Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

vendredi 2 septembre 2011


R81/R82
Autrefois, les Walser, originaires du Valais, se sont installés en haute altitude, souvent à plus de 1500 mètres, dans des vallées reculées, inhospitalières et jusqu'alors inhabitées, comme ici à JUF.
Tout au bout d'une verdoyante et sauvage vallée, quelques dizaines de personnes vivent ainsi toute l'année dans ce VAL d'AVERS, à proximité du Col de SEPTIMER et du STALLERBERG. Ces paysans de la montagne, suivant la tradition Walser, vivent de l'élevage dans le plus haut village d'Europe, à l'ambiance si particulière et situé tout au bout de la route, à l'entrée de la haute vallée et loin au dessus de la forêt.
Après une bonne nuit, les dénivelés et la distance de la journée évitant généralement toute insomnie, voilà un nouveau grand moment : l'heure du petit déjeuner à l'hôtel EDELWEISS !
Je quitterai ce très beau village de JUF après avoir avalé quelques tartines de pain sur lesquelles j'essaie d'étaler le contenu de trois mini-pots alu de confiture et une fine tranche de fromage industriel... Le beurre n'était pas salé mais l'addition l'était... "On ne change pas une équipe qui gagne" !
Je descends la vallée, suivant les indications du topo-guide, et plus particulièrement vers INNERFERRERA / 1480 m, objectif de la journée.
Les marmottes sifflent mon départ comme elles avaient salué mon arrivée... Auraient-elles des consignes ?
Il fait grand beau et les agriculteurs sont déjà en train de faucher l'herbe, très haut sur les pentes.
Je traverse les localités de JUPPA puis PURT pour, à partir de CROT et CRESTA, suivre l'ancien chemin de la vallée au fond d'une gorge, au-dessous de la nouvelle route et parfois sur l'autre versant.  Après les alpages et les grands espaces de JUF, j'arrive à l'altitude de paysages boisées assez spectaculaires puis à une vallée très étroite où INNERFERRERA dispose au soleil ses quelques maisons et une église !
J'arrive à destination en début d'après midi... il fait beau et je décide de poursuivre en direction du PASSO DI NIEMET / 2295m pour rejoindre ensuite le  RIFUGIO BERTACCHI / 2196m... en ITALIE !
Depuis INTERFERRERA, l'itinéraire est bien balisé. A proximité du pont routier qui enjambe les gorges, il y a un autre pont en bois qui donne accès au chemin forestier pour l'ALP NIEMET / 2295m...


La piste fait de grands lacets dans la forêt d'épicéas, mais elle monte ! Il fait chaud, très chaud. Péniblement j'avance...
Des travaux pour supprimer les risques de ravinement sur le chemin lors d'orages sont en cours... Un 4x4 s'arrête. C'est l'ingénieur du chantier qui propose de me conduire au PUNT DALA MUTTALA / 1823 m, où il a rendez-vous avec son équipe !
Difficile de refuser dans ces conditions !
Quelques minutes plus tard, je reprends le sac pour une longue montée vers l'ALP NIEMET et avec un fort et pénible vent de face. De beaux pâturages et de nombreux troupeaux occupent le vallon. Il y a aussi quelques chalets et étables dont certains paraissent encore occupés.

