Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

dimanche 17 juillet 2011

R36
Je quitte le village de STEIN en direction du PFITSCHERJOCH / 2275 m. Ce col marque également  la frontière italo-autrichienne.
Sur le haut du village, j'observe les travaux de fenaison et l'utilisation de matériels bien adaptés au relief : moto-faucheuses accompagnées et tracteurs surbaissés.
Il fait beau, mais il a plu dans la soirée et dans la nuit !
Le dénivelé est de 700 / 800 m jusqu'au col. Le tracé est agréable malgré la présence fréquente d'eau de ruissellement sur le sentier.
J'arrive au col et passe au refuge. C'est un grand bâtiment adapté aux nombres de visiteurs qui montent depuis l'Autriche, y compris en VTT... Le bar fonctionne en libre-service !
La descente de la vallée ZAMSER GRUND sur le versant autrichien est magnifique... la haute vallée s'étire en longueur pour le plus grand bonheur du photographe : cascades, ruisseaux, sources et magnifiques arolles.
La vue des glaciers est moins réjouissante... ils étirent mollement leur langue et laissent apparaître de vilaines et grises moraines ou encore la roche sous-jacente. Triste spectacle. Les vaches en détournent la tête !
Je croise deux anglais cyclotouristes qui vont à VENISE à vélo ! Ils veulent traverser le PFITSCHERJOCH et rejoindre le versant italien... Ils avancent vélo par vélo, les poussent à deux ou plutôt les hissent sur ces sentiers rocailleux... Spectacle étonnant ! Nous échangeons quelques mots sur notre quotidien et nos modes de déplacement... Sourires !
Les nombreux randonneurs et visiteurs arrivent essentiellement de parkings situés à proximité d'un barrage où se trouve également le refuge, DOMINIKUSHÜTTE / 1805 m.…
En dessous, la vallée se resserre... Et c'est un changement total de décor ! d'abord parce que l'immense voûte du barrage marque le paysage, mais aussi à cause de la pluie ! Elle s'est invitée une nouvelle fois sous la forme de grosses averses venues de l'autre coté de la frontière  !
Panique sur les parkings et les sentiers !
Je continue la descente par le sentier jusqu'au GASTHOF BREITLAHNER... Hôtel complet. C'est la pleine saison dans la région et il faut descendre plus bas dans la vallée, du coté de GINZLING ou MAYRHOFEN ! Je prends le premier bus et trouve finalement, sans trop de difficulté un hébergement à quelques kilomètres de là, à GINZLING ! 
Voilà qui promet pour la suite !

samedi 16 juillet 2011

R35
Dans l'étape précédente... je m'étais étonné d'écarts d'altitude. J'ai l'explication... DUN est un hameau de la commune de PFUNDERS et les altitudes n'ont rien à voir !
Par ailleurs à DUN, il n'y a pratiquement pas d'hébergement ! Il y a qu'une auberge à PFUNDERS, plus quelques possibilités chez l'habitant !
Enfin, le balisage n'est pas fiable ! Je confirme la nécessité d'avoir une carte topographique afin de trouver le bon cheminement... Pour autant, l'endroit est magnifique.
Départ retardé à cause du brouillard qui tarde à se dissiper. La décision est prise... Malgré le risque d'orage, je vais essayer de passer le col de GLIEDERSCHARTE / 2644 m... choix facilité par le fait qu'il y aurait des possibilités d'hébergement à l'Alpage ENGBERGALM ! Ce qui s'avèrera complètement faux !
Le tracé emprunte une piste qui démarre à DUN, longe longuement un torrent puis bifurque pour aller vers les chalets. Une famille est à l'ouvrage : fabrication du fromage, surveillance des troupeaux, le tout dans des conditions de vie qui paraissent difficiles et rudes ! Après l'Alpage, je remonte, sur un sentier récemment aménagé jusqu'à un beau lac en restant attentif au balisage. Puis, suivant les cairns,  j'atteins facilement le col de GLIEDERSCHARTE. Le brouillard m'attend sur l'autre versant ! Pause déjeuner, quelques photos et je repars pour une longue descente. Au loin, je distingue un bout de glacier... je suis au niveau des nuages ! Ce n'est pas bon signe.
J'effectue cette  descente prudemment... Certains passages sont relativement exposés... en particulier des endroits étroits dans les pentes herbeuses et mouillées, sont à négocier avec un minimum de prudence !
Je ne dois pas être le seul... Les rhododendrons et autres petits arbustes en bordure du sentier servent à s'équilibrer et à s'assurer... ils sont soumis à rude épreuve et dans ces conditions particulières ne grandiront jamais !... Dolce vita !
Des aménagements sont prévus... Tant mieux !
Heureusement cette situation ne dure pas et se normalise.
Je suis accompagné par les sifflements des marmottes, nombreuses dans le secteur et qui ont pris un malin plaisir à creuser leurs trous quasiment sur le sentier... autre risque bien réel, caché par de hautes herbes !
L'orage gronde avec ses premières gouttes !... Au bas de la vallée, je bifurque vers STEIN.  J'arrive au Gasthof où j'avais téléphoné au préalable. Il se met à pleuvoir !

