Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

dimanche 31 juillet 2011

R51
OBERSTDORF reste pour moi une étape particulière sur la VIA ALPINA... Ce matin, c'est un nouveau départ ! Encore que... le ciel plombé et le brouillard sont toujours là, bien au rendez vous !
Il y a très longtemps, au refuge du Glacier Blanc en Oisans, au retour d'une course avec des copains, j'avais écrit sur le livre du refuge " Beaucoup de brouillard... pensons avoir fait le Pic des Agneaux ". Encore un petit effort et je pourrais écrire presque la même phrase concernant la VIA ALPINA ( en ajoutant la pluie et la neige .. ! )
Cette expérience, significative et confirmée des intempéries est également un rappel du principe de réalité... Si les glaciers sont blancs et les alpages bien verts c'est qu'il neige et qu'il pleut... Alors ne changeons rien !
Je laisse volontiers aux éditeurs de cartes postales et de calendriers les chromos aux ciels sans nuages et aux neiges immaculées...
De plus, le brouillard et les nuages sont souvent de précieux auxiliaires pour le photographe !
Revenons sur la VIA ALPINA. Je quitte OBERSTDORF par le sud et par la route...Mais assez rapidement je trouve le sentier qui conduit dans  la vallée de STILLACHTAL jusqu'à BIRGSAU, où je traverse le torrent. De nombreux touristes et randonneurs marchent sur ces chemins certainement en direction des gares de télépheriques que j'apercois . Puis, c'est une montée solitaire dans la forêt et dans les alpages , prélude à  une longue traversée et puis remontée vers le fond de vallée où se situe le refuge MINDELHEIMERHÜTTE / 2058 m...
Je trouve le parcours long et laborieux, pratiquement au niveau des nuages et de la brume. Dans l'après-midi, le plafond nuageux descend et je finis la journée dans un brouillard dense, proche d'un temps d'automne. Heureusement le sentier est en bon état et le balisage plus que correct.
J'arrive au refuge dans la brume et le froid .Accueil sympa de l'équipe. Une jeune française, Pauline, travaille au comptoir. Il y a beaucoup de monde... C'est même complet !
Malgré l'affluence et informé sur mon itinéraire manifestement pas banal à ses yeux, le gardien me trouve une place tranquille et isolée dans un petit dortoir, à proximité d'une fenètre . Il y a une Via ferrata dans le secteur et les grimpeurs sont nombreux. Je dine sur une grande table d'hote avec un groupe d'allemands . Ce soir spaghetti bolognaise , apfelstrudel et bière ...un grand classique !
Le brouillard limite mes ambitions photographiques. Je me contente du cliché d'un impressionnant empilage de fûts de bière... Elle coule à flots, dans de grands verres et jusqu'à fort tard dans les refuges Allemands et Autrichiens ...Grüss Gott !
Compte tenu de la météo et du temps qui fraichit , je regagne le dortoir ...Des vetements sèchent un peu de partout , sur le rebord des lits mais aussi sur des fils d'etendages improvisés au milieu de la chambrée . Je rajoute un peu au désordre ambiant  puis me couche rapidement aprés avoir mis de coté une ou deux couvertures supplémentaires  ...Avec le froid nocturne on ne sait jamais !
R50
Pas suffisamment de bruit dans le refuge PRINZ-LUITPOLD-HAUS pour me réveiller ce matin ! C'est le luxe et l'inconvénient d'avoir un petit dortoir pour soi.
Je me lève vers 7h30 et me précipite vers la table du petit déjeuner : muesli, tartines et thé, auxquels j'ajoute un grand verre de Coca !
Donc départ un peu tardif... La météo n'est pas terrible. Le vent souffle, des nuages remontent de la vallée et plus loin certains sommets sont déjà masqués.
Sous le refuge, je traverse une petite combe, puis contourne un éperon rocheux pour déboucher sur un vaste cirque à traverser, à même niveau. En face, sur l'autre versant j'aperçois le refuge SCHÖNBERGHÜTT / 1719 m et au dessus le col HIMMELECK, déjà dans les nuages. J'avance prudemment car si les herbes ne sont plus mouillée, le sol et gras et très glissant !
Sous le refuge, j'attaque la montée vers le col. La pente est régulière et le sentier en bon état. Les 300 m de dénivelé sont rapidement fait et je débouche au col avec un fort vent ! Je ne suis pas le seul à passer ce col... les nuages aussi. Je mange quelques biscuits et commence la descente vers WILDENFELDHÜTTE.
Il se met à pleuvoir et je redouble d'attention car le terrain est particulièrement glissant. En fait le sentier traverse des terrains très légers et instables... Ce n'est plus un sentier mais une série de "tranchées" ou je me fourvoie. Il y a des traces d'entretien et de tentatives infructueuses, ou anciennes, de restauration du sentier.
J'arrive à WILDENFELDHÜTTE / 1692 m et aborde véritablement la descente vers la belle vallée glaciaire d'OYTAL puis vers OBERSTDORF / 813 m.
A partir de KÄSERALPE / 1405 m, le sentier fait place à un chemin forestier, lequel  franchit un verrou glaciaire avec une très impressionnante cascade. Je poursuis cette marche, très longue marche dans cette vallée d'OYTAL. Beaucoup de touristes sur les chemins et à la terrasse d'OYTALHAUS. Je continue par un
chemin piéton qui longe le torrent et enfin j'arrive à OBERSTDORF. Je traverse cette station de vacances :  beaux magasins, beaux hôtels... pour aller au Centre d'Information Touristique. Évidemment, il est fermé le samedi après-midi !
Finalement, sans trop de difficulté, je trouve un hébergement.
A OBERTSDORF, 3 itinéraires de la VIA ALPINA de rejoignent. Sur les 3 itinéraires, 2 se terminent, l'itinéraire jaune parti de TRIESTE et l'itinéraire violet démarré en SLOVÉNIE...
L'itinéraire rouge continue...