Je suis toujours impressionné par le travail des hommes qui ont aménagé ainsi l'espace Alpin... des chemins parfois recouverts de grosses dalles, des chalets et étables mais aussi des murets pour délimiter les propriétés ou protéger les troupeaux dans des espaces clos, très souvent dans des lieux difficiles d'accès.
Autant de discrets lieux de mémoire de l'aventure et de l'histoire d'un monde qui disparaît ...
De l'ALP NIEMET au PASSO, le chemin laisse la place à un sentier qui s'égare parfois au milieu de rochers. J'essaie de me repérer en cherchant des marques de balisage sur les rochers.
En effet, si l'orientation est facile, le col est bien dans l'axe du vallon,  il n'en est pas de même pour trouver le bon cheminement au milieu des rochers, du torrent, des terrains marécageux et souvent boueux.
Au col, je croise quelques randonneurs venus d'ITALIE... J'aperçois, juste en dessous, un beau lac et à côté le RIFUGIO BERTACCHI.
Je m'arrête quelques instants. Le refuge paraît complet et surtout bien bruyant ! Comme par ailleurs les prévisions météo ne sont pas terribles, je préfère poursuivre la descente... Le refuge STUETTA est à environ 1h30. Je contourne une vaste combe par un sentier souvent très aérien, avant de poursuivre en direction du LAGO DE MONTESPLUGA, lac de barrage. Le refuge est situé un peu en dessous, à proximité d'une petite route.
Accueil très sympathique de l'équipe, il y a peu de monde.  Au menu ce soir : Tortellini au pesto, sauté de chevreuil et polenta puis tarte maison. Tout est excellent et le prix correct !
L'ambiance est courtoise, chaleureuse, mais aussi feutrée et soignée comme dans les anciens refuges... tapis dans les escaliers et lambris vernis sur les murs. J'espère que les importants travaux de rénovation prévus dès l'an prochain ne modifieront pas trop le caractère du refuge...
Je prends mon repas avec un Cristallier, amateur mais passionné, qui parcours les Alpes, y compris le massif du Mont-Blanc, à la recherche de cristaux de roche... Il me montre quelques belles pièces.
Ce soir le ciel se couvre et je suis inquiet pour l'itinéraire de demain !




R80
Finalement, j'ai bien dormi ! Hier soir j'ai "séché " les cours d'italien, ou
de danse traditionnelle ! Ce matin je suis en forme... au moins pour le petit déjeuner !
Cette Association SALECINA est une fondation dont les objectifs sont la formation et les vacances ! Alors pourquoi pas ?
Après avoir remercié et salué les résidents, départ pour MALOJA... Le bourg s'étale le long de la route. J'aperçois le grand et beau chalet de Giovanni SEGANTINI qui manifestement ne vivait pas comme les paysans qu'il représentait sur ses tableaux! Plusieurs panneaux illustrés de reproductions de tableaux rappellent les lieux où l'artiste a posé son chevalet...
L'épicerie reçoit ma visite pour quelques achats avant le départ...
Non loin de la Poste, je retrouve le sentier. Il y a de nombreux randonneurs qui montent jusqu'au lac LAG DAL LUNGHIN / 2484m, très peu continuent  jusqu'au col PASS LUNGHIN / 2645 m...


Pour la suite de la journée, je serai seul sur l'itinéraire jusqu'à JUF / 2126 m. Le sentier grimpe rapidement avec de nombreux lacets pour passer plusieurs ressauts rocheux au milieu de beaux alpages avec quelques bien curieux animaux !
Un dernier coup d'oeil sur la vallée de L'ENGADINE pour apercevoir une dernière fois les beaux lacs de vallée qui font tout le charme de la région et sur lesquels s'effectue chaque hiver une course de ski de fond : " le MARATHON de L'ENGADINE ". J'ai eu l'opportunité d'y participer...
Ce lac DAL LUNGHIN est magnifique,  tout coincé qu'il est entre deux verrous glaciaires.
Jusqu'alors raide et cassant, le sentier devient beaucoup plus agréable et facile jusqu'au col, mais dans un environnement minéral et sauvage... Je monte rapidement pour l'atteindre et aussi pour évaluer et apprécier ce qui m'attend de l'autre côté.
Du PASS LUNGHIN les eaux partent dans trois directions... Les mers Adriatique, Baltique et Noire !