vendredi 15 juillet 2011

R34
Un 14 Juillet très arrosé ! Gros orages dans la nuit au CHEMNITZER HÜTTE... avec de fortes bourrasques de vent !
Le refuge et en particulier les tôles du toit sont secouées de manière impressionnante. Dans la nuit la fenêtre du dortoir, certainement mal fermée, s'ouvre brutalement et mes affaires personnelles, posées sur le rebord, s'éparpillent dans la pièce et sous les couchettes !
Un point positif... ma montre altimètre qui a une fâcheuse habitude à s'autogérer, avait décidé il y a quelques jours de me donner l'altitude en pieds ! La chute depuis le rebord de la fenêtre l'a remise dans le droit chemin... J'ai donc à nouveau de vrais informations altimétriques... mais jusqu'à quand ?
Au matin, j'arrive àtout retrouver !
Que faire avec ce temps pluvieux ? Je décide de partir mais en empruntant une variante de la VIA ALPINA... A partir du col de NEVESJOCH / 2405 m, ou se situe le refuge, descendre au pied du cirque glaciaire, à proximité d'un lac, environ 1800 m, puis remonter un vallon glaciaire jusqu'au refuge EDELRAUTHUTTE / 2545 m... C'est encore du dénivelé, mais l'intérêt est de limiter le risque d'orage...
Par ailleurs, le gardien du refuge me conseille vivement cette solution !
Et c'est parti... Il pleut déjà ! Je m'équipe avec mon équipement "tout temps".
Tout au long de la journée, je passerai ainsi de longues minutes à m'adapter aux averses et éclaircies... pas simple et énervant surtout quand il faut remettre un équipement humide ou mouillé !
J'arrive sous l'averse à EDELRAUTHUTTE... je note mon passage sur le livre du refuge. Je m'assois à une table, commande une soupe et mange mes deux sandwiches...
Je repars en direction de PFUNDERS sous la pluie et le vent et pour plus de 1000 mètres de descente !
Dans un premier temps tout de passe bien , mais bientôt le chemin... ou plutôt la trace remonte par un étroit sentier jusqu'à un col pour redescendre dans un vallon encaissé, très raide et manifestement très peu fréquenté !... Puis plus de sentier mais quelques vagues traces... et une clôture d'alpage avec une "porte "... logiquement je la franchis et continue à descendre vers le fond du vallon. Nouvelles traces vers un chalet, manifestement à l'abandon. Je croise un chemin d'alpage et décide de le suivre... traversée de torrent puis arrivée à une ferme... je suis à 5 Km de PFUNDERS !
Je suis la route, prends des raccourcis pour couper les virages... quand c'est possible car les pentes sont très raides !
Grosse surprise ! Le village de PFUNDERS indiqué à 1468 m sur le Topo de la VIA ALPINA est en fait à 1146 m...
Cherchez l'erreur !
J'ai des difficultés à trouver un hébergement : la seule Auberge est complète... pas de "Zimmer Frei" non plus !... finalement j'arrive chez un propriétaire qui loue des appartements... c'est également complet ! Il m'offre une bière et téléphone chez des voisins... L'un accepte de me loger dans un studio situé à l'étage de sa maison !
Douche puis repas à l'auberge !
Il pleut à nouveau mais je dors au sec !