samedi 30 juillet 2011


R49
Hier soir le patron du Gasthof insiste pour connaitre mon itinéraire... Le refuge PRINZ-LUITPOLD-HAUS !
Alors pour vous le petit déjeuner sera à 7 heures car c'est très long. Il aurait pu ajouter, c'est haut !
La journée commence tranquillement sur les bords de la rivière LECH, classée Site Natura 2000... les graviers blancs et les eaux turquoises. Des panneaux donnent des informations sur le biotope particulièrement original. De nombreuses espèces animales et végétales prospèrent dans ce milieu. Il y a des sentiers thématiques, par exemple sur les orchidées sauvages... bref il y a beaucoup à voir.
Mais je n'oublie pas pour autant la VIA ALPINA !
Sous la pluie, je marche sur  le chemin forestier qui part dans une vallée latérale au LECHTAL, et ou coule
un torrent, le SCHWARZWASSERBACH. Cette vallée est longue, trés boisée avec toutefois quelques alpages et chalets... mais aussi de postes de tir au gibier !
Ces alpages, mais pas seulement dans cette vallée, s'identifient parfois par la présence de petites chapelles, mais le plus souvent par un grand crucifix encadré par un losange en bois.
J'avance, mais sans prendre beaucoup d'altitude ! Évidemment il bruine ! Mais rapidement le soleil fait son apparition.
Le chemin prend rapidement de l'altitude... vers 1600 m, il laisse la place à un sentier. Je ne vois plus de balisage mais continue à grimper jusqu'à un chalet. J'aperçois une balise VIA ALPINA... puis plus rien ! Le balisage est limite.
Hier, il était intuitif et intelligent... aujourd'hui il est inexistant ou presque !
Je décide de partir droit dans la pente au milieu d'un troupeau de veaux et génisses, très intéressés par mon gros sac rouge, en direction de vagues traces que j'aperçois au loin et bien au dessus.
La pluie se remet à tomber... ça manquait ! Quelques minutes de marche dans les herbes mouillées et je suis trempé !
Les traces sont bien celles d'un sentier... celui de l'itinéraire Violet de la VIA ALPINA, et  qui rejoint l'itinèraire Rouge sur lequel je marche, au col situé à proximité, le BOCKKARSCHARTE / 2180 m... Les derniers mètres sont un peu pénibles car la pente est trés raide, dans un pierrier,  avec des pierres mouillées et glissantes.
Je dérange quelques chamois qui détalent sur l'autre versant. Arrivé au col, je prends quelques clichés et complète la série du jour... le col  et la vallée vue du col de BOCKKARSCHARTE.
Il reste encore à descendre jusqu'au refuge PRINZ-LUITPOLDHAUS. Ce que je fais avec prudence car il y a beaucoup de boue grasse, qui encrasse les semelles, et de pierres glissantes. Le brouillard monte de la vallée et j'ai juste le temps d'observer une harde de chamois en dessous du sentier.
Dès l'arrivée au refuge, j'avais réservé par mail ce matin, le gardien me montre le dortoir. Je suis seul avec un lit et une couette ! Je "bloque" la place en étalant quelques affaires, je change de vêtements et dine d'un plat de Kässpatzen avec une bière...
Il y a beaucoup de monde dans la salle à manger de ce grand refuge par ailleurs très bien équipé !
La journée a été longue, avec de la distance, du dénivelé et je n'ai rencontré aucun autre randonneur ! 
Demain arrivée à OBERSDORF... Le vent se lève et la pluie tombe !

