Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

jeudi 1 septembre 2011

R74
Cette nuit, j'ai trouvé le dortoir un peu bruyant avec des arrivées tardives.
Départ vers 8h30 pour un trajet de 25 km... Je fais un petit bout de chemin avec un couple d'Italiens déja rencontré à EITA. Nous nous séparons à  l'alpage GRASSE DE PEDRUNA toujours en activité. Ils partent en direction d'un sommet voisin.
Je prends la direction du RIFUGIO SCHIAZZERA / 2080 m par des chemins forestiers, en traversant plusieurs alpages abandonnés à l'image du fond de la vallée.
L'itinéraire parcours le versant sud du VAL GROSINA, puis toujours à une altitude voisine de 2000 / 2100 m bascule sur le versant de la vallée principale de la VALTELLINE.
Le balisage et le fléchage de l'itinéraire sont au top. Je passe à l'alpage GUINZANA puis à PIANA... A l'alpage de CARETTE, il faut vraiment rester attentif suite à l'aménagement de chemins d'accès à plusieurs chalets.
Traversant de petits  alpages mais également quelques friches en cours de nettoyage, le sentier prend ensuite de l'altitude pour franchir une "épaule" et ainsi accèder à l'autre versant, sur la VALTELLINE.
Petite pause à l'alpage SALINA / 2174 m avec son  petit abri de pierres et ses chalets abandonnés, puis après avoir contourné une nouvelle combe, le sentier prends à nouveau de l'altitude. Le paysage est magnifique avec cette succession de traversées de larges combes... Je laisse derrière moi ce beau sentier aérien, parfois un peu étroit et encombré d'arbustes.
Après une longue remontée sous un ciel qui devient de plus en plus orageux, vers 2300/ 2400 m, j'arrive sur une crête qui domine un vaste cirque d'origine glaciaire... Le lac LAGO DI SCHIAZZERA / 2392 m est situé au pied d'un verrou glaciaire... Je n'ai pas le loisir d'aller vérifier la température de l'eau car l'orage gronde. Il se met à pleuvoir et j'abandonne vite la crète sous un violent orage ! Je termine la journée sous l'anorak !
Le soleil revient juste lorsque j'arrive au RIFUGGIO SCHIAZZERA.
Je retrouve au refuge le groupe de français... Ils terminent ce soir leur randonnée.
Marchant en solitaire et sur la VIA ALPINA, les gardiens de refuge sont généralement attentifs à me trouver une couchette dans un coin calme ou dans une chambre avec un ou deux lits. Ce soir le gardien ne déroge pas à la règle et m'accompagne vers  une chambre dans laquelle je pourrai dormir seul et tranquille. Merci !
Je prends mon repas avec le groupe de Français... L'avis général est que l'on mange très bien dans les refuges italiens !
Ce soir pas de Grappa mais une liqueur de plante de haute montagne... et une autre assiette de pâtisserie à partager !
Comme le précédent refuge, celui-ci appartient à une commune voisine. ll est géré par des bénévoles et a été amenagé il y a quelques années à partir d'un bâtiment appartenant à la Brigade Financière des Douanes... En effet, le secteur était auparavant un point de passage important de la contrebande, en particulier de cigarettes, avec la Suisse !
Demain TIRANO...