R33
Nuit agitée ! Je me réveille à deux heures du matin, toujours habillé, chambre éclairée et l'iPhone dans les mains, ou presque ...
La journée d'hier a été longue, c'est sûrement la cause principale... et non les tagliatelles au saumon ! 
Mes craintes concernant l'évolution du temps étaient justifiées. L'hôtel me confirme les tendances orageuses et le mauvais temps pour l'après midi !
Je prends le chemin forestier N 10 en direction d'AHORNACH... avec un doute car le chemin monte ! Je traverse des alpages avant d'aborder enfin la descente dans la forêt. C'est dans les environs d'AHORNACH que je perds la trace, cherchant en vain la position de la gare de départ du télésiège ! Résultat... Je descends trop bas... jusqu'à SAND IN TAUFERS.
Pendant ce temps de gros nuages se forment sur les sommets. Je me renseigne concernant l'accès au télésiège et au refuge... La réponse est claire ! Pas d'information sur le fonctionnement du télésiège du MILCHREISER ALM...
Je n'ai vraiment pas envie de perdre la journée !
Dans cette situation, la meilleure solution serait de monter au refuge par une autre vallée. C'est plus sûr et plus direct mais le dénivelé est plus important... Je jette un coup d'oeil sur la carte Michelin pour avoir une vue d'ensemble de la situation. A défaut de télésiège, je prends donc l'autobus qui assure les liaisons avec la vallée de VAL SELVA DEI MOLINI. Je descends à LAPACHE en direction du refuge CHEMNITZER HÜTTE / 2419 m.
C'est d'abord une marche sur une petite route goudronnée, puis le sentier N 24 contourne un lac de barrage et enfin prend la direction du refuge en traversant un alpage !
Le ciel s'assombrit de plus en plus et le vent se lève ... Ce n'est pas bon signe et j'essaie d'accélérer un peu le rythme !
J'arrive au refuge ou 24 adolescents d'un mouvement scout flamand viennent de prendre leur quartier !!!
Je rencontre un français qui fait également la VIA ALPINA !
J'ai à peine le temps de trouver une place dans un dortoir et de préparer la couchette que la pluie et le vent se  déchaînent !
Le repas du soir est servi : raviolis et oeufs sur le plat accompagnés de pommes de terre sautées ...
Il y a certaines étapes avec de nombreuses photos, surtout quand il fait beau !
Aujourd'hui je souhaiterais retenir quelques images du refuge ... mais de l'intérieur !

mercredi 13 juillet 2011

R31/32
Tous les jours, je lave mon linge et suis très attentif à dîner dans des vêtements propres !
Or il a plu pendant la nuit et le linge est resté bien mouillé sur le fil !
Je récupère le tout en vrac sur le sac et démarre la montée vers le RIESERFERNERHÜT.  D'abord je rejoins une zone d'activités sportives à l'amont du village et point de départ des différents sentiers.
Le tracé 3 emprunte d'abord un chemin forestier puis rapidement un sentier dans la forêt... Ça monte !
J'arrive sur un premier replat... une zone d'alpage. La montée reprend aussi vigoureuse, suivant les différents étages de la végétation Alpine.
Aujourd'hui pour passer le col, à 2800 m, le tracé poursuit au delà dans les débris et pierriers issus du retrait des glaciers ... Quelques points d'eau pour souffler. Je repère une petite cabane, refuge en cas de mauvais temps ...
La montée de la crête rocheuse finale s'effectue sur une partie largement aménagée sous forme d'escaliers construits en solides madriers avec poutres de soutènement !
Le refuge est situé au Col de GEMSBICHLJOCH. Le paysage est marqué par la présence de plusieurs appareils glaciaires et de moraines. Quelques photos et commence la descente vers la très belle haute vallée de GELLTAL. De beaux alpages et un beau et impétueux torrent caractérisent cette vallée ! Des aménagements importants ont aussi été réalisés sur le sentier : dallage, barrières de protection et tout simplement reprise du tracé !  
J'arrive dans la vallée de REINTAL au niveau des vieilles et très très belles fermes de l'Alpage SEEBERALM. Je continue sur la route en direction de REIN  / 1598 m... avec l'impression de marcher à l'opposé  d'AHORNACH ...
A REINS, je reprends le tracé en direction d'AHORNACH et finalement trouve un hébergement à proximité.
Longue journée ! Mais les mauvaises prévisions météo me faisait courir le risque d'être bloqué en altitude !

mardi 12 juillet 2011

R30
"Allez jusqu'à la petite Chapelle, vous trouverez facilement".
Je quitte l'hôtel sur ces renseignements et me dirige vers une vallée latérale, la KARBACHTAL, à la vallée de GSIESERTAL. C'est une vallée supérieure orientée Est -Ouest...
Commence alors la longue remontée  pour atteindre un col, le GRUBELSCHARTE, puis redescendre vers le village d'ANTHOLZ - MITTERTAL.
Hier j'ai quitté les DOLOMITES et aujourd'hui je suis dans des formations rocheuses type gneiss avec en particulier les changements  pour ce qui concerne l'écoulement des eaux.

