Vanoise

Vanoise
Au Col Rouge

jeudi 1 septembre 2011





R71
Repas de fête hier soir à l'hôtel. C'est la tradition du 15 Août en ITALIE... et c'est également mon anniversaire ! Alors ce matin le réveil est un peu plus difficile.
Les boutiques de souvenirs sont déja ouvertes, les marmottes en peluche me sifflent et un motard gesticule en reprochant à sa passagère de ne pas regarder dans la bonne direction afin d'apercevoir je ne sais quel animal...
Tout est en place pour la nouvelle journée qui commence !
Le Col du STELVIO / 2757 a fait l'objet de gros aménagements... téléphérique et remontées mécaniques prennent toute leur place dans le décor... Il y a même une ligne à haute tension qui survole les immeubles et hôtels. L'endroit n'est vraiment pas top ! C'est dommage car le site est extraordinaire au coeur du massif de l'ORTLER.
Je monte au Refuge GARIBALDI / 2841 m afin d'obtenir quelques renseignements et jeter un coup d'oeil sur une carte. Il n'y a rien. Et personne ne paraît connaître la VIA ALPINA et son itinéraire... et manifestement je dérange. Je pars rapidement les laissant sur leur ordinateur.
Heureusement,  ce refuge est sur la frontière avec la Suisse et quelques dizaines de mètres plus loin, je trouve toute les informations sur un poteau avec le logo de la Via Alpina. Très chères gardiennes du refuge, sortez un peu !
Je démarre par une descente sur un chemin militaire très bien tracé au milieu des rochers puis des alpages, avec son impressionnant mur de soutènement qui me conduit vers un poste de douane, le IV CANTONIERA / 2480 m. Je reprends sur quelques centaines de mètres la route en direction du PASSO DELLO STELVIO, pour ensuite tourner à droite en direction de la BOCHETTA DI FORCOLA / 2768m. Le sentier remonte tranquillement le flanc droit du Vallon du BRAULIO jusqu'à la brèche. A proximité de la Bochetta, il y a des vestiges de tranchées, de fortifications et plus bas un ancien bâtiment militaire en ruines... ou presque. De ce bâtiment partent également de nombreux chemins remarquablement construits vers les sommets et cols avoisinants ou devaient se trouver d'autres fortifications... le tout dans un décor impossible digne du "Désert des Tartares ". Cette caserne et ces fortifications devaient être au cœur d’un système complexe de défenses du Stelvio durant la première guerre mondiale.
Petit casse croûte... il y a quelques randonneurs et des VTT.
Je descends la belle vallée de FORCOLA par un ancien chemin militaire, jusqu'au LAGO DI CANCANO / 1960 m. C'est un important complexe hydro-électrique formé de 2 barrages. Par une route construite sur la voute de la retenue, je passe sur l'autre rive et poursuis le long d'un lac où j'échappe de peu à la mouche d'un pêcheur ! Il ne m'avait pas vu...
J'emprunte une très ancienne voie de circulation, elle passe au pied de 2 tours de garde " LES TOURS DE FRAELE"  vestiges de tours médiévales qui devaient garder et surveiller la voie impériale vers le nord. C'était un des plus importants axes de traversée des Alpes et ces fortifications avaient certainement un rôle clé dans le contrôle des trafics commerciaux et militaires entre la Lombardie, la Suisse et le Tyrol.
 
