Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

lundi 16 juillet 2012

R 106


Je suis réveillé par les sonnailles des troupeaux... heureusement !

Bon petit déjeuner et en route, direction plein sud vers le COL DES ESSETS / 2015 m. Il fait beau mais le ciel se couvre rapidement... Il devrait pleuvoir dans l'après midi. Rapide et agréable descente vers l'alpage de LA VARE / 1768 m admirablement situé sur un petit col à proximité d'un verrou glaciaire et à l'entrée d'un beau pâturage. Plusieurs vieux chalets font le décor ainsi que deux yourtes !
Je poursuis la descente sous les premières gouttes de pluie. Subitement la forêt s'imprègne d'un étrange silence... Je suis seul. Traversée rapide du petit d'alpage LE RICHARD / 1533 m suivit d'une descente mouillée et glissante sur le vieux chemin empierré. Je suis toujours étonné et admiratif des efforts fournis par tous ces générations de "paysans des cimes" pour découvrir puis rendre accessible de nouveaux espaces de fauche ou de pâtures pour les animaux. La "lecture" du paysage devient et reste passionnante pour le "Via Alpiniste" curieux ! Sous la pluie arrive à PONT DE NANT / 1253 m ... Faute d'autres informations sur la météo, je préfère en rester là pour aujourd'hui... Il y aura des jours meilleurs !




Je trouve une place dans le dortoir de la seule auberge du hameau.... Douche, lavage du linge puis, profitant d'une pause des averses, je fais une visite détaillée du très beau jardin alpin où sont réunies des plantes et des fleurs de toutes les montagnes du monde ! En ce début d'été les massifs sont en pleine floraison... au hasard les pavots, les campanules et autres chardons bleus.
Un groupe de randonneurs français arrivent dans le dortoir et s'installent pour la nuit. Ils arrivent du refuge de DEMECRE mais à cause du mauvais temps n'ont pu passer par le COL DES PERRIS BLANCS.... C'était mon objectif du jour. Il reste mon objectif pour demain !







R 104/105







Cette étape est particulière… Non sans émotion, je vais traverser l’Alpage de Derborence qui n’est pas un endroit comme les autres !
Un éboulement détruisit une grande partie du site au cours du XVIII° siècle et fit de nombreuses victimes dans les mayens de l’alpage…
En 1934, un écrivain suisse Charles Ferdinand RAMUZ écrivit un magnifique récit à partir de cette tragédie. Le beau texte qu’est «DERBORENCE » rappelle le drame mais décrit aussi des scènes de la vie paysanne aux caractères rural et familier. C'est certainement la plus belle œuvre de C.F. Ramuz !
«Derborence, le mot chante doux ; il vous chante doux et un peu triste dans la tète. Il commence par un son assez dur et marqué, puis hésite et retombe, pendant qu’on se le chante encore, Derborence, et finit à vide ; comme s’il voulait signifier par là la ruine, l’isolement, l’oubli. Car la désolation est maintenant sur les lieux qu’il désigne… Et, si loin que le regard porte, il n’y a plus rien que des pierres, encore des pierres, toujours des pierres. Depuis deux cents ans à peu prés.»