Par quelques lacets, puis une longue traversée, je redescends facilement au  PASS SEPTIMER / 2310 m, haut col de montagne qui a eu une importance historique dans les échanges entre les vallées de BREGALIA (Val Bregaglia) et OBERHALBSTEIN.
Passage connu des Romains, il a été très fréquenté au Moyen-Age pour perdre son importance après la construction des routes des JULIER et MAJOLA PASS. A part le chemin empierré, il reste aujourdhui des alpages et quelques chalets d'estive.
Un cours arrêt, le temps de quelques photos puis d'un coup d'oeil sur la prochaine étape, un col situé à 1h30 mn de marche,  et je reprends cette nouvelle et dernière montée de la journée. Rapidement je rejoins le lac LEG DA SETT, petit lac d'altitude.
Il y a plus de deux mois que je marche et la forme est désormais au rendez-vous pour "avaler" au quotidien ces dénivelés et ces distances parfois impressionnants. Par contre, l'impossibilité chronique d'équilibrer correctement et durablement mon sac à dos MILLET reste vrai handicap.
C'est ensuite une marche régulière et agréable dans les alpages, puis dans des pierriers, en particulier sous un vaste appareil de rochers qui s'est écoulé à la manière d'un glacier. Le sentier passe juste au-dessous, puis sur le flanc droit et c'est vraiment impressionnant.
Un dernier ressaut dans quelques rochers, un assez long faux plat et j'arrive enfin au FORCELLINA / 2672 m, important passage Alpin vers JUF.
La vue est magnifique et s’étend vers le sud sur les sommets de l’Engadine et du Val Bregaglia.

Aujourd'hui, pour la première fois, je prends conscience et ressens la réalité de ma solitude dans ce vaste espace... Rien de grave docteur mais bien au contraire une certaine jubilation et une vraie plénitude d'être là !

Depuis le col, j'aperçois un petit lac qui brille au soleil. Je contourne un épaulement de roches et j'aperçois JUF...

Petit village de fond de vallée, à proximité  duquel quelques fermiers et éleveurs poursuivent leurs activités, fauchent ou ramassent le foin très haut sur les pentes, à la limite de l'équilibre de leurs petits engins.
Le chaud soleil de cette fin d'après midi m'oblige à m'arrêter quelques minutes pour remettre de la crème solaire sur jambes et visage... Ca brûle ! J'en profite également pour vider la gourde.
La descente est raide et rugueuse et le sentier inscrit de grands lacets sur le flanc droit de la haute vallée avant d'arriver dans les prairies de fauche, à l'altitude du village...


De nombreuses marmottes m'adressent de brefs sifflements pour accompagner les derniers mètres.
J'arrive à l'auberge EDELWEISS !
Les propriétaires devraient faire autre chose... Je passe volontiers sur le philodendron et l'aquarium qui tronent au milieu de la salle à manger, mais pas sur le repas... un bouillon préparé à partir de sachets, un " cordon bleu " véritable pompe à huile, des haricots verts juste sortis de la boîte et à peine égouttés et enfin une fine tranche de bûche glacée "tirée" d'un rayon de supermarché... Et ça se passe en Suisse !
Il est vraiment dommage de terminer ainsi une belle journée en montagne.
Amis Via  Alpinistes voilà ce qui vous attend à JUF !
Après le repas, je fais quelques pas dans ce tout petit village du bout du monde. J'échange quelques mots avec un jeune ouvrier agricole, employé chez un des fermiers du village. Il me confirme le danger du ramassage du foin par utilitaire surbaissé... Dans l'après midi un de ces engins s'est trouvé coincé dans la pente et a mis un grand moment pour se remettre dans une bonne position de travail et redescendre au village !
L'itinéraire de demain prévoit une nouvelle étape en Suisse... Je vais essayer d'aller jusqu'en ITALIE. Ça suffit !
R79
Village le plus haut du VAL MALENCO, CHIAREGGIO est un bel endroit ! De plus il fait beau !
Je prends la direction de MALOJA, d'abord en remontant  une petite route jusqu'au hameau de PIAN DEL LUPO / 1625 m. 

