Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

dimanche 2 septembre 2012

R150


La brume du soir a fait place ce matin à un  beau soleil qui vient désormais éclairer le  refuge à l'architecture singulière...Il est déjà l'heure de partir. Le premier col de la journée est situé juste au dessus, dans l'axe du soleil qui s'élève et le sentier qui va m'y conduire est encore dans l'ombre  mais plus pour longtemps.



 Dernier regard vers  le refuge mais mes pensées sont déja ailleurs...J'ai bien écouté les dernieres paroles du gardien:  "Avec un peu de chance vous  apercevrez peut ètre le loup, j'en ai vu à plusieurs reprises ,vers le col " ...Propos intéressants et charmante perspective. L'air est frais, la marche agréable...alors ouvrons l'oeil . Aprés une petite heure, j'atteins le Passo di LAPASSE / 2228. C'est en fait un passage qui donne accés à un vaste vallon formé de pierriers et d'herbe rase, deja bien jaunie par la sécheresse et la chaleur de l'été .


    

C'est également un croisement de plusieurs sentiers qui conduisent à d'autres refuges , vers d'autres horizons..Le mien est un peu plus haut, plein sud et je l'apercois déja . Ce sera le Colle DEL PAS / 2350 m. D'un regard circulaire, je parcours attentivement le paysage...de loup point ! Retour sur  le sentier légèrement descendant pour passer à coté d'un beau lac , puis poursuivre dans des pentes un peu plus raides pour atteindre le col .






L'endroit est particulièrement desert . Pas de randonneur, pas de troupeau.... Ce secteur parait peu fréquenté et c'est vraiment regrettable car les paysages singuliers, qui ne sont pas sans rappeler le Massif des Dolomites, sont magnifiques et les sentiers bien tracés. A des regions ou des parcours trés fréquentés succédent de nombreux cols et itinéraires déserts. Ils auront fait l'essentiel de mes journées sur la Via Alpina.
  L'environnement devient plus mineral et devant moi s'ouvre un nouveau paysage , celui d'une vaste cuvette karstique au fond de laquelle se trouve les ruines d'anciens abris de bergers et un refuge , le BIVACCO SARACCO VOLANTE / 2209 m, non gardé mais  souvent occupé par des spéléologues. En cette matinée, les volets semblent ouverts ...Toute cette région de laVallée du Haut TANARO dispose d'un important réseau de grottes qui dépassent les 150 km de longueur et les 1000 mètres de profondeur



Je descends sur le flanc droit de la cuvette en suivant quelques traces sur ce terrain  blanc et pierreux ...Pas evident ! Des traces partent sur la droite vers une combe, d'autres dans la pente et bien en face ! Retour sur mes pas pour retrouver un autre sentier et le balisage b!anc et rouge . L'orientation a l'air correcte... c'est surement pour moi ! 
 Sur ce ce tracé descendant, je rejoins le surprenant PAS DES MASTRELLE . Il est facilement repérable grace à l'énorme rocher posé en équibilibre sur un autre bloc, en surplomb d'une paroi rocheuse et juste au dessus du raide couloir que je dois descendre. L'endroit est passablement austère...Séquence émotion !







Un couple de randonneurs Italiens me confirme la difficulté du sentier et leur ferme intention de redescendre par un autre itinéraire.
Bien absorbé par l'itinéraire et accessoirement par le loup , je n'ai pas souvent levé les yeux ni observé leciel depuis le départ...Tout est devenu bien sombre et j'entends les premiers grondements de l'orage ...Ne trainons pas !
Quelques virages un peu raides dans la pente suivis par de courtes mais délicates traversées sur du rocher puis un court arrét pour échanger quelques mots avec un spéléologue en route pour le refuge,  j'arrive enfin sous le couvert des premiers feuillus, presque au fond du VALLON DE CARNINO, lorsque l'orage éclate. ...
Brève halte pour enfiler l'équipement de pluie avant de reprendre prudemment la  descente sur un sentier pierreux rendu glissant par la pluie qui tombe en grosse averse ...Nouvel arrét car la trace ressemble désormais à un torrent boueux .Je poursuis la descente dans l'axe du vallon et termine par la traversée d'un vieux et beau village, rejoint par le couple d'Italiens qui a fait demi retour ! 




