Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

vendredi 22 juillet 2011


 
R41
Malgré un très bon accueil au Monastère ST GEORGENBERG / 545 m, un bon repas et une bonne nuit... Il n'y a pas eu de miracle ! Ce matin le ciel est toujours gris et les nuages très bas. La bonne nouvelle c'est qu'il ne pleut pas !
Je voudrais également passer un petit message au rédacteur (trice) du topo de la VIA ALPINA : la boîte postale jaune qui indique le départ du sentier est toujours à sa place !
Après la traversée de la vallée de l'INN laquelle marque également un changement dans la structure des massifs, je prends la direction du nord ouest pour traverser le massif
calcaire du KARWENDEL, approximativement à la frontière avec la BAVIERE. Dans un premier temps, je me dirige vers la vallée du STALLENTAL.
La montée vers le refuge LAMSENJOCHHÜT / 1958 m s'effectue d'abord dans des bois de feuillus situés au dessus d'un profond ravin. Le sentier rejoint le torrent au niveau de l'Alpage STALLENALM / 1340 m. Le fond de vallée est encombré par énormément de materiaux d'éboulis, charriés ensuite lors d'orages ou lors de la fonte des neiges.
La piste forestière remonte progressivement ces éboulis puis des dépôts morainiques, dans un vallon étroit.
Le refuge apparaît... au loin, au pied du LAMSENPITZE.
Un peu après je quitte cette piste forestière pour un sentier bien tracé au milieu de mélèzes, pins des montagnes et jolis massifs de rhododendrons... Il manque un petit rayon de soleil !
Je continue de grimper et laisse les derniers arbres derrière moi... J'ai la surprise de croiser un  chamois... d'un bond il quitte le sentier mais recommence à brouter à peine plus loin !
Un peu en contrebas du refuge... même situation, mais avec quatre chamois sur le versant d'une moraine, au dessus du sentier. Ce n'est pas si surprenant dans la mesure ou tout le massif est aujourd'hui protégé, y compris en BAVIERE et serait devenu la plus grande réserve naturelle d'AUTRICHE.
Heureusement, ces instants de rencontre sont et restent magiques !
Au refuge, ce soir il pleut et de gros nuages de brume montent de la vallée.

jeudi 21 juillet 2011

R40
Nuit agitée au refuge ALPENGASTHOF LOAS / 1675 m ! Dans la soirée de gros nuages se forment et au milieu de la nuit, un vent très violent se met à souffler... Il pénètre dans le chalet avec des craquements et autres bruits, dont de volets ! La pluie se met ensuite à tomber sans discontinuer. Au petit matin, il pleut toujours et il y a beaucoup de brouillard... Dans ces conditions je décide de prendre le tracé le plus court et le plus rapide pour SCHWAZ... En effet, il y a de l'eau de partout et il est difficile de marcher sur certains sentiers de montagne avec des risques importants de glissade et / ou de chute.
Dans la brume, j'emprunte une piste forestière au milieu des sapins et des mélèzes... Parfois, dans une trouée, je devine le fond de la vallée au loin. Un petit troupeau de vaches, à defaut de train ! vient manifester sa présence et son intérêt. Enfin, je rejoins beaucoup plus bas une route goudronnée... Les vêtements de pluie finissent par me gêner et apportent de la condensation ! Mais il pleut toujours ! Après de nombreux virages et contours qui n'en finissent pas..., j'arrive à proximité d'un stade et du départ d'un télésiège... Je suis dans la vallée de l'INN !
Je traverse la vieille ville de SCHWAZ  / 545 m et, à proximité de la gare du chemin de fer,  rejoins la rive gauche de l'INN. En realité, je veux  me rapprocher de VOMP ou FEICHT afin d'être sur place et de ne pas perdre de temps demain matin à repérer le bon itinéraire ! Cherchant un hôtel dans les environs, et un peu par hasard, je demande à l'entrée de l'Abbaye de St GEORGENBERG s'ils ont des possibilités d'hébergement. L'accueil est très cordial... Je suis accepté ! Repas du soir à 18h30 !     
Je pose mon sac, me change et fais quelques courses dans un Centre Commercial tout proche.
Il continue de pleuvoir  !