R73
Faute de possibilité d'hébergement à EITA, je descends dormir dans un autre village de la vallée VERVE à FUSINO... Un ami de la famille FANZANI, menuisier et qui habite à proximité me descends avec son fourgon !
Il est tard quand j'arrive dans l'auberge. Dernier verre de vin avec le sympathique menuisier et dans une ambiance très bruyante. Ce soir c'est la fête !
De très nombreux convives du restaurant  terminent leur repas par les desserts et il y a plein de gâteaux appétissants dans l'arrière salle. Très dur de résister d'autant plus que sur la VIA ALPINA j'ai l'impression d'avoir toujours faim... Normal après avoir avalé tant de kilomètres !
Finalement, je partage une chambre, ou plutôt un petit dortoir, avec un type sympa qui ramasse des champignons, cèpes et girolles en particulier !
Petit déjeuner à 7h30, puis départ vers le RIFUGIO MALGHERA / 1964 m par le VAL DI DOSA. Cet itinéraire qui est une alternative en début de saison... permet d'apprécier toute la diversité et la beauté d'une autre vallée Alpine. Je traverse ou passe à côté de plusieurs petits hameaux. Il existe un habitat traditionnel fait de maisons de pierres et de granges en bois... Cet habitat est en pleine reconversion pour devenir autant de résidences d'été et / ou secondaires.
Pour autant, il existe encore une activité pastorale et les prés sont toujours fauchés. Le paysage est harmonieux, cascades et torrents assurent le bruit de fond...
Je passe à côté d'une vieille femme, fichu noué sur la tête, bien droite dans la pente, maniant la faux avec vigueur et grande efficacité, formant de beaux et réguliers "andins", puis l'aiguisant avec la pierre sortie du fourreau ! Manifestement elle n'est pas là pour la photo... que je ne ferai pas d'ailleurs !
Ce sont des scènes de la vie des champs qui me marquent, en particulier le travail des femmes dans les champs pour ratisser et même faucher l'herbe.
Un peu plus loin, c'est un bruit qui m'intrigue puis une scène que je pensais ne plus voir : une femme, assise par terre et en train de "battre" la faux... l'enclume est enfoncée dans le sol et les coups de marteau sont vifs et précis !
Pour moi, c'est le rappel et le souvenir d'un autre temps, ailleurs... dans les Alpes.
Les arbres se font plus rares, il y a encore quelques mélèzes. Tout au fond de la vallée, j'aperçois un dernier hameau au milieu d'un alpage et de rochers,  un troupeau de vaches qui attend l'heure de la traite et quelques cochons dans un enclos... On doit fabriquer du fromage dans le secteur !
Je découvre le RIFUGIO MALGHERA et une église... pas une simple chapelle. J'apprends que c'est un sanctuaire construit dans les années 1888, pour commémorer une apparition de la Vierge au cours du 18ème siècle. L'accueil au refuge, géré par une association, est plus qu'agréable. Il est le fait d'une équipe de bénévoles particulièrement attentifs à la qualité de la nourriture et de l'accueil. Comme il est encore tôt et que le petit déjeuner est déjà loin, je commande une grosse assiette de spaghettis  avec une bière ! Puis c'est l'installation dans un des nombreux dortoirs avant de pratiquer mon activité quotidienne de lavage du linge... Le refuge est particulièrement propre et bien entretenu !
Je voudrais rester sur la terrasse mais le temps fraîchit et devient orageux... dommage ! Demain, il y a encore une longue étape et je ne voudrais pas me faire prendre par le mauvais temps en pleine montagne... J'ai déjà bien donné. Arrivé en fin d'après midi, je retrouve un sympathique groupe de Francais qui marche jusqu'à TIRANO en suivant également la VIA ALPINA.
Le repas est excellent et les quantités à la hauteur des efforts des derniers jours... Sans oublier le vin à volonté et la qualité du dessert... Une dernière grappa et je monte les escaliers, direction du dortoir. Je reviendrai !