Puis, je reprends la montée vers le COLLA DEL CARNINO / 1592 m, dernier col de la journée , afin de rejoindre le RIFUGIO MONTGIOIE / 1550 m, point d'étape. L'orage a fait place à la brume et à un temps plus frais ...La journée se termine sur un bon chemin forestier au milieu des arbres puis de quelques pins .Pas de loup mais un serpent dont je croise la route et qui se glisse entre mes pieds, ondulant, avant de  disparaitre dans les pierres du chemin, plus bas ...
Quelques randonneurs dans le refuge et un accueil agréable . Je retrouve le couple de Francais, précédemment rencontrés au Rifugio GARELLI. Aprés le repas, quelques moments d'échanges et de discussions avant un retour rapide à l'étage, dans le dortoir, mais en prenant quelques précautions car l'accés, par une echelle de meunier, n'est ni simple ni aisée, surtout avec un gros sac !
Demain, au terme d'une étape longue de 27 km, je devrai rejoindre ORMEA   ...Il me faudra également trouver un hébergement. Bonne nouvelle, le gardien est d'accord pour avancer l'heure du petit dejeuner !

















R149



Après une dernière volée de marches gravies d'un pas un peu lourd,  me voilà enfin sur la terrasse du refuge. Assis sur un banc pour m'habiller d'une polaire et ôter les chaussures, je lève tranquillement la tète pour admirer, avec le regard posé d'une fin d'étape, le paysage marqué par la brume qui accompagne la fraîcheur prenant ses quartiers du soir sur l'Alpe que je viens de parcourir.
Voilà encore une magnifique journée de randonnée. Je termine l'étape au Refuge Pietro GARELLI / 1970 m où je vais dormir ce soir ! J'avais quelques scrupules à réussir cette longue étape spectaculaire... peu de renseignements sur le topo  mais de nombreux points à lire sur la carte, or je n'en ai toujours pas, et enfin pas de solution ou de possibilité de halte intermédiaire !
 

Aujourd'hui j'ai parcouru une longue étape dans un paysage minéral et sauvage fait de crêtes  de cols, de plateaux et de chemins muletiers désertiques et désertés par les hommes. De tels endroits que l'on ne devrait parcourir qu'un fois car ils sont uniques, pour tout retenir et  ne jamais oublier, sont très évocateurs et finalement ne nous sont pas inconnus. En effet, comment ne pas penser au roman "Le Désert des Tartares" de Dino BUZZATI  et au jeune Lieutenant Giovanni Drogo dans ces paysages d'où peuvent surgir des fortifications, des redoutes au détour d'un chemin, au débouché d'un col ou encore au fond de l'horizon.... à l'image du vieux Fort Bastiano, isolé à la frontière entre le Royaume et l'invisible Etat du Nord, pays séparés par un désert énigmatique et mystérieux. 



Aujourd'hui ce sont ces paysages que je vais traverser... et Drogo que j'apercevrai, auquel je penserai ? Peut-être... si j'ai le temps.
 La journée pourrait débuter comme une lecture des premières pages du livre :
"On ne voyait pas le bout de la route. De temps en temps, à un coude de la vallée, on apercevait devant soi, très haut, taillée dans des pentes raides, la route qui grimpait en zigzag. Parvenu à l'endroit qu'on avait aperçu, on levait la tête vers le haut, et l'on retrouvait encore devant soi, toujours plus haut, la route."
Reposons le livre... le temps presse !
Je quitte Limonetto pour remonter au Col de TENDE / 1869 m. Une des filles de la propriétaire propose de me conduire jusqu'au prochain carrefour, point de départ du sentier qui remonte vers le Col... déjà traversé hier !