mercredi 20 juillet 2011


R38/R39
Petit déjeuner vers 7 heures et  préparation de 2 sandwichs pour le déjeuner. Il ne pleut pas et une belle lumière matinale éclaire les alpages.... avec des nuages de brume qui montent depuis le fond de la vallée.
Direction RASTKOGELHÜTTE / 2117m. Le chemin forestier en terre démarre au niveau d'une petite scierie. Au hameau de MORBACH je prends le sentier pour le refuge. Les 700 m de dénivelé sont fait rapidement. Je m'arrête quelques minutes au refuge... Il souffle un vent froid. Je rencontre un français qui suit le même itinéraire !
Du refuge, je poursuis vers le col de SIDANJOCH / 2127 m. Une hésitation sur l'itinéraire me fait poursuivre le chemin de crête... demi tour vers le col !
En fait, et ce sera le problème toute la journée, le balisage est quasi inexistant et il faut être muni de cartes au 1/25 ou 1/50000 que je n'ai pas !
Au col, je descends sur l'autre versant, je passe à PFUNDSALM / 1840 m. Il y a une magnifique forêt de pins Cembro.
Je poursuis en direction de la station de ski de HOCHFÜGEN / 1474 m, qui doit être assez récente. Il y a de belles pentes et de nombreuses pistes bien engazonnées mais de nombreux arbres ont dû être coupés ! L'hiver dernier, il y a eu très peu de neige... Comme dans nos montagnes le manteau neigeux hivernal baisse considérablement !
C'est un fermier, propriétaire d'alpage de 700 Ha qui m'explique ces difficultés...
Suivant les indications du Topo-guide je remonte un chemin forestier en direction de l'alpage de LAMARGALM, puis de MASCHENTALAM / 1717 m... Et là problème ! Impossible de trouver le sentier de traverse tel qu'il est indiqué dans le Topo pour arriver à LOASSATTEL / 1675 m ...
Je poursuis la montée jusqu'à une altitude d'environ 2100 m... le chemin s'arrête au niveau d'imposants paravalanches !
Je redescends à 1800 m pour reprendre un autre chemin d'alpage... vers 1950 m, j'arrive à une exploitation laitière. Il y a 120 vaches et la traite est en cours ! Le père de l'exploitant à 72 ans, habite une annexe du chalet... petit lit et cuisinière au bois. Il vit là tout l'été, de juin à fin septembre, assure la traite et la surveillance du troupeau !
Son fils le rejoint 2 à 3 fois par semaine pour l'approvisionner et faire un suivi qualité.
Le lait n'est pas transformé sur place. Un industriel le récupère une fois par jour... Il sera transformé en fromage, beurre et yaourt, mais dans la vallée.
Le fermier me propose de redescendre avec lui dans son FIAT Panda 4x4... c'est sur sa route ! Arrivé à LOASSATTEL, je lui offre une bière à l'auberge !
En fait, le plus simple est de poursuivre environ 500 m sur la route après avoir traversé HOCHFÜGEN, puis de prendre le premier chemin forestier sur la gauche... Il mène directement à LOASSATTEL !
...Cela en attendant d'avoir un balisage correct !


mardi 19 juillet 2011

R38
Il pleut depuis hier au soir ! La TV de la réception de l'Hotel passe en boucle des images d'alpage dans le brouillard ou sous la neige ...C'est une particularité en  Autriche et ça ne donne vraiment pas  envie de partir ! Après un solide petit déjeuner sous forme d'un impressionnant buffet, je quitte FINKENBERG sous la pluie et sors directement de l'hôtel avec mon équipement "Tout temps ".
Je passe à côté du "pont du diable " vieux pont de bois couvert qui relie les deux parties du village au dessus d'un étroit ravin, et qui fait l'objet d'une légende locale. Direction ASTEGG puis GSCHÖSSWANDHAU / 1762 m, véritable nid d'aigle au dessus de la vallée de ZILLERTAL et de MAYRHOFEN... le problème est le brouillard et l'eau... Je ne vois rien et les vêtements de pluie n'ajoutent rien au confort ! Le seul point positif est d'avancer sur une route goudronnée puis en gravier... Mais finalement ce sera quand même un  sentier! Sale temps pour les chaussures.
Au travers des nuages, j'aperçois parfois la neige sur les autres versants. Je ne dois pas en être loin !
Après une longue montée bien humide, j'arrive sur un vague plateau d'alpage où se trouvent vieux chalets, restaurants fermés, télécabines en fonctionnement et engins de terrassement en action...
Passant sous les câbles du PENKEN EXPRESS, télécabine largement dimensionné, je poursuis en direction du GSCHÖSSWANDHAUS, en fait un restaurant bien situé... et fermé. Il fait froid et il pleut.
Je cherche la suite... Aucun balisage ou panneau concernant le sentier N24 !
Des travaux de terrassement, avec présence de remblais ont enlevé le fléchage et effacé les traces du sentier. C'est par hasard que j'aperçois le logo VIA ALPINA cloué sur un arbre, au fond d'un replat. Je vais vérifier et retrouve la trace... C'est tout bon, le balisage est bien là !
Dans la forêt, je suis attentif à ne pas glisser sur une pierre ou une racine !
Il y a beaucoup de flaques d'eau et de boue sur le sentier... Difficile de bien avancer dans ces conditions.
Je n'arrête pas d'enlever et / ou remettre l'équipement "pluie". J'en ai un peu marre !
Finalement le sentier N24 rejoint un chemin forestier qui contourne une combe et que je remonte... il y aura moins d'herbes mouillées !
Trois VTT me croisent à vive allure... je vais me retrouver sur un guidon !
A plusieurs reprises je passe à proximité d'installations de remontées mécaniques ou sous des câbles de télésièges... Le domaine skiable paraît vaste et regroupe plusieurs villages ou bourgs de la ZILLERTAL, dont MAYRHOFEN.
Après quelques passages de clôtures, je m'imagine spectateur de la scène !, puis une petite remontée au milieu des prés, je rejoins une route goudronnée qui descend en grands lacets... Enfin je remonte vers le village de MÖSL. Tout est trempé et je décide d'en rester là pour ce soir. Je trouve un hébergement et mets un peu de chauffage pour sécher les vêtements.
L'endroit est très beau, le village est au fond d'une vallée latérale à la ZILLERTAL, mais ce soir il est dans la brume !