R47 / R48
Mon sac est très lourd ce matin... Quelqu'un a dû le charger de grosses pierres !
Cela arrive de temps en temps... Mauvais équilibre de la charge,  déréglage des sangles ou encore courbatures !
Pendant ce temps, sournoisement, dans la brume, la pluie tombe. Il est 8 heures !
Sur une carte, le patron du Gasthof m'indique un tracé plus direct pour rejoindre le SOMMERBERGJÖCHLE / 2001m sans passer par le refuge WOLFRATSHAUSER HÜTTE...
Sous une pluie fine, j'essaie du faire de l'auto-stop pour rejoindre GRIES, point de départ de randonnées dans le  GARTNER TAL... J'ai conservé mon anorak rouge qui  donne une allure plus classique... Il y a quand  même le gros sac ! En attendant j'avance...
Finalement un fourgon s'arrête et le conducteur sympa fait un crochet pour me déposer le plus haut possible dans le vallon qu'il connait bien. Je n'en espérais pas tant !
Je passe GARTNER ALM dans la brume, puis rejoins le tracé classique... La pluie a l'air de s'arrêter, mais je sens qu'elle n'a pas dit son dernier mot !
Sous le col la trace devient plus directe et plus raide, je passe rapidement sous la bruine et descends sur BICHLBÄCHLE et KLEINSTOCKACH par une petite route goudronnée.
Je suis surpris de voir que sur cette étape la VIA ALPINA et JAKOBSWEG (St. Jacques de Compostelle) cohabitent sur le même tracé, ce qui est plutôt rassurant... Mais pour autant,  il n'y a pas plus de pèlerins que de randonneurs sur cette étape.
Je poursuis par une montée sur BERWAN / 1342 m, petite station située sur un col.
Je déjeune sur un banc au milieu des prés et avec le bruit des sonnailles !
Je reprends la trace pour RINNEN / 1262 m en étant attentif à bien rester sur la droite du torrent... Je suis la rive d'un lac de barrage, le STAUSEE, il y a de très belles cascades, une belle couleur de l'eau mais aussi énormément d'alluvions qui doivent continuer à combler la retenue d'eau !
Malgré la pluie qui ne tombe pratiquement plus, sauf de courtes averses ou bruine, je n'ai pas les pieds mouillés car une grande partie du parcours s'effectue sur un chemin forestier en terre !
Je longe un ravin très étroit avant de descendre sur RIEDEN / 884m que j'aperçois mais où je ne passerai pas. Arrivé dans la vallée, je repars vers WEISSENBACH AM LECH... par une piste piétonne.
Un dernier essorage des nuages marque la traversée de la rivière LECH puis l'entrée dans le village !