Arrivé sur la crête qui marque la frontière, je prends la direction du Colle PERLA / 2070 m remontant quelques pentes équipées de remontées mécaniques. Heureusement ce seront les seules de la journée ! La  trace s'enroule ensuite dans les pentes supérieures de deux vastes vallons avant d'arriver à ce premier col. Je croise et salue un groupe d'ouvriers affairés à remonter le vieux mur de pierres bâtit à l'amont de la piste et par endroits affaissé. Ce sera la seule rencontre de la journée sur un itinéraire également déserté par les randonneurs. Poursuivant sur ce chemin muletier autrefois largement emprunté par les militaires, je rejoins un pas étroit, situé au Nord et en contrebas de la Cime du BEC /2307 m. J'hésite sur la suite de l'itinéraire et décide de continuer sur le même chemin... A priori,  il conduit au Col della BOARIA / 2102 m après un large crochet par le nord. Quelques aménagements et en particulier des murs de soutènement réalisés dans des pentes raides confirment l’intérêt militaire de ce secteur et expliquent les importants travaux réalisés lors de la construction de la piste. Quelques vieux casernements écroulés marquent l'arrivée au col dans un environnement austère, fait de roches et de pelouse alpine déjà jaunie.


Petite pause sous un chaud soleil. Ce matin, j'ai fait un grand plein d'eau. C'est un peu lourd mais je dispose ainsi de boissons en relative abondance et pourrai aller au terme de l'étape sans difficulté !
Retour à la piste pour traverser les pentes supérieures d'un nouveau vallon avec une orientation sud-nord puis passer à droite de La Tête CHAUDON / 2387 m avant d'atteindre un nouveau point, le Colle PIANA / 2214 m, non loin du Refuge "Capanna MORGANTINI " / 2316 m refuge fermé et situé au milieu
d'un vaste espace de pierres et de lapiaz  .


Le paysage est désertique et l'ambiance sauvage... Sur ce vaste plateau calcaire, aucun arbre, rien  n'accroche le regard pour dissiper cette impression d'isolement et de solitude. Un vieux chemin militaire et quelques murets tracés dans le paysage renforce encore ce sentiment d'un lieu désormais abandonné par les hommes... Quelques edelweiss essaient de faire bonne figure, mais c'est bien sec !


Il est clair désormais que je quitte les grandes Alpes, massifs de forts dénivelés dans d’étroits et raides vallons pour des espaces davantage ouverts et dégagés avec un couvert végétal différent et souvent moins dense à cette altitude.  Je suis vraiment seul sur ce chemin muletier puis sur le sentier qui descend au Gias dell'ORTICA, petite dépression verdoyante au milieu de ce grand espace vide !


Autrefois, cet alpage a dû être occupé. Il  en reste une trace sous la forme d'une petite étable à moitié enterrée, faite de murs et d'un toit de pierres.


Retour sur l'itinéraire pour lire des informations contradictoires sur deux panneaux situés à quelques centaines de mètres d'intervalle... Les temps de marche jusqu'au point d'étape du jour, le Refuge GARELLI présentent une différence de plus d'une heure ! Le soir le gardien me confirmera qu'il y a bien une erreur et qu'il l'a déjà maintes fois signalé... mais sans succès. La meilleure solution serait d'enlever le panneau qui
porte les indications erronées... Un simple tournevis devrait faire l'affaire ! 







Le sentier prend alors une direction ouest en direction du Passo del DUCA / 1989 m, en traversant quelques bosquets, puis des bois de pins nains. L'air est chargé d'agréables senteurs de résine. Une raide mais courte montée me conduit a ce dernier col de la journée, en fait un passage étroit qui s'ouvre sur d'autres vallons et me fait plonger sur un autre massif. L'horizon se charge de nuages... brumes ou orages en devenir ?


A partir du col et en quelques lacets, je rejoins une épaule rocheuse... Moment d'interrogation et de doute quand j’aperçois à mes pieds la trace descendante du sentier pour rejoindre le bas du Vallone del MARGUAREIS au point d'intersection avec une autre trace. L'ambiance austère devient plus lourde avec tous ces nuages qui s'accrochent aux sommets voisins .