Magnifique poème en prose, à lire ou à relire !
Après un solide petit déjeuner je quitte l'hôtel du SANETSCH pour une courte montée en direction de l'Alpage de TSANFLEURON / 2113 m. Je cherche le départ de l'itinéraire vers le Col de SEX ROUGE / 2304 m... un panneau mal orienté indique les grands espaces ! Finalement je me dirige vers les bâtiments de la fromagerie. La traite du matin vient de se terminer et j'interpelle une jeune femme en train de décharger un 4x4. Originaire de Normandie elle partage ses activités entre le travail sur l'alpe et la fromagerie de SAVIEZE, plus bas dans la vallée. Sympa, elle m'invite à jeter un coup d'oeil a la fromagerie ! J'achète quelques fromages  pour la route !  et elle me confirme que le tracé démarre derrière les bâtiments... Peu fréquenté l'itinéraire se repère par un marquage sur les rochers et quelques piquets rouge et blanc… aux couleurs conventionnelles.
Après quelques hésitations, j'arrive à repérer quelques traces pour suivre le bon itinéraire le long d’un talweg ou coule un torrent dans son lit sablonneux, légèrement à droite des bâtiments. J’essaie d'avoir plusieurs repères visuels afin de faciliter le cheminement sur ce qui ressemble à un lapiaz. Pas evident avec ce grand soleil qui éclaire vivement ce vaste paysage !
Je poursuis sous un petit ressaut rocheux. Beaucoup de petits névés obstruent toujours la trace et ralentissent la marche. Arrivé à une bifurcation sous un gros rocher, je n’ai pas le choix : Le sentier disparait sous une longue et haute congère . Il  me faudra  remonter une importante et raide plaque de neige en creusant des marches à grands coups de pieds et en m’aidant des bâtons ! Connaissant les risques et les dangers de traversées de plaques de neige , j'aborde ce passage avec précaution  !
Arrivé en haut de ce passage délicat, j'aperçois enfin le col que j'atteindrai après avoir traversé un autre lapiaz , puis une belle pelouses alpine et finalement remonté un nouveau et grand névé.
Petit arrêt casse croûte, quelques photos et c'est la descente direction GODEY / 1374 m et DERBORENCE / 1458 m. J'atteins le fond d'un vallon pour partir dans une mauvaise direction... la trace située au fond d'une courte combe disparaît sous la neige ! Courte remontée au milieu de lys blancs pour arriver sur un petit replat avec quelques vieux chalets. Je continue sur un vieux chemin d'alpage.

La descente continue d'abord par la traversée d'une pente très raide au dessus d'une falaise que je descendrai par une fissure équipée de cordes et d'échelles... Passage délicat, raide et impressionnant à ne pas emprunter par temps humide...Ce premier jour est presque une journée initiatique !
La suite est une succession de lacets sur un sentier pentu et pierreux, sous un chaud soleil, avant une longue traversée au dessus d'un lac de barrage pour atteindre GODEY, en principe étape du jour.
Il fait beau et j'ai encore quelques ressources... Je décide de poursuivre jusqu' à ANZEINDAZ / 1888 m, la prochaine étape qui est à 3 / 4 heures de marche. Traversant la belle forêt qui s'est développée sur le gros éboulement de DERBORENCE et qui fait l’objet d’une protection particulière, je fais quelques photos de fleurs et surtout le plein d'eau sur le bord d'un petit torrent descendu tout droit des DIABLERETS dont j'aperçois l'impressionnante corniche de neige !






Après une agréable montée dans un sous bois de mélèzes, la trace rejoint le torrent du CHEVILLETAL avant de le traverser au niveau de l'alpage du GRENIER. Le sentier s'élève rapidement avec de raides et grands lacets pour franchir une brèche sous une cascade puis rejoindre le vaste plateau qui donné accès au PAS DE LA CHEVILLE / 2025 m, col tranquille sous les hautes falaises des DIABLERETS à proximité duquel j’aperçois deux petits renards et leur mère !
C'est dans ce vaste espace de pâturages, au milieu de très nombreux troupeaux et de leurs sonnailles que je termine cette journée de marche, un peu fatigué en ce début de VIA ALPINA !
Je fais le tour du hameau d’alpage pour chercher un hébergement. Faute d'autre solution, je rejoins le refuge GIACOMINI... Ce soir, c'est le seul refuge ouvert mais c'est également le plus cher ! Accueil très cordial et agréable, soupe aux croûtons puis douche.... Le gardien est étonné et s'inquiète de la faible affluence en ce début d'été . En effet, je suis seul dans un grand dortoir. La nuit sera calme .


R 104

Retour à STEIG sous un ciel menaçant mais qui parait s'améliorer rapidement. Serait enfin le beau temps, En effet, la météo a largement retardé la date du départ et aujourd'hui j'ai l'impression de reprendre l'itinéraire en marche...
 Bien sur pour ce nouveau départ il me manque de bonnes sensations et quelques marques ! Au fond de moi, je suis certain que quelques dénivelés à quatre chiffres, un ou deux sentiers un peu cassants et les premières hésitations sur l’itinéraire devraient largement faire l’affaire pour être à nouveau sur la VIA ALPINA.