Par cette même  petite route et avec une grande prudence du fait d'une importante circulation automobile, je traverse quelques petits tunnels et un peu après le 3ème virage, je prends sur la droite un chemin de terre. Puis, sur le flanc droit de la vallée, et à l'horizontale, je continue en direction d'ARNOGA / 1850 m. Cette remontée de la vallée est  longue,  très longue... Je croise quelques joggeurs et des VTT mais aucun randonneur sur ce chemin monotone et interminable au dessus du VALDIDENTRO que j'aperçois, au fond de la vallée entre les arbres.
Par précaution, je téléphone à un hôtel... C'est d'accord pour ce soir !
En effet, il y a un problème... de timing et d'horaire de la journée. Les indications portées sur le topo et les informations sur le terrain, sont loin d'être les mêmes. C'est regrettable. Cela m'était déjà arrivé dans de précédentes étapes, dont celles vers le Refuge BIELLA...
Encore une longue journée de marche !
R70
Nuit au refuge STILFSERALM... Il a plu toute la nuit. Le gardien me recommande d'attendre l'amélioration prévue pour la mi-journée car non seulement il pleut mais il n'y a aucune visibilité et je risque de me perdre.
Dans un premier temps je fais un peu de lessive et surtout l'entretien des chaussures qui se comportent vaillamment ...
Je croise un éleveur, voisin du refuge. Propriétaire d'un troupeau d'une centaine de veaux et génisses, il possède un vaste pâturage organisé par secteurs dans lesquels évoluent et broutent les animaux. Les ventes ont lieu à l'automne... Ce matin, il essaie de repérer  le bétail  à la jumelle. Il me propose un café. Je le retrouverai plus tard sur le sentier en train de déplacer quelques bêtes !
Au refuge, je retrouve ensuite le mari de la patronne... Il travaille au Parc National du STELVIO.  Avec l'aide de Günther, je lui explique mes mésaventures d'hier... Il n'est pas étonné car une petite équipe doit prochainement intervenir pour améliorer fléchage et balisage des sentiers qui sont nombreux dans le coin. C'est rassurant...
En fait, tout le secteur est dans le Parc National du STELVIO qui a sa propre identification et numérotation des sentiers. Il n'y a que de très rares plaques VIA ALPINA !   
En fin de matinée, la pluie cesse, le ciel s'éclaircit légèrement et le plafond nuageux remonte. J'aperçois le massif de l'ORTLER et ses importants glaciers. C'est un massif que je découvre et je suis vraiment impressionné par son aspect Haute Montagne...
Je quitte le refuge et prends la direction du STILFSER JOCH / PASSO DELLO SELVIO / 2757 m.
Par un ancien chemin militaire à flanc de montagne, je rejoins directement et assez facilement le refuge FURKELHÜTTE / 2153 m... fermé ! Il est situé à proximité de plusieurs remontées mécaniques.
Avec quelques difficultés, je trouve la suite de l'itinéraire et le départ du sentier N°20. Je poursuis par une montée régulière en direction du  GOLDSEE, petit lac que j'arrive encore à apercevoir car la brume arrive avec une pluie fine... Ça manquait. Je passe  non loin de casemates et autres... Tout le secteur a dû être aménagé et fortifié durant la Première Guerre Mondiale. Je descends vers le col et trouve un hôtel sans trop de difficulté. Il y a de la brume avec une visibilité réduite... Ambiance bizarre de fin de journée !