R72
Il fait beau !
L'Hôtel Li Arnoga est un hôtel cher dans une très belle vallée qui est une destination de vacances relativement prisée. Les prix s'en ressentent ! Qu'est-ce que cela va être dans les prochains jours en Suisse !
Je sors d'ARNOGA, direction sud-ouest. Le départ du sentier se fait dans un virage de la route à proximité de l'hôtel. J'emprunte d'abord un chemin qui remonte le VAL VIOLA, puis, après la BAITE PAULETTA, je prends  la direction du PASSO DI VERVA / 2301m en restant sur la gauche pour traverser le torrent. La montée sur l'autre versant est raide mais la vallée magnifique avec de beaux arbres : sapins,  mélèzes et plus haut une belle pelouse alpine avec quelques troupeaux...
Le sentier passe devant un alpage qui produit et vend fromages et lait... Ce VAL VERVA, comme les autres vallées latérales au VAL VIOLA est un espace naturel protégé avec panneaux d'information successifs jusqu'au col et il est d'autant plus surprenant de croiser des Quads... Pauvres marmottes !
Je prends le temps de manger les 2 sandwichs préparés lors du petit déjeuner et entreprend la descente vers EITA / 1703 m. Ce versant est plus étroit entre deux massifs, puis s'élargit pour laisser la place à un petit et très joli lac d'une belle couleur bleue. Immédiatement après, j'aperçois le refuge FALK, en contrebas et de l'autre coté du torrent... Bel emplacement mais il est fermé !
En face, j'admire un beau village d'alpage posé sur un plateau au-dessus d'un premier et important verrou glaciaire... Ces hautes vallées Alpines témoignent de l'ingéniosité et de l'intelligence de l'homme à bâtir les  granges et hameaux à l'abri des avalanches ou des torrents, tout en préservant les meilleurs emplacements pour les champs et les prés de fauche... C'est ça aussi le "savoir-vivre" !

La vallée s'élargit au village d'EITA, bâti sur un petit plateau au-dessus d'un autre verrou glaciaire. L'église avec son clocher isolé en vigie ! Une autre partie du village est située en dessous, sur un autre replat !
L'ensemble du site est remarquable, aussi bien pour ce qui concerne la géographie physique, que pour l'occupation humaine ! Il y a encore un peu d'agriculture... pour combien de temps ?

Bien sûr, il n'y a pas d'hôtel et le seul gîte est complet... Je vais quand même voir ce gîte, sur la recommandation d'habitants. Je suis très bien accueilli par la famille de la BAÏTA FANZANI.
Après un bon repos sur la terrasse et au soleil, je monte prendre une douche en attendant le dîner  avec des randonneurs italiens et français qui avaient préalablement réservé. Tant pis, je dormirai plus bas dans la vallée !

Au menu... pasta, charcuterie et fromages d'EITA... Et pour terminer la journée dans une ambiance bien sympathique, la grappa et le génépi sont sortis du placard ! 
Il est l'heure de quitter EITA... Dommage de ne pas pouvoir rester la nuit au gîte après une très belle journée en montagne. Certainement une des plus belles de la VIA ALPINA. Vers 22 heures, départ pour FUSINO !




R71
Repas de fête hier soir à l'hôtel. C'est la tradition du 15 Août en ITALIE... et c'est également mon anniversaire ! Alors ce matin le réveil est un peu plus difficile.
Les boutiques de souvenirs sont déja ouvertes, les marmottes en peluche me sifflent et un motard gesticule en reprochant à sa passagère de ne pas regarder dans la bonne direction afin d'apercevoir je ne sais quel animal...
Tout est en place pour la nouvelle journée qui commence !
Le Col du STELVIO / 2757 a fait l'objet de gros aménagements... téléphérique et remontées mécaniques prennent toute leur place dans le décor... Il y a même une ligne à haute tension qui survole les immeubles et hôtels. L'endroit n'est vraiment pas top ! C'est dommage car le site est extraordinaire au coeur du massif de l'ORTLER.
Je monte au Refuge GARIBALDI / 2841 m afin d'obtenir quelques renseignements et jeter un coup d'oeil sur une carte. Il n'y a rien. Et personne ne paraît connaître la VIA ALPINA et son itinéraire... et manifestement je dérange. Je pars rapidement les laissant sur leur ordinateur.
Heureusement,  ce refuge est sur la frontière avec la Suisse et quelques dizaines de mètres plus loin, je trouve toute les informations sur un poteau avec le logo de la Via Alpina. Très chères gardiennes du refuge, sortez un peu !
Je démarre par une descente sur un chemin militaire très bien tracé au milieu des rochers puis des alpages, avec son impressionnant mur de soutènement qui me conduit vers un poste de douane, le IV CANTONIERA / 2480 m. Je reprends sur quelques centaines de mètres la route en direction du PASSO DELLO STELVIO, pour ensuite tourner à droite en direction de la BOCHETTA DI FORCOLA / 2768m. Le sentier remonte tranquillement le flanc droit du Vallon du BRAULIO jusqu'à la brèche. A proximité de la Bochetta, il y a des vestiges de tranchées, de fortifications et plus bas un ancien bâtiment militaire en ruines... ou presque. De ce bâtiment partent également de nombreux chemins remarquablement construits vers les sommets et cols avoisinants ou devaient se trouver d'autres fortifications... le tout dans un décor impossible digne du "Désert des Tartares ". Cette caserne et ces fortifications devaient être au cœur d’un système complexe de défenses du Stelvio durant la première guerre mondiale.
Petit casse croûte... il y a quelques randonneurs et des VTT.
Je descends la belle vallée de FORCOLA par un ancien chemin militaire, jusqu'au LAGO DI CANCANO / 1960 m. C'est un important complexe hydro-électrique formé de 2 barrages. Par une route construite sur la voute de la retenue, je passe sur l'autre rive et poursuis le long d'un lac où j'échappe de peu à la mouche d'un pêcheur ! Il ne m'avait pas vu...
J'emprunte une très ancienne voie de circulation, elle passe au pied de 2 tours de garde " LES TOURS DE FRAELE"  vestiges de tours médiévales qui devaient garder et surveiller la voie impériale vers le nord. C'était un des plus importants axes de traversée des Alpes et ces fortifications avaient certainement un rôle clé dans le contrôle des trafics commerciaux et militaires entre la Lombardie, la Suisse et le Tyrol.
 