lundi 18 juillet 2011

R37
 Dès le matin un vent violent et chaud souffle dans la vallée du ZILLERTAL... et apporte de gros nuages noirs. Pressés, les fermiers rentrent les foins, y compris dans des pentes impossibles ! En fait, ils le font rouler ou glisser jusqu'au bas de la pente.
Question : comment ont-ils fauché ?
Aujourd'hui, journée plus calme... C'est une randonnée / étape dans la ZILLERTAL. Vallée glaciaire étroite et sauvage entourée de hauts sommets, en parfaite opposition avec la haute vallée large et ensoleillée. Il y a quelques lignes de haute tension et donc de beaux pylônes, normal il y a un barrage plus à l'amont ! Au moins un qui turbine...
Et puis, il faut bien de l'électricité pour traire toutes ces vaches et accessoirement réduire tant soit peu la fonte des glaciers en luttant contre l'effet de serre. L'énergie hydro-électrique y participe !
Plus sérieusement, je quitte GINZLING dans la matinée. Le tracé suit la rive gauche du ZEMMBACH et circule au travers de prairies où il y a parfois d'énormes rochers. Après être passé devant le Gasthaus KARLSTEG, j'ai un moment d'hésitation. En effet, le Topo précise de traverser la route puis le ZEMMBACH !
Or, traverser le lit d'une rivière à l'aval d'un barrage n'est pas forcément recommandé ! C'est pourtant ce que je fais pour rechercher une trace sur l'autre rive !
En réalité, il faut traverser la route, puis atteindre l'autre côté en restant sur la dite route ! Actuellement, c'est un chantier ! Il fait un peu désordre.
De gros travaux rendent peu visibles les panneaux et surtout ont pour conséquence la fermeture de la voie montante ! Un cheminement piéton sécurisé est mis en place pendant ces travaux.
Je retrouve le balisage et avance rapidement dans les bois. Un rocher fera office de siège ; je mange mes deux sandwichs et j'observe un fermier en train de rentrer les foins... impressionnant d'adaptation et d'efficacité !
Puis je reprends la direction de FINKENBERG, village d'alpinistes et de guides, que j'atteins rapidement... Avant la pluie !
Il n'est pas toujours évident de trouver un hébergement bien adapté en pleine saison. En dehors des refuges, ou c'est le cas quasi général, j'arrive à la réception de l'hôtel, sac sur le dos et bâtons de marche dans une main pour demander une chambre ! Jamais de remarques ou d'étonnement... La randonnée est ici une telle pratique courante !
Finalement je trouve un GASTHOF un peu chicos ! Petit lit et douche... mais avec balcon. Cela fera l'affaire pour la nuit... surtout le balcon !
Ce soir, comme d'habitude, je dîne en tongues !
Dehors, il y a une bonne odeur de foin coupé !