lundi 15 août 2011


R69
TAUFERS ce matin... Je quitte l'hôtel après avoir remercié la patronne, elle a même eu droit à une bise ! En effet, elle a pris le temps d'appeler quelques hôtels de STILFS / STELVIO afin de connaître leur disponibilité en chambres ...
Confirmation, tout est complet ! On verra bien...
Je quitte TAUFERS / 1248 m par la route principale en direction de PUNTWEIL et du poste frontière Suisse. 500 m avant, je descends un petit chemin à gauche vers le pont pour traverser le torrent et prendre un sentier en direction de l'Alpage RIFAIRERALM / 2146 m. La trace est bonne, le balisage correct et  le sentier bien entretenu... Les hautes herbes ont été fauchées et dégagées !
La montée est raide, très raide... pratiquement sans discontinuer. L'avantage est qu'une fois le rythme pris ça ne traîne pas... J'arrive à RIFAIRERALM... il y a du monde qui termine la montée, puis se met à table... Je me renseigne sur le passage du col et un des fermiers m'offre une bière sans alcool. J'avais soif...
Je repars et poursuis au milieu d'un alpage. L'itinéraire est bien repéré sur de gros rochers... J'arrive à un premier col puis, un peu plus tard, petit casse croûte au col PLASCHWELLER KAMM / 2455 m.
Et là petit problème... il y a des traces qui montent, qui descendent... et ce ne sont pas les mêmes ! Toutes sont repérées par une marque blanche et rouge !
Un gros rocher est posé juste en dessous du col... il y a deux marques avec une flèche à gauche et une flèche à droite !
Cauchemar, je me revois en SLOVENIE...
Un randonneur qui arrive de STELVIO m'indique la bonne direction ? J'avance, je vois une trace qui grimpe... je grimpe ! Elle contourne un cirque... je contourne et finalement, par un sentier qui a dû être autrefois un chemin sur la frontière, j'arrive au PIZ CHAVALATSCH / 2764 m...
Problème... ce n'est pas sur l'itinéraire ! J'ai dû sauter une page du topo-guide ou rater une bifurcation... si elle existe !
Mais comme je n'ai pas de carte, je ne le saurai pas ...
Le CHAVALATSCH est un sommet avec un petit bâtiment fermé surmonté d'antennes... il y a quelques  VTT probablement arrivés par le versant Suisse.
Je fais le tour et repère un sentier, avec une marque et le numéro 5 qui paraît descendre un vallon vers un alpage, à peu près dans la bonne direction... mais avec 800 m de dénivelé. C'est parti !
J'essaie de descendre rapidement car le PIZ CHAVALATSCH m'a pris un peu de temps... y compris pour l'écrire.
J'arrive à l'alpage constitué de plusieurs bâtiments, dont l'un pour l'élevage de cochons et un autre pour la fabrication de fromage.
Un peu au dessus, masqué par le relief, j'aperçois deux autres chalets ... C'est à la fois un refuge et une petite auberge d'alpage. Il y a un drapeau de l'Europe, quelques tables et parasols, ce doit être sérieux !
Je demande une bouteille d'eau minérale mais aussi les possibilités d'hébergement... Il y a du monde, mais il reste de la place !
Accueil très sympa de toute une famille et de Ghünter, un "vieux monsieur" de 67 ans.
Je fais le choix de rester au refuge STILFSERALM / 2150 m. Je règle ainsi le problème d'hébergement â STELVIO, toujours pas résolu, je reste sur l'itinéraire pour la prochaine étape vers PASSO DEL STELVIO, et passe la soirée dans un alpage... Pas n'importe quelle soirée !
Peut-être que le trajet que j'ai effectué aujourd'hui est une solution et une alternative raisonnable et simple aux aléas du balisage ? Je le pense.
Douche, installation, dîner... Un violent orage survient...
Ce soir, j'ai eu de la chance.
La nuit tombe, l'orage est passé mais le refuge est dans les nuages.
La fenêtre du dortoir est ouverte, j'entends les sonnailles du troupeau et le bruit du torrent. Sympa ! Mais dans la nuit, c'est à nouveau la pluie et le vent qui reprennent.


PS : Comme précédemment noté, le blog prend quelques jours de vacances. Les commentaires et photos sont précieusement conservées pour être mises en ligne début septembre...
Je peux également transmettre les commentaires sur toute adresse mail à me communiquer  : giraud.jeanlouis@gmail.com

dimanche 14 août 2011


R67/68
Nuit dans un hôtel à SCUOL. Il fait chaud et je dors mal ! Après ST.ANTONIEN, c'est une nouvelle et décevante expérience dans un hôtel en Suisse. Les prix sont très élevés, les prestations moyennes... avec un  sentiment bizarre et pas très sain difficile à expliquer !
De plus, les taux de change actuels n'arrangent pas cette situation.
SCUOL est un bourg important, avec un vieux quartier, et qui semble connaître aussi un fort développement... Il y a beaucoup de touristes et les rues sont très animées !
Derrière une colline boisée j'entrevois le château de TARASP.
Départ de SCUOL en direction de S-CHARL. Je trouve un sentier qui monte droit et raide dans les bois croisant  régulièrement la route ! Ce matin, j'ai droit aux klaxons et gaz d'échappement, c'est nouveau !
Au bout de deux heures environ, j'aperçois un arrêt de bus en pleine forêt. Je m'arrête... Il y a bien une navette régulière pour S-CHARL. Ce qui confirme le topo-guide de la VIA ALPINA.
J'attends... Un car s'arrête pour déposer des colis et courrier dans une boîte. Le chauffeur me confirme qu'il continue vers S-CHARL. Je monte, le bus est plein !
S-CHARL / 1814 m est un petit village de quelques maisons, c'est surtout l'accès à un Parc National Suisse. Évidemment, il y a beaucoup de monde sur le chemin forestier en direction du PLAN D'IMMEZ / 1980 m.
Mélèzes, pins cembro et le torrent  CLEMGIA forment un magnifique décor.
L'itinéraire de la VIA ALPINA monte ensuite sur la gauche en direction de l'ALPE DE PLAZER / 2091m... A priori l'itinéraire vers CRUSCHETTA / S-C HARLJOCHL / 2298 m, puis vers TAUFERS paraît évident, je préfère me renseigner auprès d'un Alpagiste !
Je remonte un large vallon dans lequel s'écoulent de clairs torrents et après avoir traversé quelques pierriers, j'arrive facilement au col. Je n'ai rencontré personne et suis seul !
Je prends rapidement la direction de TAUFERS / 1246 m. en passant devant ou à proximité de chalets d'alpage... dont une porcherie ! et en longeant le torrent VALGAROLABACH !
Après plus de deux heures de descente sur une route forestière et sur un sentier, j'arrive à TAUFERS, juste à temps pour quelques courses. Très sympa, l'épicier passe quelques coups de téléphone pour m'aider à trouver un hébergement car tous les hôtels sont complets !
Finalement, c'est un hôtelier du village qui me dépanne en me proposant un lit pliant dans une annexe de l'hôtel !
Il paraît que demain, ce sera la même chose à STELVIO !