L'itinérai-re prend alors la direction Nord-Ouest vers le PASSO DEL MURETTO / 2563 m.
La première partie  s'effectue sur un chemin forestier bien entretenu et bien tracé... Par une série de virages courts, je prends vite de l'altitude...
Je me retourne pour admirer la face nord MONTE DISGRAZIA / 3678 m qui fait le spectacle au fond et au dessus du cirque glaciaire !
Le chemin est très ancien et a été un lieu de passage très fréquenté au cours des siècles... Il y a encore de vieux et solides murs de soutènements et plus haut, la trace a été également faite par la pose de grandes dalles au milieu des rochers !  Il a longtemps été emprunté par les caravanes de mulets qui emportaient les  vins de la Valteline et les lauzes de toits extraites dans le val Malenco. Il fut aussi utilisé plus récemment par les habitants de la vallée partant à la recherche d'un travail en Suisse ou pour la contrebande.
La montée devient plus exigeante sur de grosses dalles de pierre, en traversant de gros éboulis en direction d'un passage plus étroit encombré d'importants névés. Il y a beaucoup de vent, j'approche du PASSO...
Voilà la borne qui marque la frontière avec la Suisse !
Pause déjeuner avec la polaire et petite "bulle" au soleil...  Au moment de prendre la descente, je vois arriver les 3 randonneurs hollandais rencontrés hier et qui terminent leur circuit, ce soir à MALOJA / 1814 m.
Le versant suisse du col est beaucoup moins agréable... Certains passages dans des éboulis sont très raides étroits et, bien sûr, c'est toujours dans de tels endroits que je croise d'autres randonneurs !
La descente, cassante et fatiguante, s'effectue ensuite sur de gros blocs de rochers et j'essaie de suivre les traces !


La vallée s'élargit à PLAN CANIN / 1965 m... j'aperçois le LAGO DA CAVLOC /1915 et MALOJA / 1814 m tout au loin.

La fin du trajet s'effectue sur un chemin forestier qui me conduit sur de vastes alpages à proximité du village.
A la fin du XIX° siècle, un peintre, Giovanni SEGANTINI, a beaucoup travaillé et peint à MALOJA. Il y a fait construire un grand chalet et son atelier. C'est certainement ici qu'il a peint ses plus belles toiles et affirmé sa technique... au milieu des habitants et sur ces vastes espaces.


Il me reste à trouver un hébergement. Sur les conseils avisés d'un copain, je m'adresse à l'association Salecina qui possède un grand chalet, juste avant d'arriver au e PASSO DE MALOJA / 1819 m. L'itinéraire passe devant deux bâtiments dont l'aspect et la fréquentation attirent immédiatement mon attention...C'est bien là, je ne me trompe pas. L'accueil est très convivial et sympathique. Ils ont de la place dans un petit dortoir et il ne me reste qu'à négocier le tarif !
Après le repas,  un peu léger à mon goût, j'évite les taches de nettoyage mais c'est pour être invité à participer à une réunion dite de coordination au cours de laquelle sont organisées et planifiées les taches ménagères du lendemain... Je serai loin !  
Je présente la VIA ALPINA et mon itinéraire... Vifs applaudissements, mérités bien sûr !


R77/R78
Ce matin, lever tôt. J'ai eu un peu froid et la journée risque d'être longue...

Sympa, le café est prêt... Le propriétaire des lieux m'explique que dans la journée il doit redescendre dans la vallée avec son 4x4...
Je pars vers 8h30 en direction de l'ALP CANCIAN / 2144 m.

Petite halte près d'un champignon géant... Il y en aura d'autres sur l'itinéraire !

Arrivé sur l'alpage, non loin d'un verrou glaciaire, je prends un sentier qui part sur la gauche en direction du PASS DA CANCIAN / 2512 m.
Je passe à proximité, puis au-dessus d'une superbe cascade... Plus haut les glaciers fondent !