Par cette même  petite route et avec une grande prudence du fait d'une importante circulation automobile, je traverse quelques petits tunnels et un peu après le 3ème virage, je prends sur la droite un chemin de terre. Puis, sur le flanc droit de la vallée, et à l'horizontale, je continue en direction d'ARNOGA / 1850 m. Cette remontée de la vallée est  longue,  très longue... Je croise quelques joggeurs et des VTT mais aucun randonneur sur ce chemin monotone et interminable au dessus du VALDIDENTRO que j'aperçois, au fond de la vallée entre les arbres.
Par précaution, je téléphone à un hôtel... C'est d'accord pour ce soir !
En effet, il y a un problème... de timing et d'horaire de la journée. Les indications portées sur le topo et les informations sur le terrain, sont loin d'être les mêmes. C'est regrettable. Cela m'était déjà arrivé dans de précédentes étapes, dont celles vers le Refuge BIELLA...
Encore une longue journée de marche !
R70
Nuit au refuge STILFSERALM... Il a plu toute la nuit. Le gardien me recommande d'attendre l'amélioration prévue pour la mi-journée car non seulement il pleut mais il n'y a aucune visibilité et je risque de me perdre.
Dans un premier temps je fais un peu de lessive et surtout l'entretien des chaussures qui se comportent vaillamment ...
Je croise un éleveur, voisin du refuge. Propriétaire d'un troupeau d'une centaine de veaux et génisses, il possède un vaste pâturage organisé par secteurs dans lesquels évoluent et broutent les animaux. Les ventes ont lieu à l'automne... Ce matin, il essaie de repérer  le bétail  à la jumelle. Il me propose un café. Je le retrouverai plus tard sur le sentier en train de déplacer quelques bêtes !
Au refuge, je retrouve ensuite le mari de la patronne... Il travaille au Parc National du STELVIO.  Avec l'aide de Günther, je lui explique mes mésaventures d'hier... Il n'est pas étonné car une petite équipe doit prochainement intervenir pour améliorer fléchage et balisage des sentiers qui sont nombreux dans le coin. C'est rassurant...
En fait, tout le secteur est dans le Parc National du STELVIO qui a sa propre identification et numérotation des sentiers. Il n'y a que de très rares plaques VIA ALPINA !   
En fin de matinée, la pluie cesse, le ciel s'éclaircit légèrement et le plafond nuageux remonte. J'aperçois le massif de l'ORTLER et ses importants glaciers. C'est un massif que je découvre et je suis vraiment impressionné par son aspect Haute Montagne...
Je quitte le refuge et prends la direction du STILFSER JOCH / PASSO DELLO SELVIO / 2757 m.
Par un ancien chemin militaire à flanc de montagne, je rejoins directement et assez facilement le refuge FURKELHÜTTE / 2153 m... fermé ! Il est situé à proximité de plusieurs remontées mécaniques.
Avec quelques difficultés, je trouve la suite de l'itinéraire et le départ du sentier N°20. Je poursuis par une montée régulière en direction du  GOLDSEE, petit lac que j'arrive encore à apercevoir car la brume arrive avec une pluie fine... Ça manquait. Je passe  non loin de casemates et autres... Tout le secteur a dû être aménagé et fortifié durant la Première Guerre Mondiale. Je descends vers le col et trouve un hôtel sans trop de difficulté. Il y a de la brume avec une visibilité réduite... Ambiance bizarre de fin de journée !