Un peu goguenard et amusé, je regarde les autres voyageurs qui prennent également le train. Evidemment ils ont tous des valises et des billets...Normal, ils partent en Suisse ! Venant de Genève et après un premier et court arrêt à Montreux, je reprends le sac à l’arrêt du Car Postal… direction le Col du SANETSCH où j’ai prévu de faire étape.... 1100 mètres au dessus ! Le sentier démarre à proximité d'un petit téléphérique dont les installations sont un peu masquées par de grands arbres !
Petit moment d'hésitation. Bon, il faut y aller! Le chemin forestier grimpe rapidement au travers de la forêt en direction de la faille de ROTE GRABEN puis déroule ses lacets pour traverser quelques raides ressauts rocheux. Autrefois ce passage était emprunté par les habitants des vallées voisines pour leurs échanges ou pour faire paître le bétail et le tracé est taillé en conséquence, y compris dans la roche.

Je monte régulièrement sous la chaleur de cette fin d'après midi... un peu pénible la mise en jambe ! Je lève la tête et aperçois enfin  le ciel devant moi et la gare du téléphérique un peu sur la droite... Puis voilà le barrage et sa retenue d'eau et enfin tout au fond le Col du SANETSCH. Je longe le lac sur la rive gauche en marchant sur la route de service pour traverser le Col en laissant sur la droite deux bâtiments d'alpage utilisés pour la fabrication de fromages. Légèrement en contrebas, j'aperçois l'hôtel du Sanetsch. L'accueil est chaleureux... et la bière fraîche ! Ce soir je serai seul dans le dortoir. Douche puis un bon plat de pâtes sur la terrasse face aux grands sommets du VALAIS dont le CERVIN et la DENT BLANCHE. En principe, c'est parti pour MONACO!


mercredi 14 décembre 2011






R ( )  Avec un R comme Retour… 
Cette étape, car c’en est une sur la trace qui conduit à MONACO, se présente comme une parenthèse dans l’attente d’une suite dès le printemps prochain. L’aventure a été belle et intense, surprenante aussi car chaque jour apportait son lot de découvertes, de bonnes ou de mauvaises surprises… loin de la banalité de la chose déjà vue.
Les coups de colère et la fatigue ont été aussi du voyage et il a fallu parfois se remotiver dans les moments de solitude… les fins d’après midi orageuses, le brouillard et bien entendu la pluie car il aura vraiment plu en ce bel été 2011 ! 
Parfois, le regard interrogeait un abri, un coin sous un rocher ou une grange à foin… comme autant de possibilités pour poser le sac et dormir mais certainement aussi pour se rassurer ! J’ai rencontré deux jeunes Allemands qui, non seulement avaient cette même sympathique démarche, mais allaient également vérifier les accès et ouvertures des granges et chalets d’alpage situés à proximité de la trace… !
J’ai marché avec la foi du charbonnier "la charrue accrochée aux étoiles et la pluie entre les dents", ayant parfois le sentiment de « traverser » l’itinéraire dans l’urgence, en spectateur un peu dépassé, courant  derrière et évitant de se retourner.
Maintenant, après avoir posé le sac, je réalise enfin que j’ai bien été acteur de cette belle aventure… Réaction surprenante mais bien réelle. Revenons un peu en arrière… Au fil du temps la VIA ALPINA était devenue une évidente nécessité, un moyen élégant et ambitieux d’aborder ainsi une synthèse de ce massif aussi bien sur le plan géographique,  historique que humain. Depuis longtemps, je souhaitais m’inscrire dans un tel projet et je ne le regrette  pas !
J’ai fait le choix de partir seul et sans cartes. Les seules achetées l’avaient été avant le départ et concernaient les Alpes Slovènes et le Massif du TRIGLAV. Finalement, elles sont restées en France faute de place dans le sac. Elles sont  à vendre…
Toutefois, j’avais la carte de la VIA ALPINA, les cartes IGN ou Michelin, mais au 300 000ème, de la SLOVENIE, l’ITALIE, l’AUTRICHE et la SUISSE. Elles m’ont parfois aidé, quand j’avais le temps, à me situer sur le grand arc ALPIN… C’était  un  minimum !
Mon projet était avant tout un objectif de parcours plus qu’un objectif de destination. Je voulais d’abord m’inscrire dans la durée sur un itinéraire avec en tête quelques phases ou étapes « clefs » :
- la SLOVENIE- INNSBRUCK
- OBERSDORF- la FRANCE