Donc, pour revenir au trajet, je marche sur un chemin forestier jusqu'à OCHSENFELDER ALM / 2014 m.
Que dire ? C'est très beau... c'est encore une vallée avec une vie d'alpage... la fauche des prés, l'entretien des barrières. Mais pour combien de temps ?
Aujourd'hui le plus difficile est de choisir les photos pour le blog... Tout est magnifique et je vais me décharger de cette responsabilité en envoyant  la totalité des images  !
Après OCHSENFELDER ALM, je pars tout droit, oubliant, bien involontairement, le balisage et les indications du topo-guide pour atteindre le Col GRUBELSCHARTE / 2394 m. Tranquille, je déjeune au bord du torrent, puis cherchant à rejoindre le sentier quelque part au dessus, je pars dans un assez raide versant sud. C'est une belle prairie alpine humide avec de beaux mélèzes et pins cembro !
Finalement, je retrouve la bonne trace et arrive au  Col sans aucune difficulté !
La descente, d'environ 1200 / 1300 m s'effectue sur un sentier très bien tracé : dalles de pierres, puis aiguilles de pin et enfin herbe !
Arrivé à ANTHOLZ - MITTERTAL je recherche un hébergement. Curieusement, les deux hôtels du centre du village sont complets... Ce soir je dors en principe "chez l'habitant" mais c'est peut être un peu plus complexe... ou plus simple !
En attendant, je prends le repas à l'auberge BRUGGERWIRT ! Leur site internet : http://www.bruggerwirt.it/   présente quelques images de ce qu'est une stube d'environ 150 ans ...!
Après discussion et échanges sur le mobilier ancien et l'art populaire, le propriétaire de l'auberge me propose de visiter et découvrir le vieux mobilier de l'auberge et des appartements privés !
Superbe !


R29
Après un bon petit déjeuner : miel, confiture et fromages, sans oublier de grands bols de thé, j'attaque la longue descente de 900 m vers le lac de PRAGS. Tout d'abord, je remonte et franchis un col situé juste au dessus du refuge à 2390 m.
Le sentier franchit ensuite quelques barres rocheuses et vires... Des chaînes et câbles sécurisent ces endroits un peu plus exposés.
La descente est assez rude dans des éboulis et deviens plus agréable dès passage dans les sous bois  : mélèzes et magnifiques pins cembro.
C'est dimanche, et je croise les premiers randonneurs en route vers le refuge BIELLA.
Déjà j'aperçois le lac et sa belle couleur bleue... Quelques photos sur les bords, quelques centaines de mètres sur le chemin et j'arrive vers le déversoir. C'est la foule du dimanche ! Les parking sont pleins, les klaxons fonctionnent, ainsi que les tiroir-caisses et les "baraques" à frites ! Un élève officier, en grande tenue de cérémonie, se promène avec sa famille...
Heureusement, il y a de la place pour tout le monde ! Le lac est grand et il est profond... humour !
Il fait très chaud. Je bois une bière et trouve un bus pour descendre dans la vallée jusqu'à NIEDERDORF puis rejoindre WELSBERG et enfin ST. MARTIN dans la très belle vallée du GSIESERTAL.
En fait, c'est après une longue attente et un trajet en train que je rejoindrai WELSBERG.
Arrivé à destination, ma priorité est de trouver un hôtel acceptant le paiement par carte VISA... Ce n'est pas toujours facile ! Finalement, je trouve un hôtel au milieu des prés !
Accueil très agréable et repas qui ne l'est pas moins... Entrecôte, frites et épinards !
La serveuse me demande si j'ai encore faim et quelques minutes après revient avec une autre entrecôte garnie !
Il y a eu des nuits où j'ai mieux dormi...