lundi 15 août 2011


R69
TAUFERS ce matin... Je quitte l'hôtel après avoir remercié la patronne, elle a même eu droit à une bise ! En effet, elle a pris le temps d'appeler quelques hôtels de STILFS / STELVIO afin de connaître leur disponibilité en chambres ...
Confirmation, tout est complet ! On verra bien...
Je quitte TAUFERS / 1248 m par la route principale en direction de PUNTWEIL et du poste frontière Suisse. 500 m avant, je descends un petit chemin à gauche vers le pont pour traverser le torrent et prendre un sentier en direction de l'Alpage RIFAIRERALM / 2146 m. La trace est bonne, le balisage correct et  le sentier bien entretenu... Les hautes herbes ont été fauchées et dégagées !
La montée est raide, très raide... pratiquement sans discontinuer. L'avantage est qu'une fois le rythme pris ça ne traîne pas... J'arrive à RIFAIRERALM... il y a du monde qui termine la montée, puis se met à table... Je me renseigne sur le passage du col et un des fermiers m'offre une bière sans alcool. J'avais soif...
Je repars et poursuis au milieu d'un alpage. L'itinéraire est bien repéré sur de gros rochers... J'arrive à un premier col puis, un peu plus tard, petit casse croûte au col PLASCHWELLER KAMM / 2455 m.
Et là petit problème... il y a des traces qui montent, qui descendent... et ce ne sont pas les mêmes ! Toutes sont repérées par une marque blanche et rouge !
Un gros rocher est posé juste en dessous du col... il y a deux marques avec une flèche à gauche et une flèche à droite !
Cauchemar, je me revois en SLOVENIE...
Un randonneur qui arrive de STELVIO m'indique la bonne direction ? J'avance, je vois une trace qui grimpe... je grimpe ! Elle contourne un cirque... je contourne et finalement, par un sentier qui a dû être autrefois un chemin sur la frontière, j'arrive au PIZ CHAVALATSCH / 2764 m...
Problème... ce n'est pas sur l'itinéraire ! J'ai dû sauter une page du topo-guide ou rater une bifurcation... si elle existe !
Mais comme je n'ai pas de carte, je ne le saurai pas ...
Le CHAVALATSCH est un sommet avec un petit bâtiment fermé surmonté d'antennes... il y a quelques  VTT probablement arrivés par le versant Suisse.
Je fais le tour et repère un sentier, avec une marque et le numéro 5 qui paraît descendre un vallon vers un alpage, à peu près dans la bonne direction... mais avec 800 m de dénivelé. C'est parti !
J'essaie de descendre rapidement car le PIZ CHAVALATSCH m'a pris un peu de temps... y compris pour l'écrire.
J'arrive à l'alpage constitué de plusieurs bâtiments, dont l'un pour l'élevage de cochons et un autre pour la fabrication de fromage.
Un peu au dessus, masqué par le relief, j'aperçois deux autres chalets ... C'est à la fois un refuge et une petite auberge d'alpage. Il y a un drapeau de l'Europe, quelques tables et parasols, ce doit être sérieux !
Je demande une bouteille d'eau minérale mais aussi les possibilités d'hébergement... Il y a du monde, mais il reste de la place !
Accueil très sympa de toute une famille et de Ghünter, un "vieux monsieur" de 67 ans.
Je fais le choix de rester au refuge STILFSERALM / 2150 m. Je règle ainsi le problème d'hébergement â STELVIO, toujours pas résolu, je reste sur l'itinéraire pour la prochaine étape vers PASSO DEL STELVIO, et passe la soirée dans un alpage... Pas n'importe quelle soirée !
Peut-être que le trajet que j'ai effectué aujourd'hui est une solution et une alternative raisonnable et simple aux aléas du balisage ? Je le pense.
Douche, installation, dîner... Un violent orage survient...
Ce soir, j'ai eu de la chance.
La nuit tombe, l'orage est passé mais le refuge est dans les nuages.
La fenêtre du dortoir est ouverte, j'entends les sonnailles du troupeau et le bruit du torrent. Sympa ! Mais dans la nuit, c'est à nouveau la pluie et le vent qui reprennent.