samedi 13 août 2011

R66
Ce grand refuge JAMTALHÜTTE m'a impressionné avec sa boutique, ses produits dérivés et sa porte à ouverture automatique...
Aujourd'hui, je quitte l'Autriche avec un petit pincement au cœur... Les derniers jours dans le massif de la SILVRETTA ont été de grandes journées, parfois difficiles, jamais banales ! 
C'est un pays par ailleurs incontournable, le réseau de refuges et de sentiers y est considérable et de grande qualité.
Depuis JAMTALHÜTTE, je me dirige plein est, le long du torrent FUTSCHÖLBACH... La montée est régulière et modérée. Je croise un couple... Ce seront les seuls de la journée.
Le fond de la vallée est un Immense cirque qui doit être un paradis pour le ski de randonnée !
Arrivé vers 2500 m, au niveau d'un abri de bivouac, sous un gros rocher,  je prends le sentier de droite en direction du col de FUTSCHÖLPASS / 2767 m.
Sur un sol fait de graviers et de pierres la trace est moins lisible mais des cairns et un balisage sur les rochers aident au repérage... De plus le col apparaît distinctement avec un panneau frontière !
La présence d'un glacier qui paraît suspendu au dessus du col ajoute au caractère Alpin du paysage !
Je passe sur le versant Suisse et repère rapidement la trace de descente. En fait, elle part au dessus du col et je la rejoins facilement en descendant un névé.
Quant au glacier, il descendait autrefois du côté Suisse... Je vois distinctement son bassin d'écoulement et les importantes moraines qu'il a laissé et qu'il me faudra descendre !
Je repère clairement les moraines et débris morainiques les plus récents, certainement du "petit âge glaciaire" des 18 et 19ème siècles.
Le recul du glacier est impressionnant !
Plus bas, les rochers cèdent la place à la pelouse alpine et aux alpages. Par une longue traversée descendante, le sentier rejoint un  fond de vallée avec une cabane d'alpagiste, le MARANGUN D'URSCHAI / 2209 m.
Par un bon chemin, puis par une route forestière je rejoins ALP VALMATA / 1991 m.
Les prairies viennent d'être fauchées et j'assiste au ramassage du foin par petits engins mécanisés et motorisés qui font de nombreux aller-retour vers les granges et les villages.
C'est ensuite une longue descente par la piste qui serpente dans une vallée étroite et boisée. Vers l'altitude de 1800 m, le tracé de la VIA ALPINA part sur la gauche, pour rejoindre, par une longue traversée horizontale le Village de FTAN / 1635 m, puis par une nouvelle descente, le bourg de SCUOL/ 1283 m.
J'aperçois le beau et impressionnant chateau de TARASP sur son éperon rocheux, sur l'autre versant de la vallée.
Longue journée ! 

vendredi 12 août 2011

R65
Enfin le grand beau ...La belle lumière d'hier au soir le laissait présager !