jeudi 28 juillet 2011

R46/ R47 
Nuit froide au KNORRHÜTTE. Du fait d'un système défaillant de douche chaude payante, j'ai terminé de me doucher avec de l'eau froide... Belle expérience. Une ou deux couvertures de plus auraient  bien fait l'affaire pour me réchauffer.
Ce matin, le gardien du refuge n'est pas très optimiste sur la météo... Départ matinal pour COBURGER HÜTTE / 1917 m.
Je commence par une traversée de l'impressionnant plateau glacier dominé par le ZUGSPITZ afin de rejoindre le col de GATTERL / 2024 m... passage étroit qui me ramène en AUTRICHE... et dans les alpages.
J'ai vraiment apprécié de remonter cette vallée dominée par le ZUGSPITZ... Il est vrai aussi qu'il y a le bruit des hélicoptère et le téléphérique bien visible...
Peu après,  je traverse un autre col, le FELDERNJÖCHL, au-dessus du très bel alpage de HOCHFELDERNALM / 1732 m .
Le ciel se couvre rapidement et de gros nuages noirs se forment !
Je m'arrête quelques minutes pour manger un apfelstrudel, boire un Coca et vérifier l'itinéraire !
Il y a beaucoup de touristes en ballade.
En face de la jolie petite chapelle PESTKAPELLE / 1617 m, située sur le bord du chemin, je prends la direction du refuge COBURGERHÜTTE, d'abord par un sentier plat, puis par une route forestière. II se met à pleuvoir et donc nouvel arrêt pour enfiler les vêtements de pluie. Sous de courtes averses, j'arrive à SEEBENALM, alpage qui reçoit beaucoup de visiteurs randonneurs et VTT. C'est ensuite une pluie diluvienne qui m'accompagne ! Je longe la rive Est du lac SEEBENSEE, puis continue la montée par un sentier en lacets jusqu'au refuge GOBURGER HÜTTE / 1917 m. Malgré la pluie et maintenant le brouillard, je n'ai pas envie de rester au refuge dans le froid et l'humidité !
Je continue la trace jusqu'au col BIBERWIERERSCH / 2000 m... Et entreprends une assez longue descente vers la vallée. La pluie s'arrête... Il y a même du soleil  !
J'arrive bien crotté à BIBERWIER / 989 m et trouve un GASTHOF sans difficulté... Je fais quelques courses et reviens à l'hôtel sous une pluie fine !

mercredi 27 juillet 2011

R45/46
Ce matin grand beau sur SCHACHENHAUS / 1866m ! Ce que je n'ai pas pu voir hier, je l'ai sous les yeux ! La vallée glacière du REINTAL dans une belle lumière de début de journée.
Lors du  petit déjeuner, je discute avec deux randonneuses allemandes, elles me prête une carte afin de vérifier et valider l'itinéraire des prochains jours... Il y a beaucoup de sentiers dans la région.
Je visite le pavillon de chasse de Louis II de BAVIERE. L'intérieur est superbe avec des boiseries et plafonds en arolle. Un salon d'inspiration mauresque richement décoré occupe tout l'étage !
Tout a été monté à dos de mulet !
Les temps changent... Je porte tout sur mon dos !
Retour à la VIA ALPINA... la journée commence par une descente dans la vallée du RIENTAL / 1034 m, le sentier serpente sur des versants abrupts. Il est très bien aménagé et sécurisé.
Vers 1000 m, je tourne sur la gauche et prends la direction de la haute vallée pour le refuge REINTALANGER HÜTTE / 1370 m. Le sentier suit la rive gauche du torrent. Je remonte un premier verrou glaciaire par une traversée qui se termine au dessus d'une belle cascade... encore quelques minutes et j'arrive au refuge. Il y a des transats et des parasols sur les berges du torrent... C'est REINTALANGER BEACH !
Le temps de boire un coca, de discuter quelques minutes avec un assistant qui parle français et je décide de continuer vers le refuge KNORRHÜTTE / 2075 m, à 2 heures de marche.
Je remonte un sentier pierreux qui traverse plusieurs lits de torrents, puis un second verrou glaciaire et enfin une combe...
Le balisage est bien visible et parfois remplacé par des cairns. Une dernière traversée de dalles moyennement inclinées et je débouche sur un plateau couvert de pierres, sans aucune végétation. J'essaie de repérer l'itinéraire de demain.
Je tourne la tête,  le refuge KNORRHÜTTE est devant moi !
Il n'est pas dans la purée... Ce soir c'est potage !
Je partage une table avec un allemand de DRESDE et un anglais de NOTTINGHAM.
Souvenirs, souvenirs !