Autant de repères et de bornes sur un itinéraire dont le tracé en zigzag est bien éloigné de la belle épure de l’Arc Alpin ! 
Le sac était un sac MILLET Expédition 65, acheté en SLOVENIE pour le confort et le volume disponible. Je portais un poids moyen de 13 à 14 kg, parfois un peu plus après avoir fait le plein de boisson et de provisions pour les repas de midi, c'est-à-dire fromage, saucisses fumées et pain de seigle !
Malgré tous mes efforts pour bien équilibrer ce sac, j’ai eu de manière continue des problèmes de maintien du réglage des courroies et attaches. Ces glissements intempestifs ont été un réel handicap tout au long de l’itinéraire ! A mon retour, je suis entré en contact avec MILLET, afin de faire tester cet équipement qui réellement présentait un défaut de fabrication.
Depuis, le problème a été résolu et le matériel est en cours d’échange et/ou de modifications… Attitude correcte et responsable de la part du fabricant ! 







J’avais bien réfléchi sur l’itinéraire et un copain, VIA ALPINISTE, m’avait donné quelques conseils. La traversée de l’Arc Alpin par l’itinéraire ROUGE s’est imposée comme une évidence car je ne connaissais ni les ALPES CARNIQUES,  ni les ALPES de BAVIERE ou encore  le TESSIN.
Par ailleurs, j’avais hésité à préférer l’itinéraire JAUNE au départ de TRIESTE, choix vite abandonné par peur des orages et de la chaleur en été. Pour rappel, ce tracé emprunte le SIMILAUN PASS, important et manifestement ancien col Alpin, ou a été découverte la momie d’OETZI.
Un jour, peut être, je ferai ces quelques étapes au départ d’INNSBRUCK ou de BOLZANO.
J’ai parcouru fidèlement l’itinéraire ROUGE. Les quelques, mais rares, écarts ont été le fait du mauvais temps ou d’une erreur d’itinéraire, sachant que le pire des crimes est de ne pas avancer… ! Et il en sera de même jusqu’à MONACO, dès la fin du  printemps 2012.

Que dire ?
Une évidence, les ALPES sont belles et  les traverser est bien sûr un voyage dans l’espace, mais aussi dans le temps car les Alpes sont  terres d’Histoire. 
Un constat, les ALPES se transforment et les rapports avec l’homme sont désormais bien changés. L’Alpe autrefois refuge, à longtemps protégé les hommes par l’isolement et l’éloignement. Il doit désormais et à son tour être protégé. Il y a des signes qui vont véritablement dans ce sens, c’est encourageant et même rassurant !
Un souhait : La VIA ALPINA et ses « parents » fondateurs doivent poursuivre et s’engager désormais hors des traces et des chemins battus afin de faire vivre ce beau projet. 
Pour revenir sur quelques points forts, j’ai réellement apprécié la traversée de la SLOVENIE malgré de grosses ampoules et le côté folklorique du balisage. En effet, même quand on se trompe il y a souvent le marquage rouge et blanc.
En fait, ce balisage est insuffisamment sélectif et il n’est pas vraiment amusant de se perdre ainsi sur de multiples sentiers balisés mais qui ne conduisent pas forcément au bon endroit !
Parfois le seul panneau de la journée portant le logo VIA ALPINA indiquait la ligne d’horizon sur l’autre versant de la vallée, semblant dire "c’est certainement là bas qu’il faut aller !" …Grand moment de solitude !
La traversée des ALPES CARNIQUES a été difficile. J’ai souvent marché à la poursuite des horaires indiqués… et seul, car toujours à contresens des autres randonneurs. C’est un long parcours de crête à cheval sur la frontière entre l’Italie et l’Autriche qui se termine au pied des DREI ZINNEN dans les DOLOMITES, magnifiques comme le TYROL du SUD, autre « perle » du parcours.
L’AUTRICHE de l’ARLBERG et de la SILVRETTA a été à la hauteur de sa réputation avec de magnifiques étapes Alpines au cœur du massif avec juste ce qu’il faut d’engagement pour apprécier, le soir venu, l’ambiance du refuge dans le "stube" en partageant et buvant quelques bières tout près du poêle de faïence. Souvenirs, souvenirs… déjà !


