intra-alpin ...
Je m'arrête quelques instants devant un petit oratoire consacré à Notre Dame des Neiges...
Puis je prends une route forestière jusqu'à l'Alpage VERGALDAALPE / 1820 m...
Quelques minutes pour goûter aux fromages produits et affinés à la ferme. Je voudrais bien en acheter un morceau pour varier un peu le casse-croûte de midi, mais mon sac est bien lourd et les courses d'hier n'ont rien arrangé !... Je profite de cette pause pour vider une bouteille d'eau dans un pot de fleurs qui n'en avaient vraiment pas besoin !
La pluie s'est arrêtée, mais la température a brusquement baissé ! Je remplace la cape de pluie par la polaire et reprends la trace ! 
Après quelques trouées de ciel bleu, le brouillard commence à monter du fond de la vallée.
Le chemin d'alpage cède la place à un bon sentier qui part sur la gauche en direction du col VERGALDAJOCH / 2515 m . L'itinéraire est bien balisé et le sentier bien marqué... les troupeaux n'aiment pas les pierres !
La montée est régulière et je prends rapidement de l'altitude. Je force l'allure afin d'éviter d'être pris par la pluie et la neige comme hier ! 
Enveloppé désormais par les nuages,  il se met à neiger peu avant le col !
Vite une photo pour marquer le passage du VERGALDAJOCH / 2515 m dans le brouillard, et la descente commence dans les rochers avec l'aide de câbles. Je croise trois randonneurs, fantômes dans le brouillard, qui montent au col.
Première rencontre de la journée !
Après une traversée de pierriers et de gros éboulis, le sentier remonte de quelques dizaines de mètres afin de traverser le  MITTELBERGJOCH / 2415 m.
Un court instant, le rideau de brouillard et de nuages s'efface pour laisser entrevoir un paysage grandiose de sommets, de névés, de combes et d'un torrent que j'entendais seulement .
En fait, je contourne un cirque de fond de vallée à une altitude à peu près régulière pour rejoindre le refuge TÜBINGER HÜTTE / 2191 m. A nouveau, le rideau de nuages se lève, je prends enfin le temps de faire quelques photos.
Cette journée que je vis en montagne est une très belle journée sur le plan sportif, avec un bel itinéraire : distance, dénivelé et caractère Alpin marqué sont bien au rendez-vous ! Il est toutefois regrettable que le mauvais temps persiste et efface le paysage !
A quelques minutes du refuge, je rencontre pour la première fois un homme qui effectue le marquage et le balisage du sentier. Il est équipé d'un petit sac, qu'il porte en bandoulière, qui contient peintures et pinceaux. Il fait ça avec le plus grand soin et est tout étonné de me voir intéressé... Je le retrouverai le soir au refuge. Ils sont plusieurs à tracer tout le secteur.  
J'arrive au refuge... Formalités d'usage. Je fais le choix d'un petit dortoir dans lequel je serai seul... Vu la météo, il y a d'ailleurs très peu de monde.
Je lave un peu de linge et le met à sécher... idem pour les chaussures !
Le refuge est équipé d'une petite turbine hydroélectrique et est autonome en énergie... Polo, et chaussures seront vraiment secs.
Je reviens dans la Stube pour boire une bière... Dehors, il neige à gros flocons !