dimanche 17 juillet 2011

R36
Je quitte le village de STEIN en direction du PFITSCHERJOCH / 2275 m. Ce col marque également  la frontière italo-autrichienne.
Sur le haut du village, j'observe les travaux de fenaison et l'utilisation de matériels bien adaptés au relief : moto-faucheuses accompagnées et tracteurs surbaissés.
Il fait beau, mais il a plu dans la soirée et dans la nuit !
Le dénivelé est de 700 / 800 m jusqu'au col. Le tracé est agréable malgré la présence fréquente d'eau de ruissellement sur le sentier.
J'arrive au col et passe au refuge. C'est un grand bâtiment adapté aux nombres de visiteurs qui montent depuis l'Autriche, y compris en VTT... Le bar fonctionne en libre-service !
La descente de la vallée ZAMSER GRUND sur le versant autrichien est magnifique... la haute vallée s'étire en longueur pour le plus grand bonheur du photographe : cascades, ruisseaux, sources et magnifiques arolles.
La vue des glaciers est moins réjouissante... ils étirent mollement leur langue et laissent apparaître de vilaines et grises moraines ou encore la roche sous-jacente. Triste spectacle. Les vaches en détournent la tête !
Je croise deux anglais cyclotouristes qui vont à VENISE à vélo ! Ils veulent traverser le PFITSCHERJOCH et rejoindre le versant italien... Ils avancent vélo par vélo, les poussent à deux ou plutôt les hissent sur ces sentiers rocailleux... Spectacle étonnant ! Nous échangeons quelques mots sur notre quotidien et nos modes de déplacement... Sourires !
Les nombreux randonneurs et visiteurs arrivent essentiellement de parkings situés à proximité d'un barrage où se trouve également le refuge, DOMINIKUSHÜTTE / 1805 m.…
En dessous, la vallée se resserre... Et c'est un changement total de décor ! d'abord parce que l'immense voûte du barrage marque le paysage, mais aussi à cause de la pluie ! Elle s'est invitée une nouvelle fois sous la forme de grosses averses venues de l'autre coté de la frontière  !
Panique sur les parkings et les sentiers !
Je continue la descente par le sentier jusqu'au GASTHOF BREITLAHNER... Hôtel complet. C'est la pleine saison dans la région et il faut descendre plus bas dans la vallée, du coté de GINZLING ou MAYRHOFEN ! Je prends le premier bus et trouve finalement, sans trop de difficulté un hébergement à quelques kilomètres de là, à GINZLING ! 
Voilà qui promet pour la suite !

samedi 16 juillet 2011

R35
Dans l'étape précédente... je m'étais étonné d'écarts d'altitude. J'ai l'explication... DUN est un hameau de la commune de PFUNDERS et les altitudes n'ont rien à voir !
Par ailleurs à DUN, il n'y a pratiquement pas d'hébergement ! Il y a qu'une auberge à PFUNDERS, plus quelques possibilités chez l'habitant !
Enfin, le balisage n'est pas fiable ! Je confirme la nécessité d'avoir une carte topographique afin de trouver le bon cheminement... Pour autant, l'endroit est magnifique.
Départ retardé à cause du brouillard qui tarde à se dissiper. La décision est prise... Malgré le risque d'orage, je vais essayer de passer le col de GLIEDERSCHARTE / 2644 m... choix facilité par le fait qu'il y aurait des possibilités d'hébergement à l'Alpage ENGBERGALM ! Ce qui s'avèrera complètement faux !
Le tracé emprunte une piste qui démarre à DUN, longe longuement un torrent puis bifurque pour aller vers les chalets. Une famille est à l'ouvrage : fabrication du fromage, surveillance des troupeaux, le tout dans des conditions de vie qui paraissent difficiles et rudes ! Après l'Alpage, je remonte, sur un sentier récemment aménagé jusqu'à un beau lac en restant attentif au balisage. Puis, suivant les cairns,  j'atteins facilement le col de GLIEDERSCHARTE. Le brouillard m'attend sur l'autre versant ! Pause déjeuner, quelques photos et je repars pour une longue descente. Au loin, je distingue un bout de glacier... je suis au niveau des nuages ! Ce n'est pas bon signe.
J'effectue cette  descente prudemment... Certains passages sont relativement exposés... en particulier des endroits étroits dans les pentes herbeuses et mouillées, sont à négocier avec un minimum de prudence !
Je ne dois pas être le seul... Les rhododendrons et autres petits arbustes en bordure du sentier servent à s'équilibrer et à s'assurer... ils sont soumis à rude épreuve et dans ces conditions particulières ne grandiront jamais !... Dolce vita !
Des aménagements sont prévus... Tant mieux !
Heureusement cette situation ne dure pas et se normalise.
Je suis accompagné par les sifflements des marmottes, nombreuses dans le secteur et qui ont pris un malin plaisir à creuser leurs trous quasiment sur le sentier... autre risque bien réel, caché par de hautes herbes !
L'orage gronde avec ses premières gouttes !... Au bas de la vallée, je bifurque vers STEIN.  J'arrive au Gasthof où j'avais téléphoné au préalable. Il se met à pleuvoir !