Arrivé au fond du vallon, nouvelle montée, une dernière pour rejoindre le refuge que je n'ai pas pu apercevoir lors de la descente. Il est certainement dans la brume... ou encore très loin  !
Longe et raide parcours sur la rive gauche du torrent, à proximité de cabanes de bergers, sur un sentier pierreux, cassant et dégradé par le troupeau qui doit être beaucoup plus haut. Je poursuis tout en regardant l'altimètre et le temps qui passe. Cette impatience n'est pas bon signe !
J'atteins enfin un plateau où est posé un petit lac noyé dans la brume. Un vieux panneau en bois signale le sentier pour le refuge. Il n'y a guère de visibilité mais je poursuis dans le brouillard en direction de sonnailles, toujours plus haut... Le refuge est peut-être au dessus. Bizarre les traces du sentier deviennent peu  marquées !
Je suis stoppé dans mon élan par les aboiements énergiques et l'attitude déterminée du gros chien blanc qui surveille le troupeau. " Ici on ne passe pas" dit-il en aboyant une nouvelle fois. C'est un gros chien de race PASTOUR, à l'origine chien de montagne des Pyrénées. Désormais cette race surveille et protège les troupeaux de moutons des attaques du loup. Or, le loup est présent dans la région !
Grâce au chien, je retrouve le bon sentier qui repart sur l'autre versant du vallon avant de déboucher sur un alpage presque plat, qui commence a être envahi par la brume. Le toit  très pentu du refuge apparaît.  Je termine une très belle étape.


Je me présente au gardien qui me conduit au dortoir tout en donnant quelques consignes ou recommandations, conditions indispensables à un bon séjour dans le refuge, heures des repas, menus, propreté des lieux etc...


J'apprécie tout particulièrement le confort et la qualité de l'accueil des refuges Italiens du C.A.I. Des travaux ont souvent été réalisés : douches chaudes, wifi gratuit disponible, petits dortoirs confortables fréquemment ouverts même pour un seul randonneur. Petit geste d'attention toujours bien apprécié !
Quant à la nourriture, elle est à la fois variée, abondante, bien adaptée au régime alimentaire et à la diététique du randonneur.
Après la douche, je lave quelques vêtements puis je rejoins le coin repas pour partager la table avec un couple de français qui parcourent également la Via Alpina.
Au menu cappelletti servis dans un bouillon chaud, assiette de viande et de charcuterie puis fromage et dessert. C'est très bon !
La nuit est tombée sur le refuge désormais isolé dans la brume. Ce soir le lieutenant DROGO est présent sur les remparts du Fort BASTIANO, tout là-haut sur la frontière...
A proximité de LIMONETTO peut-être ?
Ce soir encore DROGO veille, il attend... Ce soir DROGO s'emmerde !
Moi ? je vais dormir...

R148

Hier soir au cours du repas j'ai fait une rencontre étonnante en la personne d'un accompagnateur en montagne précédemment croisé lors d'une étape de la Via Alpina dans les DOLOMITES. Rencontre partagée, étonnée et surtout très sympathique ! Nous échangeons nos cordonnées, persuadés qu'il ne s'agit pas d'un simple hasard... Il habite dans une petite vallée, sur les contreforts de La Chaîne de BELLEDONNE et attend un groupe qu'il va conduire dans le MERCANTOUR ! 

Voila une journée très particulière qui ne sera pas forcément simple...Je dois me plier à l'horaire tardif de l'autocar afin de rejoindre CASTERINO / 1559 m depuis le Lac des MESCHES que je rejoins à pied.
Du village, l'itinéraire emprunte une bonne piste forestière, toujours dans l'ombre d'une belle et vaste  foret de mélèzes. A priori le tracé est évident et je ne me pose pas trop de questions malgré un balisage disons " un peu léger ". Il le sera encore lorsqu'après avoir dépassé la limite des arbres à proximité de La Baisse de PEIREFIQUE / 2033 m, j'apercevrai la longue ligne de crêtes qui marque la frontière avec l'Italie jusqu'au fort Central, à proximité du Col de TENDE. Le paysage est magnifique, quelques petits nuages dans le ciel et surtout une herbe très sèche largement jaunie par la sécheresse. Heureusement pour les troupeaux il y a de nombreux points d'eau !