lundi 8 août 2011


R62
Sérieuse amélioration de la météo, il ne pleut que par intermittence !
Le brouillard monte de la vallée et la petite amélioration qui semble se préciser m'arrange bien car j'ai décidé de partir coûte que coûte !
Avant tout, je prépare la journée en passant un surpantalon pour éviter de trop mouiller chaussures et pantalon dans les hautes herbes.
Maintenant je peux partir !
Je passe devant plusieurs chalets exposés aux avalanches et qui sont protégés par un mur ou un remblais... I'autre versant est très en pente !
Je remonte l'étroite vallée de ST ANTONIEN en direction du hameau de LITZIRÜTI, puis je tourne sur la droite,  continuant sur un chemin forestier jusqu'aux chalets de DÖRFJI. En fait, l'itinéraire remonte un vallon  latéral en direction du sud, jusqu'au col ST. ANTONIERJOCH / 2363 m qui marque également la frontière avec l'Autriche. Il  reste ensuite à descendre dans la très belle vallée de  MONTAFON jusqu'au village de GARGELLEN / 1410 m.
Voilà pour le scénario...!
En réalité,  j'ai été rapidement rattrapé par le brouillard, au point de ne pas voir à 10 mètres !
Cela n'est pas très gênant quand le sentier suit le torrent, mais c'est beaucoup moins évident au coeur d'un alpage. Plusieurs fois, j'ai perdu la trace dans les hautes herbes ! Il y avait bien le balisage... mais il aurait fallu l'équiper de signaux lumineux clignotants ...!
Un peu plus haut, j'entends des sonnailles de quelques vaches, mais je ne vois rien... comme l'officier de quart d'un navire qui entend la corne de brume !
Je marche dans la boue et plus... sans affinité !
La pluie mais aussi les vaches ont bien brassé les traces et deux d'entre elles, placides, me regardent avancer !
Le brouillard devient plus épais et ce que je redoutais arrive... La pluie et l'orage se manifestent !
J'accélère..., Je devrais être au col et mon fichu altimètre continue de grimper ! Un mélange de neige et grêle se met à tomber en bourrasques. Je m'arrête quelques instants. Je vois les nuages défiler au dessus de la tête et crois deviner le panneau frontière... Quelques mètres et je suis au col. Je me dirige vers une petite cabane de bivouac que j'ai aperçu... Deux randonneurs Allemands y sont à l'abri !
Ouf ! Je sors la polaire, petit casse-croûte et descente prudente dans les mêmes conditions vers GARGELLEN, en fond de vallée par un sentier bien humide et glissant !
Je n'ai absolument rien vu. Journée difficile du fait de la météo ! A ne pas recommencer.
J'arrive à temps au village pour faire quelques courses...
R... comme Pluie
C'est un dimanche sous la pluie qui m'attendait à ST ANTONIEN. En effet, depuis ce matin il pleut sans discontinuer sur le village, une pluie continue, forte et tenace accompagnée de brouillard. Dans ces conditions, J'ai préféré renoncer à la traversée du col ST ANTONIERJÖCH / 2363 m... Ce sera pour demain ! De plus, il n'y a aucune autre alternative d'itinéraire.
Ces derniers jours ont été aussi marqués par de la pluie, mais pas comme aujourd'hui.
C'est comme ça, l'itinéraire aura été bien arrosé, particulièrement dans les Alpes Carniques, dans la région d'Innsbruck, et maintenant... En fait il a été tout le temps correctement arrosé !
J'ai avancé en fonction de ces conditions météo et de la condition physique.
Je viens de passer au Liechtenstein et je suis actuellement dans les Grisons. Dans les prochains jours, je traverserai le massif de la Silvretta avant de faire un crochet en Italie vers Bormio et Tirano !
Le tracé de l'itinéraire Rouge de la VIA ALPINA  n'est pas calqué exactement sur la géométrie de l'Arc Alpin. C'est un parcours qui fait voyager, certes d'est en ouest puisque c'était mon choix, mais aussi du nord au sud, à la découverte et à la compréhension de la formation du massif...
Par ailleurs, c'est aussi le rappel de l'impact de l'histoire sur le tracé des frontières et la géographie humaine des Alpes.
Au quotidien, j'ai rencontré et rencontre des hommes... des traditions, un habitat et une occupation du territoire ! C'est assez passionnant ! Un sac sur le dos change tout.
Je reste étonné par l'organisation et le réseau des sentiers et des refuges, surtout en Autriche et en Allemagne. Les soirées en refuge et les randonnées y sont une tradition !
Dans les alpages, je suis surpris de l'importance d'activité pastorale et du nombre de troupeaux ! J'ai appris à partager les sentiers avec les vaches et à sauter les ornières à grandes enjambées, posant parfois le pied et / ou le bâton là ou il ne faudrait pas... avec une belle envolée de mouches ! 
Un petit regret... C'est chaque matin de quitter le lieu où j'ai dormi et repartir ! 
Mais de fait, c'est aussi le projet de revenir un jour... Car j'ai aussi cette impression de survol.
J'ai eu l'opportunité de dormir dans une Abbaye en Autriche, de visiter le pavillon de chasse de Louis II de Bavière, et des invitations pour un pot ou un repas...
Sans oublier qu'il faut marcher, trouver le bon itinéraire, pas toujours évident... et le soir venu, rédiger le blog après avoir pris quelques clichés dans la journée.
Ensuite, une correspondante... Encore merci !...  en France effectue  la " mise en ligne " du texte et des photos !
Il y aura une courte interruption au cours du mois d'Août, non pas du blog, mais de la mise en ligne... Je continuerai l'écriture du texte et les prises de vue. Il y aura un rattrapage... Encore merci ...!
Désormais, je sais mieux interpréter le texte et les commentaires du Topo Guide de la VIA ALPINA.  Quant au temps de marche... c'est encore et trop souvent un mystère !
Je ne cherche plus systématiquement la "gare ferroviaire" dans les stations d'altitude... je lève simplement la tête à la recherche des câbles du télécabine. Enfin et finalement c'est peu... Ce sont, à ce jour, environ 1000 km parcourus, l'oeil émerveillé... Pour reprendre le titre d'un livre de Samivel. 