mardi 26 juillet 2011

R44 / R45
Ce matin, je n'écoute ni ne regarde la météo matinale... Cest décidé, ne plus se faire du mal ! Coup de tél. au refuge... Il n'a plus neigé, ça devrait passer.
Après un petit déjeuner copieux, je quitte LEHNER / 1106 m pour terminer l'étape R44 et monter au refuge MEILERHUTTE / 2375 m... Après je verrai en fonction des conditions météo. Une signalisation indique la direction du refuge... C'est parti !
Une longue montée dans les sapins, sur un sentier en plein travaux de remise en état, et me voilà sur un magnifique alpage que se partagent vaches et chevaux !
A propos du sentier "en chantier"... Voilà c'est écrit ! je rencontre les forestiers au travail. Ils sont équipés de très petits engins à chenilles qui leur permettent de niveler, de remblayer et de faire des apports de graviers.
Il ne faut pas non plus sous-estimer l'important travail d'abattage, de taille, mais aussi de travaux de soutènement. Je fais quelques photos.

Pour revenir sur la VIA ALPINA... je m'étonne de voir un balisage mais sans aucun rappel de cet itinéraire !
La surprise viendra au refuge en regardant la carte au 1/25000 que je n'ai pas !

Je contourne l'alpage par la droite et pars droit le long d'un torrent. La trace est comme la pente... raide et
 encombrée de rochers ! A cette trace succède un simple balisage dans un terrain mixte très Alpin et de plus en plus raide ! Je continue par des traversées, retrouve un bout de sentier, quelques tiges métalliques plantées dans la roche... mais sans les câbles qui en principe vont avec !

Vers 2200 m, j'arrive sur un col et un vaste espace de roches polies et de lapiaz... Le brouillard arrive et il  tombe quelques flocons.
Je reste très attentif à bien suivre les balises et les cairns disposés sur ce vaste plateau où il est assurément très facile de se perdre ! Il y a également quelques traces de chaussures. Désormais la neige tombée hier recouvre tout .
Quelques centaines de mètre plus loin, les traces de divisent. Certaines vont vers le haut, d'autres poursuivent la traversée d'une combe !

Dans le brouillard, je prends la trace montante... Mauvaise pioche ! 
Arrivé à l'altitude théorique du refuge il n'y a toujours aucun bruit... Même pas celui du classique groupe électrogène ! Je fais demi-tour, retrouve les autres traces et un balisage correct.
Suit un long contournement sous un perron rocheux. Des câbles sécurisent certains passages !

Je poursuis sur un terrain fait de rochers et d'un vague sentier. Au détour d'un rocher, j'entends au loin le  bruit caractéristique d'un groupe... En contrebas je devine un autre sentier. Je lève la tête et j'aperçois vaguement la silhouette du refuge. Je prends quelques photos !

Je pose le sac, entre dans la stube pour boire une bière et manger mes sandwichs.
J'en ai déjà assez de tout ce blanc, j'ai envie de revoir du vert et de sortir du brouillard et décide de descendre à SCHACHENHAUS / 1866 m... Il y a un refuge mais il y a aussi et surtout le très beau pavillon de chasse de LOUIS II de BAVIERE, bâti sur un promontoire, non loin d'une impressionnante falaise ! Le paysage est exceptionnel !
Je revois quelques images du film LUDWIG de L. VISCONTI...
Drôle de journée... car en fait la trace suivie depuis le matin n'est pas celle de la VIA ALPINA, mais celle d'un itinéraire plus direct, peu parcouru et, paraît-il, plus difficile...
Par contre le refuge est le bon !!!