PS : Comme précédemment noté, le blog prend quelques jours de vacances. Les commentaires et photos sont précieusement conservées pour être mises en ligne début septembre...
Je peux également transmettre les commentaires sur toute adresse mail à me communiquer  : giraud.jeanlouis@gmail.com

dimanche 14 août 2011


R67/68
Nuit dans un hôtel à SCUOL. Il fait chaud et je dors mal ! Après ST.ANTONIEN, c'est une nouvelle et décevante expérience dans un hôtel en Suisse. Les prix sont très élevés, les prestations moyennes... avec un  sentiment bizarre et pas très sain difficile à expliquer !
De plus, les taux de change actuels n'arrangent pas cette situation.
SCUOL est un bourg important, avec un vieux quartier, et qui semble connaître aussi un fort développement... Il y a beaucoup de touristes et les rues sont très animées !
Derrière une colline boisée j'entrevois le château de TARASP.
Départ de SCUOL en direction de S-CHARL. Je trouve un sentier qui monte droit et raide dans les bois croisant  régulièrement la route ! Ce matin, j'ai droit aux klaxons et gaz d'échappement, c'est nouveau !
Au bout de deux heures environ, j'aperçois un arrêt de bus en pleine forêt. Je m'arrête... Il y a bien une navette régulière pour S-CHARL. Ce qui confirme le topo-guide de la VIA ALPINA.
J'attends... Un car s'arrête pour déposer des colis et courrier dans une boîte. Le chauffeur me confirme qu'il continue vers S-CHARL. Je monte, le bus est plein !
S-CHARL / 1814 m est un petit village de quelques maisons, c'est surtout l'accès à un Parc National Suisse. Évidemment, il y a beaucoup de monde sur le chemin forestier en direction du PLAN D'IMMEZ / 1980 m.
Mélèzes, pins cembro et le torrent  CLEMGIA forment un magnifique décor.
L'itinéraire de la VIA ALPINA monte ensuite sur la gauche en direction de l'ALPE DE PLAZER / 2091m... A priori l'itinéraire vers CRUSCHETTA / S-C HARLJOCHL / 2298 m, puis vers TAUFERS paraît évident, je préfère me renseigner auprès d'un Alpagiste !
Je remonte un large vallon dans lequel s'écoulent de clairs torrents et après avoir traversé quelques pierriers, j'arrive facilement au col. Je n'ai rencontré personne et suis seul !
Je prends rapidement la direction de TAUFERS / 1246 m. en passant devant ou à proximité de chalets d'alpage... dont une porcherie ! et en longeant le torrent VALGAROLABACH !
Après plus de deux heures de descente sur une route forestière et sur un sentier, j'arrive à TAUFERS, juste à temps pour quelques courses. Très sympa, l'épicier passe quelques coups de téléphone pour m'aider à trouver un hébergement car tous les hôtels sont complets !
Finalement, c'est un hôtelier du village qui me dépanne en me proposant un lit pliant dans une annexe de l'hôtel !
Il paraît que demain, ce sera la même chose à STELVIO !