dimanche 7 août 2011


R60/R61
Le soleil se lève sur SCHESAPLANA HÜTTE. Préparatifs classiques, après un petit déjeuner frugal et un tarif élevé ...c'est la SUISSE !
Départ pour CARSCHINAHÜTTE / 2234 m... et peut être pour ST ANTONIEN, toujours en SUISSE.
Il fait beau... mais la pluie d'hier et les troupeaux ont bien dégradé le sentier !
En peu de temps, le pantalon est couvert de boue !
L'itinéraire est un sentier balcon, plus ou moins à altitude constante... sachant qu'il y a fréquemment des contournements de combes et de ressauts rocheux qui nécessitent des montées ou descentes non prévues au programme !
Le sentier passe sous les barres du KRICHLISPITZEN, puis passe au Col de CAVELLJOCH et enfin sous le DRUSENFLUH... Autant de massifs calcaires à caractère dolomitique qui marquent la frontière avec l'AUTRICHE et la SUISSE. 
Sur la carte,c'est une trace au pied de massifs érodés...Sur le terrain ce sont des paysages austères avec pas ou peu  de végétation sur les flancs et de nombreux éboulis. Par contre, en contrebas il y a de magnifiques forèts et un bel et riche étage de prairies alpines avec de nombreux troupeaux !
Je croise des randonneurs montés par le versant Autrichien, depuis le lac de barrage LUNERSEE.
Un peu plus loin, je renseigne 4 jeunes randonneurs suisses qui partaient dans la mauvaise direction et vers le " mauvais " refuge !
Je trouve la journée longue et le trajet relativement fatiguant. J'ai l'impression de ne pas en voir le bout...Pourtant j'avance !
Arrivé à CARSCHINAHÜTTE, refuge perché sur un promontoire au dessus d'un col, je décide de poursuivre et de redescendre dans la vallée ! En effet, je n'apprécie guère de commencer une journée de marche par une longue descente de près de 900 m de dénivelé. De plus je serai mieux dans la vallée car les prévisions météo ne sont vraiment pas bonnes .
Le sentier vers ST. ANTONIEN est quelque peu défonçé par les troupeaux ! Je rejoins un plateau marécageux, ou je finis de mouiller et salir chaussures et pantalon...
Je croise un randonneur polonais qui parcours les Alpes depuis la SLOVÉNIE... mais sans suivre la VIA ALPINA. Il se repère avec son GPS, trouvant les cartes trop chères en SUISSE et me donne quelques renseignements sur la fin de la descente !
Je croise un troupeaux de vaches faisant de "l'escalade" sur un terrain accidenté avec des pentes importantes. Elles manifestent leur interet et leur affection en occupant la trace !
Je continue sur le sentier avant de trouver une petite route forestière, puis à nouveau un sentier assez raide dans un bois de sapins... Quelques virages sur la route du village et je suis arrivé au fond de la vallée, à ST. ANTONIEN. Bel endroit, paradis du ski de randonnée en hiver, avec un habitat fait de beaux et vieux chalets fleuris de géraniums rouges. Au centre du village, une magnifique église et un petit hôtel dans une ancienne maison en bois. De nombreux meubles d'art populaire en mélèze ou en épicéa et des plafonds en arolle ajoutent encore à son caracère et finissent par me convaincre , à défaut d'un tarif raisonnable .
Pour revenir à d'autres considérations tout aussi essentielles, ce soir ce n'est pas vendredi donc c'est spaghetti... C'est ce qu'il y a de moins cher.
Depuis que je suis au LIECHENSTEIN et en SUISSE, je trouve globalement les prix très élevés. Certes, Le taux de change actuel Franc Suisse / €uro ne nous est pas favorable mais j'ai aussi la désagréable impression d'ètre dans un système bien rodé dans lequel il nous est demandé de participer à cette propérité...Les tarifs tombent comme un postulat !  