Après le petit déjeuner du refuge MADLENER HAUS, je récupère chaussures et polo mis à sécher, et finis de préparer le sac.
Direction le barrage de la SILVRETTA. Fait remarquable mais qui nécessite quelques compléments, le barrage est construit en haut d'un col !
Donc, il y a deux vallées et il y a donc deux digues... Une pour chaque vallée !
Ce barrage est alimenté par les eaux de névés et de glaciers voisins... L'endroit est magnifique, particulièrement sous le soleil, et attire cars et voitures de touristes... Souvenirs, souvenirs.
Le sentier démarre au pied de la digue est, côté TYROL et remonte un vallon qui est aussi un alpage avec des troupeaux,  en direction du Col GETSCHNERSCHARTE  / 2839 m. Très rapidement le sentier  part sur la gauche, pour suivre le torrent rive droite... Je m'écarte de quelques pas pour ne pas déranger les veaux bien installés au milieu de la trace !
Puis c'est une montée raide vers un alpage supérieur. L'altitude est plus élevée et l'herbe devient plus rare.
Je passe à proximité d'une belle cascade, située au dessus d'un large replat. A partir là, je vais remonter de gros rochers et des éboulis jusqu'au col.

Pour l'essentiel, il s'agit de dépôts morainiques issus d'un glacier en train de disparaître... La pente est raide et le terrain parfois instable.
Il y a un balisage sur les rochers et par endroit une vague mais bien utile trace !
Après la neige et la pluie des derniers jours, la montée est plutôt agréable et l'adhérence est bonne. A proximité d'un névé, je rejoins un couple de randonneurs.

Puis je pars dans de raides éboulis pour éviter un petit névé sur lequel je n'ai pas trop envie de marcher !
Je sors enfin de ce terrain accidenté et j'arrive facilement au col.
L'ambiance est déjà  haute montagne.
Je découvre l'autre versant... le refuge JAMTALHÜTTE / 2174 m, 700 m plus bas. En face, la vallée de FUTSCHÖLBACH et le GANSHORN.
La descente s'effectue par une trace assez raide qui longe la base des rochers supérieurs et ainsi limite le passage dans les éboulis.
Petite pause sous une moraine, à proximité d'un torrent qui prend son temps, au milieu d'une prairie fleurie...
Je termine la descente par une longue descente en écharpe jusqu'au torrent JAMBACH, puis au refuge JAMTALHÜTTE.
Je retrouve les deux jeunes et sympathiques allemands rencontrés il y a quelques jours dans au col de ST. ANTONIER JOCH. Nous nous croisons régulièrement au refuge, en fin de journée. Ils terminent ce soir un circuit d'une dizaine de jours sur la VIA ALPINA.
JAMTALHÜTTE est un grand refuge avec chambres à deux lits, petite boutique et... porte coulissante électrique à l'intérieur !
Il y a peu de monde.
Très belle journée.

jeudi 11 août 2011


R64
Il a neigé dans la nuit après une première averse de neige dans l'après-midi suivi d'un épais brouillard.
Je suis réveillé vers 5 heure par une clarté inhabituelle, tout est blanc et le ciel floconneux.
Le petit déjeuner est aussi un temps de réflexion... et d'attente.
Finalement, le ciel se dégage progressivement.
Avec prudence, je quitte le refuge TÜBINGER HÜTTE en direction du col HOCHMADERER JOCH / 2505 m.
Démarrage avec gants, bonnet et anorak. Il fait froid...
La neige a largement recouvert les rochers et gros éboulis sur lesquels j'avance. Par contre, par endroits, le sentier est partiellement dégagé.
Cette première partie du trajet est la plus difficile car à l'ombre de gros rochers parfois surplombants.
Cela devrait aller beaucoup mieux sur l'autre versant.

Après une traversée légèrement ascendante sur des versants assez raides, je tourne vers l'est pour remonter une combe d'éboulis qui  conduit au col. Le balisage : cairns et marques sur les rochers est correctement visible.
Retour à l'ombre pour les derniers 200 mètres puis une traversée délicate pour atteindre le col...
Même prudence pour la descente sur un versant raide mais déjà bien vert. Le soleil a fait son travail et le contraste est vraiment surprenant ! Néanmoins, il reste beaucoup d'humidité sur les rochers et sur le sentier.
Au loin, j'aperçois le barrage de la SILVRETTA au pied duquel de trouve MADLENER HAUS / 1986 m et but de l'étape.
L'embellie météo se confirme et la fin de la descente, s'effectue sous un beau soleil d'été. Les paysages sont magnifiques et tout le massif de la SILVRETTA brille des eaux de fonte !
Il reste à rejoindre le refuge par une assez longue traversée dans des alpages, non loin  d'un torrent ... l'ILL.
Ce soir, les retours de randonnées sont tardifs... et il y a peu de monde.
J'essaie d'obtenir quelques renseignements pour la journée de demain et les conditions en altitude... Col autour de 2900 m...