Le paysage devient plus Alpin... les mélèzes et l'herbe ont laissé la place à un paysage plus austère et aride... des pierres et en particulier de nombreux dépôts morainiques abandonnés lors du recul de glaciers !
Me voilà au Col !... Sur un poteau, je lis CAMPO MORO... c'est l'autre nom du RIFUGIO ZOIA.
Je prends cette direction d'autant plus facilement qu'il y a un balisage... En fait, je fais une erreur et m'engage dans le Val POSCHIAVINO beaucoup plus au nord de l'itinéraire classique... C'est un vallon très long, qui descend en pente douce vers un bel alpage en activité, avec un important troupeau de vaches qui broutent sur les pentes ensoleillées. Le vallon  plonge ensuite vers l'amont de deux barrages, parmi les plus importants d'ITALIE.
C'est une opportunité et une chance de descendre cet endroit très isolé et de traverser de belles tourbières. Lors de crues, le torrent voisin a fait une belle coupe en érodant la tranche et je suis surpris par l'importance de l'épaisseur de cette tourbe bien brune !
Sur le sentier, immédiatement au-dessus de l'alpage, je croise une fermière qui essaie, en les appelant, de faire revenir quelques chèvres égarées... Je les aperçois très haut dans les rochers et c'est loin d'être gagné !
Puis il me faudra plus d'une heure de marche pénible sur le chemin de service des deux barrages pour rejoindre enfin le RIFUGIO ZOIA...
Je prends quelques renseignements pour la suite de la journée. Le gardien de la terrasse m'indique l'itinéraire.
Je redescends le sentier du refuge, traverse le barrage et direction L'ALPE MUSELLA / 2021 m par un sentier bien balisé... et bien sur la droite du vallon. La large trace est à peu près horizontale. J'arrive dans l'alpage situé dans une belle et large cuvette d'origine glaciaire.
Arrêt Coca au RIFUGGIO MITTA. Je rencontre trois randonneurs hollandais qui font un circuit dans la région.
Je repars pour une courte mais pénible descente dans les bois pour rejoindre une autre cuvette glaciaire, et un très ancien et spectaculaire chemin empierré qui devait conduire aux alpages précédents.
Puis l'itinéraire emprunte le tracé de pistes de ski jusqu'à l'alpage CAMPOLUNGO / 2110 m... Vu la pente c'est au moins une piste rouge que je suis en train de remonter sous un soleil très chaud !
L'alpage comporte de beaux et anciens chalets dont certains bâtis en pierres et recouverts lauzes, mais aussi de nombreuses remontées mécaniques... La cohabitation n'est pas évidente !
Que vont devenir ces maisons et chalets qui se dégradent et tombent en ruines ? Ils ont pourtant encore toute leur place sur ce qui a dû être autrefois un alpage vivant et actif avec certainement d'importants troupeaux ?
Je poursuis ma route pour arriver rapidement au PASSO CAMPOLUNGO / 2167 m avant de redescendre vers  le lac PALÙ / 1921m... Changement total à l'ALPE PALU, je passe des prairies d'alpage à la baraque à frites !
Contraste surprenant... Il y a beaucoup de monde, des transats, du bruit et de la poussière ! Vite un chemin de descente... Au hameau de BARCHETTO je quitte le chemin de descente pour bifurquer à droite sur un étroit sentier en  direction de CHIAREGGIO / 1612 m, objectif de la journée. Cette localité se situe au pied d'un très vaste et très beau cirque glaciaire, tout au fond du VAL MALENCO, secteur riche en gisements et carrières de pierre ollaire et de serpentine...

Le sentier remonte la vallée sur son flanc droit. J''ai la chance de traverser de beaux et vieux villages et de circuler sur d'anciens chemins, entre d'étroits murets de pierres, avant de rejoindre la route principale.
J'ai soif et je m'arrête à la fontaine d'un de ces villages lorsqu'un vieux et sympathique habitant s'approche pour me demander d'où je viens avec ce gros sac... Je lui explique le trajet. Il est plutôt surpris et très étonné mais je ne suis pas sûr qu'il m'ait cru. Après une longue remontée du VAL MALENCO par un sentier balcon qui flâne dans les bois et les clairières, j'arrive à CHIAREGGIO par la route. Je pose mon sac devant l'épicerie du village pour quelques achats alimentaires, puis je cherche un hébergement... En face, il y a  une auberge... le prix est correct et  il y a de la place. Ce soir, ce sera donc l'Albergo Les Gentianes !
Longue journée mais encore une belle étape avec un très beau parcours sur des sentiers désertés par les randonneurs... sauf vers l'ALPE PALU...!