R58/R59
Nuit tranquille au BERGGASTHAUS SÜCKA et, bonne surprise, il fait beau ! Un petit déjeuner avec yaourt, céréales, charcuteries et fromages m'attend... il ne s'en remettra pas !
Je finis de préparer mon sac et en route pour le refuge PFÄLZERHÜTTE / 2098 m.
Il fait beau, mais déjà chaud... et les premiers nuages apparaissent.
Je profite de la proximité d'un alpage pour enregistrer quelques sonnailles !
L'itinéraire est tout tracé... il faut remonter la vallée sur son flanc, puis tourner vers l'est en direction du col BETTLERJOCH où se situe le refuge.
La vallée est très belle, beaucoup de prairies fleuries, des forêts de mélèzes et le vieux village de STEG, avec ses chalets disposés suivant un rectangle avec les prairies au centre ! C'est assez particulier !
Arrivé au fond de la vallée, je traverse le torrent pour remonter un vallon...
La trace se perd un peu, en traversant un alpage ! Et il devient difficile de marcher autrement que dans la boue, sur des traces manifestement partagées avec le troupeau de vaches !
J'arrive au Refuge PFÄLZERHÜTTE, dans la brume et les nuages... Je mange un sandwich préparé ce matin et bois un Coca. Il est encore tôt et je prends la direction de SCHESAPLANA HÜTTE / 1893 m en SUISSE !
... Je pars dans le brouillard, activant le pas, car le temps n'est vraiment pas engageant !
En quelques minutes, le refuge disparaît dans les nuages !
Il se met à pleuvoir assez fortement et suffisamment pour sortir l'équipement "tout temps" !
Par une traversée ascendante, au milieu du plateau rocheux du BARTHÜMEL, je rejoins le col de GROSS FURGGA HOCHJOCH / 2354 m... Je croise trois randonneurs suisses.
L'orage gronde plus ou moins proche. J'avance pour passer rapidement le dernier col de la journée et redescendre en direction du refuge.
Sous les barres rocheuses du SCHESAPLANA. C'est d'abord une descente dans les pierriers puis une longue traversée dans les herbes ! J'arrive trempé à destination !
J'enlève les chaussures qui vont aller dans la TROCKENRAUM  pour sécher. Je lave chaussettes, pantalon et Tshirt... puis même destination ! Toilette et me voilà correct pour rejoindre la STUBE et boire une bière.
Le gardien sympa me propose un petit dortoir, dans lequel je serai seul. Une aubaine que j'accepte bien volontiers...
Repas en compagnie de 4 allemands !
Il continue de pleuvoir.


samedi 6 août 2011

R56/R57
Il pleut une grande partie de la nuit. Matin sombre et gris... mais pas Le Petit déjeuner, abondant et varié. Départ pour le refuge GAFADURAHÜTTE /1421 m, par une piste forestière et quelques raccourcis. La brume qui s'infiltre dans les bois, renforce encore le côté sombre de la matinée.
Prenant de l'altitude, la piste atteint le niveau de l'alpage. Je suis accueilli par les sonnailles du troupeau. C'est un bruit qui m'est devenu familier et qui est un repère, celui de la présence d'une activité et d'un éventuel abri...
Le ciel s'est dégagé et il y a un peu de ciel bleu.
Je me dirige vers le refuge et questionne le gardien sur la suite de la journée... je décide de continuer vers vers SÜCKA / 1377 m en passant par GARSELLAKOPF/ 2052 m.
Bientôt, au SAROJASATTEL / 1628 m le soleil fait son apparition. Ce sera une journée plutôt agréable, mais toujours avec des nuages sur les cîmes. Par un sentier, je rejoins l'alpage GARSELLA-.ALP... un chalet y est construit et ouvert. Petit casse croûte, puis direction le col et enfin le GARSELLAKOPF.
C'est dans un passage étroit, avec des câbles, que je croise toute une famille encordée !
La trace est sécurisée, mais il vaut mieux ne pas avoir le vertige. C'est un parcours aérien et bien aménagé.
Je rejoins un autre sommet, surmonté d'une croix, avant la descente en écharpe d'un vaste cirque au milieu des pins nains...
J'arrive à un col, un fléchage indique SÜCKA des deux cotés !
J'hésite... à l'aide d'une carte, retrouve Le tracé de la VIA ALPINA. Il faut d'abord que je remonte jusqu'à un col avant une assez longue descente vers ma destination...
Je ne le regrette pas, car l'accés à ce col a été spécialement aménagé, c'est le CHEMI au pied du REFWANWSPITZ, afin de permettre aux troupeaux d'accéder à l'alpage isolé de GARSALLI mais important en surface d'herbage ...!
C'est un vrai chemin avec solides barrières, sol empierré et souvent stabilisé par des ouvrages de soutènement qui a été créé pour les vaches ! Ce n'est plus la VIA ALPINA, c'est la VIA MILKA ! Je fais une photo...
En fait, c'est en haut du col que j'ai l'explication car le chemin continue, mais sur des pentes beaucoup moins raides, vers une ferme située en contrebas.
Alternant chemin et sentier, je continue... traverse le petit village de SILUM avant d'atteindre SÜCKA en traversant un petit tunnel fermé par une barrière pour les troupeaux !
J'arrive enfin à destination. Bel endroit...! Je serai seul dans le dortoir du BERGGASTHAUS SÜCKA .
Ce soir Rõsti avec fromage fondu et speck.