Aucun  randonneur en cette très chaude journée. Par contre l'endroit est fréquenté par de nombreux VTT mais aussi des motos et quelques voitures... Il y aura beaucoup de poussière tout au long du chemin  ! Je suis étonné de voir autant de forts, casemates et autres ouvrages militaires. Ces constructions et leur architecture témoignent de la complexité des relations entre pays mais aussi des considérations stratégiques pour occuper l'espace frontalier au cours des siècles.




Pour autant  le paysage reste marqué par la présence des troupeaux. La trace me conduit ensuite à proximité d'un important et ancien casernement militaire avant de poursuivre  pour atteindre, toujours par les crêtes les environs du Col de TENDE.






 Je rejoins ensuite  une piste route poussiéreuse et très fréquentée pour m’arrêter quelques minutes dans un grand restaurant d'altitude . Le parking est complet et sur la terrasse finissent de rôtir les derniers touristes...A point qu’ils seront pour redescendre dans la vallée. Je n'ai pas trop envie de traîner dans un tel endroit et je reprends la piste pour basculer sur le raide versant Italien au travers d'un alpage, direction LIMONETTO / 1296 m en suivant un itinéraire bien balisé tout au long de l'ancienne voie Romaine. L'impériale voie est désormais essentiellement marquée par la présence des troupeaux... Cela se voit et cela se sent. J'en conclus rapidement qu'il n'est pas toujours aisé de marcher ainsi dans les traces des anciens !

Peu de temps après,  j’aperçois un grand et beau chalet qui  pourrait ressembler à une auberge ou un gîte. Le drapeau Italien hissé tout en haut du mat le confirme et cela serait une bonne opportunité qui m’éviterait de continuer jusqu'à LIMONETTO !
Accueil courtois dans ce chalet réservé à quelques " happy few ". Les tarifs sont élevés et les propriétaires m'informent qu'ils n'ont plus de chambres disponibles... Je reprends le sac, un peu déçu mais finalement soulagé... Ce n'était pas pour moi qui dîne les tongues aux pieds ! 


Après avoir ouvert puis fermé quelques barrières au passage de propriétés, je retrouve la voie Romaine non loin et  au dessus du bourg. J'interroge un riverain qui me confirme la présence de plusieurs hôtels quelques kilomètres plus loin dont l'Hotel Edelweiss qui pourrait disposer de chambres libres.
Un coup de téléphone... c'est d'accord ! J'ai quelques problèmes et hésitations à trouver le bon itinéraire pour rejoindre l’hôtel. Suite à une information ou indication mal interprétée, je franchis avec quelques difficultés une clôture puis un petit fossé, au fond d'un parc boisé, et me retrouve dans la propriété d'une maison de retraite ! Sentant déjà l'odeur de la soupe et redoutant l'assiette du soir garnie d'une tranche de jambon blanc je me fais le plus discret possible pour ouvrir le grand portail de l'entrée devant un certain nombre de résidents et leur famille. Ce n'est pas évident avec le sac à dos et les bâtons de marche.
Ils sont très étonnés mais finalement ne me retiennent pas. Je leur laisse le soin de repousser le verrou de l’intérieur !
Juste en face, de l'autre coté de la route... voici l’hôtel. J'arrive sur le parking. Dernier coup de reins... la terrasse et la réception sont à l'étage. L'accueil est très cordial et le repas excellent dans une ambiance familiale. Pas de jambon mais des pâtes "al dente" que je recouvre avec grand soin et gourmandise de parmesan !
Je garderai le souvenir d'une belle étape dans un environnement exceptionnel. Je quitte les grands massifs de l'ARGENTERA et du MERCANTOUR pour de nouvelles montagnes et d'autres reliefs avec une géologie bien différente... Dès demain je vais les découvrir, toujours disponible et les yeux "grand ouverts" sur ces prochains horizons.