Il est difficile d’oublier les belles étapes de la VALTELINE, région Alpine bien engagée dans le projet de la VIA ALPINA avec des refuges, anciens casernements de douaniers, désormais propriétés des communes et gérés de manière exemplaire par des bénévoles… Quel accueil et quelle qualité de nourriture… Surtout ne changez rien !
Le TESSIN a été aussi un grand moment avec quelques étapes marathons et des dénivelés impressionnants dans des paysages sauvages. Une fréquentation plus assidue et plus marquée des sentiers ne ferait pas de mal et ne pourrait qu’améliorer leur entretien !
Je conserverai longtemps le souvenir de la descente par un sentier « cassant », très raide et glissant, au milieu de l’orage, vers PIAN SAN GIACOMO, au pied du Passo SAN BERNARDINO ! 1200 m de dénivelé effectués en jurant et pestant contre la terre entière pour atteindre enfin la vallée sans trop de casse,  juste avec de « grosses ampoules » au moral … Ce soir-là j'ai échappé de justesse au bivouac dans un abri-bus !
Je n’oublierai jamais les bouquetins rencontrés sur la trace, l’odeur du foin coupé, les spaghettis préparés à 10 heures du soir, la joyeuse colère de la responsable du Refuge BIELLA dans les DOLOMITES heureuse de servir un français certainement  "un peu fou" , la chaleur du dortoir sous la couverture alors que l’orage se déchaine dans la nuit, ou encore la douche glacée… et payante à KNORRHUTTE !
Le Topo guide de la VIA ALPINA a été apprécié au jour le jour. En l’absence de cartes, ce Topo m’a été très utile, présentant le descriptif de chaque étape avec un regard sur les aspects culturels, géographique et historique. Bref, de quoi ouvrir et lever les yeux sans perdre de vue les pierres du chemin…
Si j’osais, je complèterai avec quelques interrogations sur la traduction parfois fantaisiste et pleine de surprises de ce Topo… Je garde un souvenir ému et rigolard des « gares ferroviaires » et  des « voies ferrées » dans certaines stations d’altitude au cœur des Alpes ! … Car c’est ainsi, le traducteur se prenant allègrement la plume dans les câbles puis dans les mots, que sont traduits les termes allemands signifiant téléphériques, câbles et pylônes !
Il y a aussi quelques erreurs qui seraient à corriger : temps de parcours incomplets ou tronqués, passages de cols allègrement « sautés » ou négligés, adresses d’étapes privilégiant la "mauvaise bouffe". Enfin, le recensement d’hébergements de bonne qualité avec des tarifs bien adaptés reste encore à faire pour la SUISSE, pays de tourisme par excellence mais dans lequel l'abri anti-atomique des années 1960-70  reste souvent la seule alternative économique pour le VIA ALPINISTE. Vraiment pas de quoi faire la bombe !
Voilà pour quelques points marquants. Bien entendu, l’aventure, les rencontres étaient  au rendez-vous, chaque jour, certes  pas toujours au bon endroit ou au bon moment !
Finalement, c’est comme ça et c’est bien. J’ai ainsi marché avec un livre sous les pieds et l’œil émerveillé... toujours.
Maintenant l’hiver est là, j’ai accumulé beaucoup d’images et de souvenirs qui vont m’accompagner… Ce sera également le temps pour relire "Le chemineau de la montagne" qui raconte les exploits de Léon ZWINGELSTEIN ou encore quelques belles pages de Pierre TERMIER. Pour ne pas oublier cet été-là...
Je voudrais fermer ce premier chapitre en citant une phrase de Saint AUGUSTIN : "Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page"...